Le docteur Gulisano revient sur la manipulation statistique des chiffres (en Italie, mais cela vaut aussi pour nous) afin de maintenir une pression psychologique élevée sur les gens. Il y a certainement pas mal de gens qui y trouvent leur intérêt. Avec pour résultat un scénario de cauchemar qui risque de se vérifier pas plus tard qu’à l’automne prochain (et ce n’est pas la « seconde vague » claironné par les médias), quand les gens terrorisés se précipiteront aux urgences au moindre rhume.

Tous morts du Covid: des chiffres pour faire durer la peur

Dr Paolo Gulisano
30 août 2020
Ma traduction

Les certificats de décès font émerger des aspects problématiques: des cas suspects sont néanmoins classés comme Covid. La crainte est qu’on ait voulu gonfler les chiffres du Covid en les « renforçant » avec ceux d’autres maladies respiratoires. Le ministère de la santé a donné l’instruction d’inclure parmi les morts du Covid également ceux qui sont morts après la maladie, dont ils étaient guéris, et qui ensuite sont morts d’une autre cause.

De grandes manœuvres sont en cours dans le secteur de la santé en Italie, manœuvres qui devraient conduire à des transformations radicales dans les soins de santé, en particulier les soins hospitaliers. Pour mener à bien une telle révolution, il faut une justification incontestable, et celle-ci s’appelle Covid. C’est pourquoi l’épidémie ne doit pas prendre fin. C’est pourquoi on a atteint 100 000 tests par jour, un chiffre impressionnant. Un chiffre qui garantit – avec un pourcentage positif de 1% -, d’atteindre le seuil – très significatif d’un point de vue psychologique – du millier de « contaminés » par jour dûment mis en évidence par les médias de régime.

Le Covid – a dit quelqu’un – est la seule maladie pour laquelle les médecins (ou plutôt le système sanitaire) recherchent les malades et non l’inverse. Les chiffres garantissent la perpétuation de la peur. La peur d’une maladie très curable, qui fait très peu de victimes. Oui, diront certains, mais elle en a déjà fait : 35 000 morts. La guerre des nombres voit en position dominante ceux qui détiennent les principaux leviers d’information, mais des vérités dérangeantes semblent émerger comme un fleuve karstique.

Depuis un certain temps, on débat du nombre de personnes qui sont réellement mortes à cause du Covid, par rapport à celles qui sont mortes avec le Covid comme cause, peut-être dans une situation de pathologies chroniques graves antérieures.

D’autres aspects problématiques apparaissent aujourd’hui, liés également à la manière dont les certificats de décès sont établis : les cas simplement suspects, non confirmés par des tests sérologiques ou des prélèvements, sont de toute façon classés comme Covid . Sur quelle base? de symptômes « suggestifs » d’une infection par le Covid.

Bref, toute pneumonie, causée par d’autres agents microbiens, finit dans le grand chaudron du Covid. Ces dernières semaines, le président de l’ISTAT, l’Office national des statistiques, avait souligné que le nombre de décès par Covid en mars était inférieur au nombre de décès des deux années précédentes dus à d’autres pneumonies. En somme: le soupçon, plus que justifié, est qu’ils ont voulu gonfler les données du Covid en les « renforçant » avec celles d’autres maladies respiratoires, et pas seulement.

Aujourd’hui, on cherche à augmenter encore ces chiffres : le ministère de la santé a en effet donné l’indication d’inclure parmi les morts du Covid également ceux qui sont morts des mois après la maladie, dont ils ont été guéris, puis sont morts pour une autre cause. En bref : une personne a une crise cardiaque, une attaque, mais si en mars il avait eu le Covid, la cause du décès doit être considérée comme celui-ci.

Le maintien d’un état de pression psychologique très élevé sur la population a plusieurs objectifs, parmi lesquels – disions-nous – changer le visage de la santé publique. Pendant des mois, dans nos hôpitaux, des services entiers ont été fermés, l’activité chirurgicale a été suspendue ou réduite, les diagnostics ont été revus à la baisse. Ce sont les indications qui viennent du gouvernement : garder des milliers de lits libres compte tenu de l’augmentation potentielle des flux de patients. En réalité, avec la politique de la terreur, ce qui se passera à court terme, à partir des premiers rhumes au début de l’automne, ce sera l’assaut des urgences des hôpitaux, de personnes souffrant de maladies banales mais qui seront terrifiées, avec un peu de fièvre ou quelques toux, d’avoir attrapé le Covid. Et il faudra encore les examiner, les garder sous observation pendant quelques heures, les soumettre au prélèvement. Un énorme gaspillage de temps et de ressources financières pour le personnel. En attendant, les activités cliniques et diagnostiques pour des pathologies importantes seront ralenties et difficiles, avec des conséquences très graves.

Il est certain que la surpopulation – attention, des urgences et non des services – sera utilisée par les médias dans un cercle vicieux de peur, qui utilisera les couches les plus faibles, les plus effrayées et les plus impressionnables de la population pour montrer que le virus est toujours tapi, prêt à devenir la deuxième, troisième, énième vague.

Les hôpitaux seront transformés en immenses centres de soin dédiés à ce qui sera, dans la grande majorité des cas, des « fausses urgences » qui pourraient être traités par le réseau de la médecine territoriale, par des médecins généralistes. Nous aurons des hôpitaux transformés en « Centres Covid », qui mettront en péril l’excellence – atteinte au prix d’efforts et de temps -, des soins hospitaliers.

Un scénario cauchemardesque, qu’il faudrait absolument éviter.

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