Elles reviennent en force avec ce synode, quiconque n’est ni aveugle ni de mauvaise foi se les pose, et c’est encore l’un des invités récurrents de Marco Tosatti qui les reprend à son compte. Au centre, la question cruciale, qui englobe toutes les autres: « la fin de l’autorité morale dans un monde imprégné de nihilisme » .

Cette fois, c’est « RVC », alias Romana Vulneratus Curia, qui rebondit sur la lettre de « Super Ex » de la veille (Les ennemis de Benoît XVI l’ont-ils emporté?).

Lorsqu’il décida de renoncer, ce fut pour permettre une succession qui confirmât, mieux que lui-même, les choix stratégiques de son Pontificat.
C’est exactement le contraire qui s’est produit.

RVC

La renonciation de Benoît XVI.
Tous les pourquoi restés sans réponse

Marco Tosatti
20 octobre 2019
Ma traduction

[RVC écrit à Marco Tosatti, en réaction à la lettre de « Super Ex » d’hier]:

Super Ex tourne autour du thème, que je définirais comme le thème le plus crucial du changement de notre civilisation: la fin de l’autorité morale dans un monde imprégné de nihilisme. Et même, la transformation de cette autorité morale en une autorité de confusion, même pas consolante. L’Église, avant d’être consolatrice, est en effet Enseignante. L’est-elle? Et en quoi?

Ratzinger ne pouvait pas être toléré par ce monde – moderne, technologique et scientifique – qui rejette les considérations morales (on se pose la question: quelle morale?), et s’oppose à toute religion, surtout dogmatique.
Un monde qui, dans sa « constitution » (le NOM, le Nouvel Ordre Mondial), avait écrit qu’il fallait créer l’uniformité des cultures et des mœurs.
Ceci à travers un processus utopique de mondialisation qui prévoyait la relativisation des religions grâce aussi à des processus migratoires forcés et régulés.

Mais revenons à Ratzinger, défini par ce monde nihiliste comme le Pape « obscurantiste de la Reconquista » qui voulait évangéliser et restaurer, un Pape anti-Vatican II.
Un Pape qui avait défié l’idéologie post-« Lumières » libérale et socialiste.
Un Pape qui craignait que le processus technico-scientifique n’acquière une autonomie morale.
Un Pape qui prétendait attaquer la modernité sur tous les fronts en reproposant les Racines Chrétiennes de la civilisation occidentale.
Un Pape anti-bioéthique décrétée par l’OMS (en particulier l’avortement libre), un Pape anti-malthusien, anti-environnementaliste (comme religion écologiste, qui renverse la hiérarchie de la Création, contre la dignité humaine).
Un Pape qui défendait la Famille et la Tradition…..

En se souvenant de qui était Ratzinger, il est clair que « ce monde » voulait l’éliminer. Je ne veux pas m’exprimer sur ce point tant que mon bien-aimé Benoît XVI est vivant, mais c’est arrivé.

Mais le renoncement est un moyen, et non une fin, surtout pour une personne logique et rationnelle comme Ratzinger.
Par conséquent, lorsqu’il décida de renoncer, ce fut pour permettre une succession qui confirmât, mieux que lui-même, les choix stratégiques de son Pontificat.
C’est exactement le contraire qui s’est produit.
Et il y a beaucoup de questions ouvertes qui laissent libre cours à l’imagination:
Qui a trahi?
Pourquoi est-il resté comme Pape émérite au Vatican ?
Pourquoi, sans faire soupçonner aux gens qu’il voulait provoquer un schisme, n’est-il pas intervenu au cours des six dernières années sinon marginalement, permettant cette destruction de la Vérité ?

Léon XIII, dans sa fameuse vision, entendit le prince des anges déchus demander encore « cent ans » pour démontrer son pouvoir, et ils lui furent accordés. Maintenant, Spadaro & Cie peuvent prétendre que nous croyions la Repubblica ou Avvenire et pas les apparitions de Marie à Fatima et ailleurs, peuvent prétendre que nous ne croyions pas aux visions des saints. Mais devrions-nous obéir à Spadaro & Cie ? Non, nous, aujourd’hui, précisément aujourd’hui nous devons agir. Prier et agir. C’est le moment de démontrer ce qu’est la foi catholique née du côté du Christ sur la Croix. L’Église devrait changer le cœur humain (afin que le monde entier puisse changer) par la prière, le Magistère, les sacrements (Lumen Fidei).

Si l’Église veut changer les problèmes du monde, sans d’abord se convertir, je doute qu’elle soit sur la bonne voie….

RVC