Il fallait bien que l’ex-« curé madrilène« , devenu le « don Camillo de la Sierra » commente à sa façon très personnelle l’embrouillamini vatican… Carlota a traduit sa réaction, brute de coffre et pleine de vérités, comme toujours…

La propagande qui nous rappelle les beaux jours de l’époque soviétique contre les écrivains dissidents – même si elle est ici d’origine interne à l’Église -, contre le livre qui vient de sortir et qui est devenu celui du cardinal Sarah, peut sans doute décourager. Mais je reste persuadée qu’il ne faut pas prendre les catholiques de conviction pour des idiots, personne n’est dupe, dans cette affaire…sur les rétropédalages, les informations à moitié exactes, pas assez précises, pas vraiment fausses, etc.

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Je reste aussi persuadée que l’actuel pontificat, aussi perturbant et chaotique qu’il puisse être, permet que le faux sorte enfin au grand jour. On ne peut pas soigner une blessure tant que le pus n’en est pas extrait… Et sûrs de leur succès, « ils » se cachent de moins en moins…

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Le P. Jorge González Guadalix a écrit le petit texte qui suit hier (le 13) et n’avait pas encore la suite des événements et les rétropédalages successifs face aux attaques hystériques, mais je crois que cela ne change rien, tout  a été dit dans l’ouvrage « Des profondeurs de nos cœurs », co-écrit avec ou « seulement préfacé » par Benoît XVI.

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Carlota

Crises de nerfs face au livre de Benoît XVI et du cardinal Sarah

Père Jorge Gozalès Guadalix
13 janvier 2020
Traduction de Carlota

La liberté d’expression on sait bien que ça dépend. Si tu es des miens, c’est-à-dire, progressiste et en plus de pure pâte progressiste, ce n’est pas que tu auras une liberté absolue d’expression, c’est qu’en plus tu entreras dans la catégorie de prophète d’aujourd’hui. Mais, mon ami, si tu n’es pas des miens, tu seras tradi, conservateur, mauvaise personne, néfaste, déloyal et autres différentes choses que je te rappellerai peu à peu. La liberté d’expression c’est pour tous ceux qui disent ce que je décide qu’ils doivent dire, c’est cela la démocratie.

C’était du temps de saint Jean-Paul II et puis de Benoît XVI. Les médias progressistes ne cessèrent, pas même un seul jour, de les attaquer tous les deux selon ce qu’ils dénommaient eux-mêmes la nécessaire fonction prophétique à l’intérieur de l’église catholique. De plus, évidemment, ce que disaient les papes, saint Jean-Paul II et Benoît XVI étaient « des opinions très personnelles », loin des définitions ex-cathedra, et elles avaient l’importance qu’elles avaient. Ils parlaient de ce prophétisme par impératif de la conscience, en faisant référence à ce que la conscience était le dernier tabernacle, le dernier réduit inviolable de l’être humain.

Les temps ont changé. Saint Jean-Paul II est au ciel et Benoît XVI dans sa retraite de prière pour l’Église. Maintenant le pape c’est François, à la satisfaction totale des médias les plus progressistes. Comme les choses ont changé! Les mêmes qui se mettaient et nous mettaient en garde contre chaque parole prononcée par saint Jean-Paul II ou Benoît XVI font leurs gros titres sur la dernière sortie de François. Il est des nôtres. Bien sûr. Celui-là fait bien l’affaire.

Nous venons d’apprendre que demain va sortir un livre écrit par Benoît XVI et le cardinal Robert Sarah avec le titre expressif « Depuis le plus profond de nos cœurs » (ndt sorti en France sous le titre: « Des profondeurs de nos cœurs », mais annoncé sous ce titre en espagnol, même si pour l’instant, il n’y a pas d’édition en cours dans cette langue). Le Pape émérite et Sarah citent Saint Augustin pour décréter : « Comme lui, nous pouvons dire : nous ne pouvons pas nous taire ». « Nous le faisons avec un esprit d’amour et d’unité dans l’Église. Si l’idéologie divise, la vérité unit les cœurs ».

Nous ne savons pas encore grand-chose, mais la bête fauve rugit comme un lion affamé qui voit sa proie lui échapper. Cela ne m’étonne pas. Ils commencent déjà à tout balancer via leurs claviers. N’avons-nous pas dit pendant des années que la liberté d’expression était très importante dans l’Église ? Eh bien, là ils l’ont.

Ils nous ont mis comme prophètes des théologiens ou des pseudo-théologiens, ou des demi-théologiens amateurs. C’est ce que la sœur Clarence de l’Oregon dit, et le P. Smith d’Afrique du sud, et le cardinal Marx et le cardinal Kasper affirment. Vous entendez, des cardinaux. Parfait.

Eh bien, il s’avère qu’il y en a deux ici, Benoît XVI, et le cardinal Sarah, qui ont également décidé d’exprimer leur opinion. Benoît XVI avec une intelligence spéciale et une formation qui le place comme l’un des grands intellectuels du moment et qu’il signe comme Benoît XVI. Et le cardinal Sarah. Lui non plus n’a pas obtenu sa barrette à la loterie et il sait très bien la porter vissée sur la tête.

Deux hommes qui écrivent pressés par leur conscience. Mais on sait bien qu’on ne doit faire appel à la conscience que lorsqu’on est progressiste, qu’on a alors sa conscience et même l’éminente faculté de sonder la conscience d’autrui et de savoir si elle est correctement interprétée ou non.

Aussi, messieurs les progressistes, ne vous inquiétez pas. Finalement, il s’agit d’un petit vieillard vêtu de blanc qui n’est plus rien et d’un cardinal africain, et on sait déjà ce que les progressistes, comme le cardinal Kasper, pensent d’eux. Qu’ils sont… “autre chose”.

La bombe, demain.

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