Des journalistes de la BR ont eu le privilège de se voir accorder quelques confidences, et d’avoir un aperçu de son cadre de vie…

Comme d’habitude dans ce genre de reportage, on n’apprend rien de vraiment nouveau, mais on savoure le plaisir d’avoir de ses nouvelles…

Photo BR (Clic!)

Comment le pape Benoît vit au Vatican depuis sa démission

www.br.de
(merci à Michel Janva qui m’a transmis le lien)
3 janvier 2020

Depuis six ans, le pape émérite Benoît vit en isolement dans le monastère Mater Ecclesiae au Vatican. Il a donné à la BR un rare aperçu de sa vie quotidienne: même à 92 ans, Benoît continue de suivre une routine stricte.

Le chemin vers Benoît passe par Georg Gänswein. L’archevêque de la Forêt-Noire est presque toujours à ses côtés et semble être un fils qui prend soin de son père. Il nous dit que Benoît a de grandes difficultés à marcher et une voix très faible.

« Benoît est un homme de 92 ans, la tête claire, il a bien sûr déjà perdu beaucoup de force physique », dit l’archevêque Georg Gänswein
Ce que Benoît lui-même confirme: « J’avais une bonne élocution, mais plus maintenant »

Je suis un vieil homme au bout de son chemin, dit Benoît, quand on lui demande ce que les gens en Allemagne devraient savoir sur sa condition.

Beaucoup de temps dans son bureau pendant la journée

Néanmoins, il suit une routine stricte. Ses journées commencent par l’office matinal. A 7h30, la maisonnée se réunit dans la chapelle du monastère: Benoît, Georg Gänswein et les sœurs qui s’occupent de la petite maison.

Pendant la journée, le Pape passe beaucoup de temps dans son bureau, qui ressemble plus à une bibliothèque. La vie du professeur de théologie Joseph Ratzinger se reflète dans des milliers de livres. Il dit que pour lui, toutes les étapes de sa vie sont contenues dans les livres. Il s’occupe encore d’eux tous les jours.

Toujours Bavarois dans l’âme

Outre les nombreux livres, Benoît s’entoure d’objets et d’images qui, presque tous, nous rappellent la Bavière. A l’entrée de la maison est accroché un cœur en pain d’épice avec l’inscription « Dahoam is Dahoam » (du nom d’un feuilleton très populaire de la BR, qui a la Bavière pour cadre, cf. www.br.de: c’est certainement un cadeau).

Les prières sont récitées sous une reproduction de la statue de Notre-Dame de la Marienplatz de Munich. Et dans la salle à manger est accroché, entre autres, un dessin de sa maison natale à Marktl am Inn. Dans un coin, il y a un vrai palmier du Chiemgau. Benoît dit que son cœur est toujours connecté avec la Bavière.

« Je suis toujours très attaché à la Bavière et le soir je confie toujours notre patrie au Seigneur », dit le pape Benoît
Et tandis qu’il dit cela, on sent une bonne odeur dans le monastère Mater Ecclesiae. Les sœurs italiennes qui travaillent ici ont dû apprendre à cuisiner la cuisine bavaroise, dit Georg Gänswein.

Après presque quatre décennies passées dans la Ville éternelle, Joseph Ratzinger s’est en quelque sorte réconcilié avec l’Italie et le Vatican. Mais seulement en apparence. Si vous regardez de plus près, vous êtes devant un homme dont les pensées sont tournées vers un objectif complètement différent. Un pays dans lequel Benoît ne pourra jamais retourner.

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