La pandémie est finie, ce sont les chiffres qui le disent. Le docteur Gulisano dénonce le terrorisme sanitaire et explique que, dans un but de propagande, un effort titanesque est fait pour rechercher les cas positifs aux tests, seuls médiatisés, alors qu’ils concernent des gens qui ne sont pas malades ou qui présentent des symptômes bénins. Et il suggère des pistes de prophylaxie ignorées, car non politiquement correctes, qui pourraient pourtant contribuer à prévenir d’éventuelles répliques.

(Photo Loic VENANCE / AFP)

Les cas de Covid se multiplient-ils? Non, il y a une augmentation des prélèvements

Paolo Gulisano
La NBQ
26 août 2020
Ma traduction

Si les chiffres sur le nombre de sujets dont le test de dépistage par « tampons nasaux » (en français: test PCR) s’est révélé positif n’étaient pas diffusé quotidiennement, on ne parlerait plus du Covid depuis deux mois. Pourquoi? Parce que les services hospitaliers se sont vidés, tout comme les soins intensifs. Mais le terrorisme médiatique continue.

Si le nombre de sujets dont le test de dépistage par tampons nasaux s’est révélé positif n’était pas diffusé quotidiennement, on ne parlerait plus du Covid depuis deux mois. Pourquoi? Parce que les services hospitaliers se sont vidés, tout comme les soins intensifs. Les deux superstructures construites en Lombardie en un temps record et qui ont coûté plusieurs millions d’euros pour héberger les patients en état critique sont absolument vides. Et puis, il y a les chiffres qui sont de vrais jugements. Depuis le début de l’été, la moyenne quotidienne des décès est de six personnes par jour: un cas de décès pour 10 millions d’habitants. Des chiffres qui devraient apporter satisfaction aux opérateurs et soulagement à la population, mais non: chaque jour, les cassandres qui peuvent profiter à volonté des forums médiatiques continuent de marteler leur message de terreur.

Les contagions augmentent, nous disent-ils, et en fait ce sont les seuls chiffres qu’on met en évidence. Personne pour mettre en relation le fait que les tests augmentent, que les malades diminuent et que les morts se comptent sur les doigts d’une main. Entre parenthèses, rappelons qu’environ 1 700 personnes meurent chaque jour en Italie, de causes les plus diverses. Un massacre quotidien inconnu de la plupart des gens. Est-il possible que seuls les six morts de Covid, d’un âge moyen de 87 ans, fassent la une? Le chiffre de la diminution drastique de la gravité des cas de Covid est même international: en Grande-Bretagne, le pays avec le taux de mortalité le plus élevé, et où l’épidémie est arrivée quelque temps après l’Italie, les patients en soins intensifs sont passés de trois mille par jour, chiffre atteint au plus fort de l’épidémie, à soixante-dix actuellement. Bref, ces chiffres devraient nous donner à réfléchir.

Mais, comme nous le disions, la seule donnée qui fait la une est celle des « contagions », un terme qui, au niveau de la propagande, fait son effet, mais qui signifie en fait « test PCR positif ». En somme, nous ne parlons pas de personnes malades. Il s’agit de personnes dites asymptomatiques, c’est-à-dire des personnes qui, bien qu’elles soient positives au test, n’ont même pas un soupçon de fièvre, pas la moindre toux. Et pourquoi leur nombre – comme ils nous disent -, augmente-t-il? Parce qu’un effort titanesque est fait pour les rechercher, ces positifs. Un effort qui aurait dû être fait à la fin du mois de février. Ces derniers jours, on est allés jusqu’à 80.000 prélèvements par jour, détectant à peu près 1.000 positifs, un chiffre qui a déclenché l’alarme. Un taux de prélèvement positif de 1,2 %.

Mais ces mythiques « tests« , c’est quoi, au juste? Nous écrivons cela, parce que les idées des gens à ce sujet sont confuses.

Le test PCR est un outil utilisé dans le diagnostic des infections bactériennes et virales. Divers virus des voies respiratoires peuvent être détectés par ledit test, notamment le rhinovirus, l’adénovirus, la grippe, le virus respiratoire syncytial (VRS), les virus parainfluenza humains (VPH), le métapneumovirus, ainsi que de nombreuses bactéries, telles que le streptococcus pneumoniae. En effet, les muqueuses nasales et pharyngées abritent normalement des microorganismes pathogènes et non pathogènes.

Le prélèvement rhino-pharyngé est-il un outil de diagnostic précis? Non il y a un certain pourcentage d’échec du test, qui peut donner à la fois des faux positifs et des faux négatifs. Les nombreuses personnes malades qui ont eu des résultats négatifs aux prélèvements le savent bien, ainsi que le contraire. L’outil de diagnostic le plus précis est en fait le test sérologique.

Par conséquent, nous parlons d’une réalité qui, numériquement, n’est pas détectable avec exactitude, alors que ce qui est absolument certain, c’est que ses formes sont cliniquement bénignes. Nous trouvons 1 000 positifs sur 80 000 par jour de Covid, mais si nous cherchions d’autres virus ou bactéries, nous trouverions des chiffres tout aussi significatifs.

Les partisans de la peur soulignent que le coronavirus touche désormais des personnes plus jeunes, comme si un nouveau front s’ouvrait. En réalité, les jeunes étaient probablement contaminés avant, mais ils étaient asymptomatiques, comme les enfants. S’ils sont davantage contaminés aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont testés, alors qu’avant, ils ne l’étaient pas: ils étaient confinés chez eux. Selon un rapport de l’Istituto Superiore di Sanità, l’âge moyen des séropositifs en Italie en juillet est tombé à 35 ans, alors que dans les mois les plus dramatiques de l’épidémie, il dépassait largement les 60 ans.

Et alors? Quelle devrait être la stratégie face à ce nouveau tableau épidémiologique? Retourner au confinement? Surtout pas. Si la partie de la population la plus à risque et à sécuriser est celle des personnes âgées et fragiles, assurons-nous que les porteurs asymptomatiques mais potentiels du virus aient une approche plus attentive des grands-parents et des personnes âgées. Pendant des décennies, les jeunes ont été bombardés d’invitations à utiliser des préservatifs lors de leurs relations sexuelles, ils pourraient être éduqués sur la manière d’empêcher la propagation des microorganismes, y compris par voie aérienne. Et à propos d’éducation à la santé et de prévention : quand verrons-nous des campagnes antitabac [c’est vrai qu’on n’en parle plus… ndt]? Si le Covid est si dangereux pour les voies aériennes, pourquoi ne pas aller jusqu’à interdire la vente de cigarettes jusqu’à ce que l’urgence soit passée ? Juste parce que cela ferait perdre de l’argent à l’État ? On a vu des interdictions et des restrictions des libertés bien pires ces derniers mois.

Souhaitons donc que soient pleinement exploitées toutes les possibilités de la médecine préventive, lesquelles – contrairement à ce que l’on nous fait croire – ne consistent pas seulement à vacciner, mais surtout à changer les modes de vie.

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