Reçu d’un lecteur vigilant: « Le Père Raymond J. de Souza, un prêtre canadien (*) semble avoir un œil bien perçant concernant cette nouvelle Exhortation Apostolique. Il y voit une manœuvre papale déjà utilisée avec Amoris Laetitia« , et à relier avec la Constitution Apostolique Episcopalis Communio promulguée par François le 15/9/2018 (**). Résumé.

(*) Mes lecteurs le connaissent. Tapez ‘souza‘ dans le moteur de recherche Google personnalisé. Il est raisonnablement conservateur, et il a au début applaudi à l’élection de François.
(**) Tout était donc prêt… La nouvelle Constitution stipule que « s’il est expressément approuvé par le Pontife romain, le document final [du synode] participe au magistère ordinaire du Successeur de Pierre ».

Le père de Souza

Résumé de l’article du Père Raymond J. Souza

(texte complet ici: www.ncregister.com/daily-news/on-the-question-of-married-priests-a-papal-pattern-returns)

« Concernant les prêtres mariés, c’est une manœuvre papale déjà connue »

Le Père Souza affirme que ce document utilise la même stratégie qu’Amoris laetitia. En effet, Amoris laetitia ne mentionne jamais l’expression « communion aux divorcés/remariés » et pourtant tous les Évêques interprètent cette notion à leur convenance. L’ambiguité caractérisait Amoris Laetitia.

L’ambiguité caractérise encore Querida Amazonia. Il se demande pourquoi François « présente officiellement » le document final du Synode sur l’Amazonie en tout début de son document. Et pourquoi encourage-t-il les fidèles à lire attentivement ce document final ?

Pour expliquer cette insistance de François à ce que nous lisions le document final du Synode sur l’Amazonie, le Père Souza trouve une explication dans la Constitution Apostolique Episcopalis Communio que François avait promulguée. Ce document introduisait la nouvelle disposition selon laquelle « s’il est expressément approuvé par le Pontife romain, le document final [du synode] participe au magistère ordinaire du Successeur de Pierre ».

En somme, le Père Souza croit le document final du Synode sur l’Amazonie fera partie intégrante de ce qui sera déposé aux Acta Apostolicae Sedis ( lieu officiel où les documents du Vatican sont conservés ) comme magistère joint avec Querida Amazonia. Ce qui fait en sorte que, même si le document de François ne parle pas des prêtres mariés, le document final sur le Synode, lui, en parle abondamment et très favorablement.

En somme, c’est la même technique utilisée par Amoris laetitia. La feuille d’instruction concernant l’interprétation d’Amoris laetitia à l’intention du clergé de Buenos Aires rédigée par les Évêques de cet endroit qui stipule que le clergé peut donner la communion aux divorcés/remariés avait préalablement été envoyée à François pour révision et approbation. Ce dernier avait entériné cette feuille d’instruction et avait même déclaré qu’il « n’y avait pas d’autres interprétations d‘Amoris laetitia ».

François a ensuite versé cette feuille d’instruction aux Acta Apostolicae Sedis et l’a jointe à Amoris laetitia. Il statua que cette feuille faisait aussi partie du magistère. Donc, même si Amoris laetitia, ne mentionnait jamais la communion aux divorcés/remariés, le document de Buenos Aires le permettait.

Du vrai beau modermisme : on dit non et on dit oui à la fois.

Selon le Père Souza, ce pattern pourrait revenir avec Querida Amazonia : le document de François ne parle pas des prêtres mariés mais le document final sur le Synode de l’Amazonie approuve et souhaite cette pratique.

Pourquoi François désire qu’on lise attentivement le document final sur l’Amazonie ? Sera-t-il déposé aux Acta Apostolicae Sedis en même temps que Querida Amazonia ?

Pour le Père Souza, cette manœuvre moderniste peut très bien se reproduire.

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