Poser la question, ce n’est pas céder au complotisme, mais faire marcher sa raison. Si l’on veut surmonter la crise, et surtout anticiper les éventuelles « rechutes », il ne faut s’interdire aucune piste. C’est ce que fait ici un invité récurrent de Marco Tosatti, Aurelio Porfiri, catholique, bon connaisseur de la Chine, écrivain, musicien, parmi d’autres (multiples) centres d’intérêt.

Évidemment, les hypothèses qu’il suggère, plus de deux mois après l’apparition des premiers cas de la maladie, ne cherchent pas le scoop, elles tournent depuis des semaines sur le web et n’ont pas échappé aux internautes les plus curieux – et donc sans doute pas à mes lecteurs – auxquels elle n’apprendront rien… Mais les médias dits mainstream (qui pratiquent davantage l’invective et la stigmatisation que l’information) quand ils en parlent, se réfugient systématiquement derrière l’accusation de fake new… ce qui est quand même un peu pauvre, et prouve leur embarras (voir par exemple cet article du 31 janvier: www.20minutes.fr/monde/2707987-20200131-coronavirus-originaire-laboratoire-wuhan-lie-france-retour-rumeur-virale).


Né en 1968, Aurelio Porfiri [tapez son nom dans le moteur de recherche Google personnalisé) est un compositeur, chef d’orchestre, organiste et auteur italien. Il a occupé les fonctions d’organiste suppléant au vicariat du Vatican à la basilique Saint-Pierre, ainsi que dans de nombreuses églises importantes en Italie. Il est régulièrement invité à participer à des jurys de concours internationaux de musique chorale, notamment à Xiamen (Chine), où il a été membre du jury des quatrièmes World Choir Games en juillet 2006, manifestation qui a réuni plus de 350 chœurs provenant du monde entier.
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Aurelio Porfiri a composé de nombreuses œuvres de musique sacrée: oratorios, messes, motets, chansons… La plupart de ses compositions en italien lui ont été commandées par La Vita in Cristo e nella Chiesa, journal liturgique italien. Ces œuvres sont interprétées dans diverses communautés et paroisses en Italie, aux États-Unis, à Singapour et en Chine. Aurelio Porfiri a aussi écrit des pièces instrumentales pour orgue, piano, flûte…
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https://symetrie.com/fr/auteurs/aurelio.porfiri

Il est aussi l’auteur d’un livre d’entretiens avec Aldo Maria Valli « Sradicati. Dialogo sulla Chiesa liquida »
Il vit entre Rome et Hong-Kong, où il se trouve actuellement.
Il a un blog: Altare Dei.

Il est parmi les hôtes récurrents du blog de Marco Tosatti, dans lequel il tient une rubrique intitulée Dispacci dalla Cina (Dépêches de Chine)
Ses 5 derniers articles, depuis le 22 janvier, sont tous centrés sur le corona virus. Voici le tout dernier, daté du 26/2


Les origines d’une pandémie mondiale depuis la Chine

Au moment où j’écris ces lignes, notre Italie se trouve très fortement impliquée dans l’épidémie provoquée par le coronavirus. Par conséquent, le problème que nous avons observé dans la lointaine Chine, est maintenant bien présent sur notre territoire, en ce moment surtout dans le nord de l’Italie. Tout cela ne fait que nous faire réfléchir encore plus à ce coronavirus, en essayant de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là.

Vous souvenez-vous de l’histoire de l’origine du coronavirus sur le marché de Wuhan? Un article de He Huifeng dans le « South China Morning Post » du 23 février raconte une autre histoire. Une étude menée par des scientifiques chinois sous les auspices de l’Académie des sciences a révélé que le virus ne proviendrait pas de ce marché désormais célèbre: « According to the study, which was published on the institute’s website on Thursday, analysis suggested that the coronavirus was introduced from outside the market« . (Selon l’étude, qui a été publiée sur le site web de l’institut jeudi, l’analyse suggère que le coronavirus a été introduit de l’extérieur du marché). « The crowded market then boosted SARS-CoV-2 circulation and spread it to the whole city in early December 2019« , (Le marché hyper fréquenté a ensuite stimulé la circulation du SRAS-CoV-2 et l’a répandu dans toute la ville au début de décembre 2019). « Earlier reports by Chinese health authorities and the World Health Organisation said that the first known patient showed symptoms on December 8, and that most of the subsequent cases had links to the seafood market, which was closed on January 1 » (Des rapports antérieurs des autorités sanitaires chinoises et de l’Organisation mondiale de la santé ont indiqué que le premier patient connu a présenté des symptômes le 8 décembre et que la plupart des cas ultérieurs avaient des liens avec le marché des fruits de mer, qui a été fermé le 1er janvier).

Quelle était donc l’origine de ce virus? Il est certain que, comme moi, vous êtes inondés de vidéos, d’articles, de déclarations, dans lesquels des hypothèses de toutes sortes sont présentées pour expliquer ce qui devient un énorme problème mondial.

Bien entendu, les responsabilités doivent être établie une fois que la phase aiguë de ce problème aura été surmontée. On ne peut pas penser qu’une telle situation puisse se reproduire, car le poids dans la vie humaine, sociale, économique, psychologique est vraiment énorme.

Dans une interview accordée à « LifeSiteNews« , Steve Mosher, un expert des choses chinoises, met en doute le fait que le virus ait pu se développer à partir d’animaux. Comme beaucoup d’autres, il donne foi à la possibilité que le virus se soit échappé du célèbre laboratoire de Wuhan, une possibilité qui ouvrirait évidemment des scénarios effrayants.

Certains accusent les Américains. Ce virus aurait été introduit comme une arme de guerre bactériologique. Une hypothèse qui est certainement très gonflée sur les réseaux sociaux chinois. Personnellement, en ce moment, justement pour ne pas avoir une approche idéologique, j’essaie de garder ouverte toutes les hypothèses. Il est certain que cette crise mondiale marquera un tournant dans les équilibres planétaires et aura des conséquences géopolitiques d’une ampleur non négligeable. En attendant, ici chez nous, nous essayons de survivre à ce moment de grande difficulté, en invoquant l’aide de Dieu et sa miséricorde dans cette période de grande épreuve.

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