Vont-ils être désignés à la vindicte publique, accusés de mise en danger de la vie d’autrui, voire « rééduqués » comme factieux et irresponsable? Et pourtant, de nombreuses questions se posent sur les effets strictement SANITAIRES d’un vaccin pour un virus encore mal connu, mais dont on sait maintenant qu’il s’attaque aux tissus nerveux. Un très intéressant article de Paolo Gulisano.

Covid: les 41% qui ne veulent pas se faire vacciner ont leurs raisons

Paolo Gulisano
La NBQ
24 juin 2020
Ma traduction

C’est désormais comme un mantra répété de façon obsessionnelle : seul le vaccin peut nous sauver du Covid-19. C’est pourquoi le sondage qui révèle que 41 % des Italiens ne voudraient pas se faire vacciner fait sensation. Pourtant, il ne s’agit pas de gens non informés: un vaccin préparé à la hâte comporte de nombreux risques. Et le Covid lui-même n’est pas bien connu

C’est désormais comme un mantra répété de façon obsessionnelle: seul le vaccin peut nous sauver. Les évidences scientifiques qui parlent d’une épidémie en voie d’extinction, d’une maladie de plus en plus curable par les médicaments, de charges virales qui ne peuvent plus infecter n’y font rien. Rien à faire: le vaccin doit être, continuent-ils à nous marteler. Et même: certains s’inquiètent que l’attente de son arrivée ne déclenche pas enthousiasme et accueils festifs.

On a publié les résultats d’une enquête menée par l’Université catholique, EngageMinds HUB, sur un échantillon de 1000 personnes (peu significatif, en réalité, d’un point de vue numérique) qui indique que 41% des Italiens ne pensent pas se faire vacciner contre le Covid-19, si ce vaccin est mis sur le marché. Ces données ont fait dire à Republicca: « Nous pensions que le monde attendait avec impatience le vaccin contre le covid19 et nous constatons qu’apparemment, la moitié de l’Italie n’y pense pas du tout ».

Ben oui: et pourquoi devraient-ils y penser, puisque le vaccin n’est pas franchement dans la dernière ligne droite, qu’il n’est peut-être même pas nécessaire, si le virus disparaît, et enfin parce que ces 41% ne sont peut-être pas aussi inconscients que certains le pensent et se sont posés quelques questions. Par exemple, comment préparer un vaccin efficace en cinq mois alors qu’il faut normalement cinq ans, et que souvent on ne peut même pas trouver de vaccin pour une maladie donnée, comme dans le cas du VIH ou de l’hépatite C? Et aussi: n’est-il pas vrai qu’un vaccin préparé dans la précipitation pourrait avoir des effets secondaires même graves? Ce ne serait pas la première fois: en 1976, un vaccin contre une éventuelle grippe porcine (qui n’a pas eu lieu) a été préparé à la hâte et a créé beaucoup de problèmes.

La lecture qui a été faite des résultats de ce sondage est pour le moins partisane. Les 41% qui ont déclaré ne pas être très intéressés par cette vaccination ont été accusés de manque de responsabilité. Pourtant, d’après l’analyse des données, il s’agit de la population la plus active, dans la tranche d’âge mûr. En fait, la majorité de ceux qui ont dit être intéressés par la vaccination étaient les tranches d’âge extrêmes de la population: les jeunes, à qui l’on a également promis que s’ils se vaccinaient, ils pourraient enfin reprendre leurs activités sociales antérieures, et les personnes âgées qui ont été les plus effrayées par les médias ces derniers mois.
Entre les deux, une population qui veut peut-être y voir plus clair sur cette hypothèse de vaccin. Une requête plus que légitime, étant donné que les différentes agences du médicament avant d’autoriser l’utilisation de certains médicaments contre le Covid demandent des documents, des études, des recherches, des preuves d’efficacité; on ne voit pas bien pourquoi un vaccin devrait par contre être accepté dans une boîte fermée.

La responsable de l’enquête, la psychologue Guendalina Graffigna, a commenté ces données ainsi: « une campagne contre les fake news est urgente ». Lesquelles? On parle de vaccin hypothétique, pas encore prêt, et à cet égard il n’y a pas de fake news, mais des demandes de certitude, de preuve d’efficacité et non de nocivité du médicament. D’autant plus que le Covid-19 lui-même est un virus qui n’est pas encore bien connu. Mais nous savons maintenant qu’il s’agit d’un virus neurotrophique, c’est-à-dire qu’il a une prédilection pour les tissus nerveux. Il est probable qu’une grande partie des dommages qui ont été causés et que l’on observe même chez les personnes guéries est la conséquence d’une action néfaste sur le système nerveux. Pour fabriquer un vaccin, il faut utiliser des antigènes, qui provoquent ensuite la réaction des anticorps. Mais qu’en est-il si ces antigènes agissent comme le virus? À ce stade, le vaccin pourrait causer de graves dommages au système nerveux autonome. Ce n’est pas pour rien que cela s’est produit pour les vaccins anti-SARS qui ont été testés après l’épidémie de 2003. Fake news? Non, réalités scientifiquement documentées.

Pour ces raisons, il faudrait un peu plus de respect pour ces 41% de personnes qui sont considérées comme un groupe de population ayant besoin de « rééducation ». Selon le Dr Graffigna, il s’agit également d’un problème de « responsabilité sociale ». Autrement dit, ceux qui ont une approche définie comme « plus individualiste et égoïste » de la gestion de la santé et qui ne croient pas que se faire vacciner est un acte de responsabilité sociale ont tendance à éviter encore plus l’hypothèse d’un futur programme de vaccination contre le Covid-19. Au contraire, ceux qui croient que leur comportement a une valeur importante pour la santé collective y sont nettement plus enclins.


Bref, ces données seraient un signal d’alarme à prendre en compte pour intervenir ensuite contre ces factieux, individualistes, dépourvus de conscience collective. Nous devons donc nous attendre à des campagnes de rééducation après culpabilisation appropriée des factieux. Un scénario qui évoque de plus en plus Big Brother

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