Où les prévisions du professeur Raoult trouvent une confirmation de l’autre côté des Alpes: un médecin italien, du front, (c’est-à-dire qu’il est chef du service de réanimation d’un grand hôpital de Milan, au cœur de l’épidémie, et donc qu’il sait de quoi il parle) lance un pavé dans la mare, qui le désigne immédiatement comme cible du ministre de la santé, du comité scientifique et de la grosse presse aux ordres. Et il dénonce les mesures coercitives destinées à terroriser les gens. Article de Paolo Gulisano .

Le fauteur de trouble, le Professeur Zangrillo

Le virus a disparu, l’imprévu qui dérange l’establishment

Paolo Gulisano
La NBQ
2 juin 2020
Ma traduction

Le professeur Zangrillo a affirmé que l’épidémie « n’existe plus cliniquement »: cela signifie que l’épidémie a déjà terminé son cycle. Une déclaration démontrée par la réalité des faits. Ce qui a le plus dérangé l’establishment, ce sont les mots sur les mesures coercitives en place qui « terrorisent le pays ».

Beaucoup de bruit pour rien; ou plutôt: pour des preuves cliniques claires que l’on ne veut cependant pas reconnaître. C’est la polémique déclenchée par les déclarations du professeur Alberto Zangrillo, directeur de l’unité d’anesthésie et de réanimation générale et cardiothoracique-vasculaire de l’hôpital San Raffaele de Milan, pour lequel « le Covid n’existe plus », comme l’a rapporté la presse, ce qui a donné lieu à une vive attaque contre lui de la part des membres du Comité technico-scientifique, qui l’ont accusé d’irresponsabilité. Concrètement, le professeur a été qualifié de « négationniste », un terme infamant qui a commencé à circuler et à être utilisé contre ceux qui tentent de lire l’épidémie de coronavirus dans une perspective différente de la vulgate officielle de l’État.

En réalité, le professeur Zangrillo a dit quelque chose d’un peu différent de ce dont les virologues de bar discutent sur les réseaux sociaux: il a dit que l’épidémie « n’existe plus cliniquement« . Il s’agit d’une déclaration démontrée par la réalité des faits. À l’hôpital de Lecco, dans la zone rouge lombarde par excellence, en soins intensifs, aucun patient n’est entré depuis un mois, depuis le 1er mai. Zangrillo, qui est un ponte sur le terrain, à la tête d’un service d’urgence, n’a fait que souligner ce qu’il avait sous les yeux depuis des semaines : non seulement le nombre de cas a diminué, mais leur gravité a aussi fortement diminué. Le mérite? Il revient aussi à ces thérapies entravées par tous les moyens, à une amélioration des soins territoriaux où les médecins généralistes dispensent des soins à domicile, et enfin à une possible diminution de l’agressivité et de la virulence du covid lui-même, également favorisée par l’augmentation des températures et l’approche de l’été.

Mais ce qui a peut-être le plus dérangé l’establishment gouvernemental, ce sont les paroles du professeur commentant les mesures coercitives toujours en place et les mesures législatives, en vigueur et annoncées: « terroriser le pays est une chose dont quelqu’un doit assumer la responsabilité« . Du président du Conseil supérieur de la santé Franco Locatelli, qui parle de déclarations « déconcertantes », à la sous-secrétaire à la santé Sandra Zampa qui affirme que c’est « un mauvais message qui risque de semer la confusion parmi les Italiens », et à un autre membre du Comité, le pneumologue Richeldi, tous ont pris la mouche.

En réalité, il est indéniable que le virus circule toujours, qu’il y a encore des cas, des hospitalisations et des décès. Mais si Zangrillo ne met en évidence qu’un fait numérique, ce qui est évident, il est tout aussi vrai que la charge virale du covid par rapport au mois de mars a également changé, et a diminué. C’est ce qu’affirment des universitaires comme le professeur Clementi ou le virologue Guido Silvestri, qui est en train de publier des études sur le sujet.

Ce qui se dessine ne fait que confirmer les prévisions des épidémiologistes qui connaissent bien le déroulement de ce type d’épidémies virales. Les coronavirus – et cela, nous le savons bien et depuis longtemps – sont des virus saisonniers. Ils sont liés aux conditions climatiques de l’automne et de l’hiver, comme les virus de la grippe, comme le SRAS en 2002, causé comme nous le savons par un coronavirus dont le génome était superposable à 80% à celui du covid 19, qui a débuté en octobre 2002 et s’est complètement éteint en juin 2003, pour ne plus jamais revenir.

Il faut donc s’attendre à une tendance similaire pour le covid. Mais qu’en est-il de la « deuxième vague » tant redoutée, celle que le Comité technique et le ministre [de la santé] Speranza continuent d’utiliser comme une menace fantôme afin de pouvoir étendre les mesures coercitives, introduire des impositions douteuses telles que l’obligation de porter des masques pour les enfants ?

Il est clair que cette menace sert avant tout – comme l’a souligné le professeur Zangrillo – à maintenir les gens dans un état de peur, d’insécurité, sous le chantage de toutes les restrictions des libertés individuelles qui peuvent être imposées.

En ce qui concerne la soi-disant deuxième vague, une hypothèse que nous pensons pouvoir soutenir est qu’il y en a déjà eu une. Nous avons déjà donné. Plus précisément l’épidémie de covid a connu deux temps: le premier, qui a commencé dès décembre et s’est poursuivi en janvier, avec une série limitée, asymptomatique ou pauci [/peu]-symptomatique, qui a touché des sujets majoritairement en bonne santé et jeunes. C’était en fait la première vague, non reconnue. Puis, le deuxième temps, le dramatique qui a commencé début mars avec une montée en flèche de la courbe épidémique, l’explosion des cas, surtout chez les sujets âgés, fragiles et à risque.

On pourrait donc conclure que l’épidémie a déjà achevé son cycle. Le virus disparaîtra non seulement dees soins intensifs, mais aussi des statistiques. Ou plutôt : elle deviendra une maladie gérable, curable, guérissable. Aussi en vue de nouveaux cas à l’automne prochain, éventualité qui selon les Solon (*) du Comité scientifique est probable, mais qui en réalité n’est qu’une hypothèse parmi d’autres et dont on ne trouve aucune trace dans les précédents épidémiologiques.


(*) soloni: allusion, souvent péjorative, à Solon, législateur athénien (Vers 640-560 avant JC), qui comptait parmi les sept sages de la Grèce

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