Ou comment le Pape se retrouve au cœur d’un jeu (géo)politique complexe (qui peut-être le dépasse) dont le centre est l’ex-gouverneur de la Banque d’Italie, ex-vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, ex-président de la Banque centrale européenne et que François (ou plutôt son sherpa, Marcelo Sánchez Sorondo) vient de nommer membre de l’Académie pontificale des sciences sociales. Draghi pourrait bientôt remplacer Conte – lâché par le système auquel il a cessé de servir – à la présidence du Conseil italien (voir Annexe). L’analyse trapue et très documentée de Giuseppe Nardi.

Le 11 octobre dernier, l’Université catholique du Sacré-Cœur a décerné à Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, un diplôme honorifique en économie. (source).

L’université motivait ainsi la reconnaissance: « Mario Draghi a contribué de manière unique à la construction d’une Europe unie. En tant que président de la Banque centrale européenne, il a conçu des instruments extraordinaires pour empêcher la dissolution de la zone euro. Il a conçu et mis en œuvre le programme d’unification bancaire. Il a introduit de nouvelles façons de gérer la politique monétaire. Il a défini un plan détaillé pour compléter et rendre durable la zone euro, en maintenant vivant le rêve d’un continent uni non seulement financièrement mais aussi politiquement, fonctionnant dans la tradition des pères fondateurs de l’Europe moderne« .

La partie d’échecs des puissants – et de Sainte-Marthe

Giuseppe Nardi
katholisches.info
10 août 2020
Traduit de l’allemand par Isabelle

(Rome) Les puissants et leur partie d’échecs : c’est en ces termes que l’on pourrait décrire ce qui se prépare actuellement dans les coulisses, sans qu’il soit clair encore s’il s’agit du véritable but ou d’un plan B. Dans les deux cas, le Président du conseil Giuseppe Conte aurait fait son temps. Depuis trois ans, ceux qui exercent une réelle influence ont les yeux fixés sur la péninsule. Et les fils sont noués à Sainte-Marthe.
Tout cela n’a, à première vue, rien à voir avec la religion. Et pourtant ! Celui qui veut comprendre ce qui se passe doit parfois écarter le rideau.

A cause du Brexit, le Sud de l’UE est tenu pour un flanc économique découvert. Il comporte de plus la frontière extérieure, une question brûlante depuis 2015 à cause de l’immigration massive illégale en provenance d’Afrique et d’Asie. Depuis le départ de la Grande-Bretagne, l’Italie est le troisième plus grand pays membre de l’UE après l’Allemagne et la France. Cela explique toute l’attention portée à la personne qui gouverne l’Italie, ou y arrive au pouvoir. Au printemps 2018 se profila à cet égard une « super-catastrophe ».

L’intermède euro-critique

Alors que Bruxelles, Berlin et Paris espéraient encore conjurer le Brexit, arrivèrent au pouvoir, en Autriche et en Italie, des partis qui figuraient sur la liste rouge de l’establishment de l’UE et des globalistes : en Autriche, le FPÖ et, en Italie, la Ligue. Tous deux partenaires minoritaires dans une coalition. Mais l’importance du pays et la nature du partenaire majoritaire de la coalition rendaient la situation à Rome bien plus délicate qu’à Vienne. Le FPÖ pouvait gouverner avec l’ÖVP, tenu pour fiable par Bruxelles. De plus, le chancelier Sebastian Kurz est membre de l’European Council on Foreign Relations (ECFR) de G. Soros : une garantie de choix pour les globalistes. L’Italie par contre, parvint en juin 2018 à une situation tout à fait nouvelle : pour la première fois de son histoire on y avait formé un gouvernement composé exclusivement de personnalités critiques à l’égard de l’UE. Au contraire de ce qui se passait en Autriche, le parti le plus important de la coalition, le M5S, était considéré comme particulièrement peu fiable, car hyper-populiste et peu saisissable dans son programme.

Obéissant aux indications de Sainte-Marthe, des hommes d’Eglise devinrent des critiques bruyants et parfois radicaux du gouvernement. Quand le ministre de l’Intérieur (et président de la Ligue) Matteo Salvini parcourait l’Italie, des banderoles étaient déployées aux façades des églises, et même des couvents, avec des slogans hostiles à sa politique de sécurisation des frontières par l’interruption de la « route de la Méditerranée » pour les filières d’immigration clandestine. Depuis les années 50 du siècle passé on n’avait plus vu un tel degré de politisation, – d’ailleurs dans un tout autre contexte alors, puisqu’on ne pouvait pas exclure une prise du pouvoir violente par les communistes.

Un remaniement insolite

Mais tout cela s’arrangea de manière étonnante en l’espace de quelques mois, précisément vers l’époque des élections européennes en mai 2019. Après seulement neuf mois, une obscure intrigue, en réalité un piège qu’on lui avait tendu, expulsa du gouvernement le FPÖ et propulsa du même coup la carrière du chancelier Kurz. Quelques semaines plus tard, la même chose, par d’autres moyens il est vrai, se produisit en Italie avec la Ligue. Dans les coulisses, le M5S s’était laissé « acheter » à Bruxelles, selon l’expression utilisée par le représentant de la Ligue, Lorenzo Fontana, alors encore ministre des affaires européennes.

Le M5S assura à Ursula von der Leyen les voix nécessaires à son élection à la présidence de la Commission Européenne. Ainsi les choses étaient claires, expliqua Fontana à la fin du mois d’août 2019. Le gouvernement de Rome implosa ; la Ligue en fut écartée et remplacée par le PD, résultat d’une fusion entre la majorité de l’ex PCI (Parti communiste italien) et l’aile gauche de l’ancienne Démocratie chrétienne (DC). En deux mots, les représentants patentés de l’establishment de l’UE reprirent les commandes dont ils avaient été écartés quatorze mois plus tôt. Et Giuseppe Conte, nommé en 2018 par le M5S, mais sans appartenance à aucun parti resta en charge – avec le soutien du Vatican.

Le Vatican, qui avait déjà manifesté de la sympathie envers la personne du Président du conseil, se montra, depuis l’expulsion de la Ligue, ostensiblement amical envers le nouveau gouvernement. Bruxelles a une dette envers Conte, ce qui explique le déroulement des dernières négociations sur le « super-budget corona » de l’UE avec ses gigantesques transferts. Et pourtant, dans son propre pays, Conte essuie le feu des critiques.

Conte critiqué à cause du corona-virus

Les adversaires des mesures radicales contre le corona ont obtenu, au cours de la procédure judiciaire, un accès aux dossiers qui, début mars, ont conduit au « lockdown » [ndlr: suite à la demande expresse de la Fondation Einaudi, voir Les « cas » de covid]. L’Italie était le tout premier état occidental à imposer le confinement à l’ensemble d’un pays et à instaurer la quarantaine. Economie et vie publique s’arrêtèrent. Tous les états européens occidentaux suivirent l’un après l’autre, comme dans un jeu de domino, à l’exception de la Suède. La question posée depuis lors reste ouverte : sur quelle base eut lieu cette mesure radicale ?

Le gouvernement déclara « secret d’état » la prise de décision ; mais les critiques n’en démordirent pas et suivirent la procédure de la juridiction administrative. Quand il apparut que la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat, allait soutenir la requête d’un accès au dossier – l’examen est prévu pour septembre, – le gouvernement Conte, s’est lancé voici quelques jours dans une fuite en avant et a accordé un accès partiel au dossier. Il en ressort que les experts officiels compétents n’avaient recommandé, au début du mois de mars, que des confinements ponctuels en Italie du Nord. Concrètement, il s’agissait de deux communes où le corona était apparu de manière assez massive. Au lieu de cela le gouvernement mit toute l’Italie en quarantaine et fut l’initiateur d’une tendance internationale.

Fut-ce là un trait de génie d’un gouvernement qui ne compte pas d’experts ? Qui donc en fut l’inspirateur si ce n’est pas les experts officiels dont c’était la tâche ? La question est sans réponse à ce jour. Les dommages sont gigantesques.

De mauvais résultats dans les sondages

Avant tout, tous les sondages montrent, depuis l’expulsion de la Ligue en 2019, une majorité pour l’alliance menée par elle entre partis de droite. Si son élan s’est brisé (même ses partisans reprochent à son président Matteo Salvini de n’avoir pas toujours agi avec intelligence dans le sillage de la crise gouvernementale), la Ligue n’en est pas moins traitée, avec 25 à 28 %, comme le parti le plus important. Ses pertes d’opinions favorables dans les sondages ont profité à l’autre parti de droite de l’alliance, les Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni qui se trouve depuis à 15-18 %. Le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi, le plus proche de l’establishment de l’UE, ne se voit plus crédité que de 5 à 8 %.

L’actuel gouvernement de gauche sait, depuis le premier jour de son mandat, qu’il ne dispose en réalité d’aucune majorité et ne peut gouverner que parce qu’il n’y a pas d’élections. Celles-ci arriveront. La chute du gouvernement Conte dans les sondages (il n’est plus aujourd’hui soutenu que par 30 % des italiens) donne lieu à des concertations en coulisses. Les membres du PD, avides de pouvoir, se bousculent pour entrer au palais Chigi, la résidence officielle du Président du conseil. Selon les sondages, ils ont, depuis longtemps, et constamment, dépassé le M5S, passé de 20 à 15 %. Même les Fratelli d’Italia, héritier du parti nationaliste de droite Alleanza Nazionale (AN), ont dépassé d’une tête le M5S qui se révèle une étoile filante aussi prompte à s’éteindre qu’elle le fut à apparaître au firmament.

Le 20 septembre ont lieu, dans sept des vingt régions d’Italie, des élections régionales. Il est d’ores et déjà certain qu’elles seront une débâcle pour le M5S. Le sort réservé à l’actuelle alliance de gauche pourrait déjà décider du sort de Conte comme Président du conseil.

L’alternative avec l’accord de Sainte-Marthe

Depuis quelques semaines, on travaille à une alternative à Conte. Celle-ci pourrait s’appeler Mario Draghi. Ce globaliste qui, de 2011 à 2019, présida la BCE a été nommé par le pape François, le 10 juillet dernier, membre ordinaire de l’Académie pontificale des Sciences sociales. Une nomination qui a attiré l’attention des observateurs.

L’Académie est dirigée par son chancelier, l’évêque de curie Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, le bras politique du pape François ; l’homme pour qui le monde sous François vit un « moment magique » parce que, pour la première fois, le Vatican et l’ONU poursuivent un même agenda ; un homme qui voit la doctrine sociale de l’Eglise réalisée parfaitement dans la Chine communiste, qui tient les opposants à l’avortement pour des « fanatiques » et l’avortement même pour une conséquence de changement climatique provoqué par l’homme. Depuis le début du pontificat, c’est lui qui tricote les fils du changement de paradigme politique que François accomplit. Avant Draghi, l’économiste en chef de l’ONU et néomalthusien Jeffrey Sachs ainsi que le « pape » du changement climatique d’origine anthropique, Hans Joachim Schellnhuber ont été faits membres de l’Académie. Tous deux sont, comme Draghi lui-même, des figures de proue de l’agenda globaliste.

« Mais qu’est-ce qui pourrait bien rapprocher le défenseur argentin des derniers, des opprimés et des pauvres et le représentant des puissants, de l’oligarchie financière et de la ploutocratie globaliste ? Qu’est-ce que le pape des pauvres peut bien avoir affaire avec quelqu’un qui est responsable en Europe d’une boucherie socio-économique ? Qu’est-ce que le vicaire du Christ peut avoir en commun avec un des principaux représentants de la pensée unique, de l’idéologie du politiquement correct et du nouvel humanisme ? »

Ces questions ont été posées tout récemment par le journal catholique indépendant la Nuova Bussola Quotidiana [ndlr: lanuovabq.it/it/da-spadaro-ai-gesuiti-perche-bergoglio-tifa-draghi]. François et Draghi se sont jusqu’ici rencontrés [au moins] deux fois. La première fois, c’était le 19 octobre 2013 au cours d’une audience privée accordée par le pape au chef de la BCE et à sa famille. La deuxième fois, le 6 mai 2016, lorsque François se vit remettre le Prix Charlemagne – non pas à Aix-la-Chapelle, mais exceptionnellement au Vatican, dans le Palais apostolique. Draghi siégeait à cette occasion au milieu des plus hauts représentants de l’UE tant au niveau politique qu’au niveau économique : Angela Merkel, Jean-Claude Juncker (président de la Commission), Martin Schulz (président du Parlement européen) et Donald Tusk (président du Conseil). A l’exception de Merkel, aucun d’eux n’est plus en charge, mais tous ont été remplacés par des sympathisants des mêmes thèses. Le discours de remerciement prononcé par François fut un plaidoyer pour le globalisme, une adhésion aux objectifs des puissants et une confirmation de l’agenda onusien. François dit alors textuellement (propos reproduit d’après la traduction officielle du Vatican) : « Je rêve d’un nouvel humanisme européen ».

Le rêve d’un « nouvel humanisme“ était le fil rouge qui courait à travers toute l’allocution. Quel que soit le rédacteur de ce discours, il a, en tout cas, oublié de mentionner quelque chose ou quelqu’un qui, dans ce genre d’occasions joue à Sainte-Marthe un rôle de plus en plus réduit : Jésus-Christ. Dans l’entourage du pape régnant, beaucoup semblent d’avis que le « nouvel humanisme » peut être réalisé sans le Fils de Dieu, qui serait plutôt un obstacle à la réalisation des trois objectifs que François, en recevant le prix Charlemagne, a résumés comme suit : « capacité d’intégrer, capacité de dialoguer et capacité de générer ».

Ainsi se pose une nouvelle fois la question : Qu’est ce qui relie le pape Bergoglio et le globaliste Draghi ?

Antonio Spadaro et la Civilta cattolica

Quand on pose cette question à des personnes bien informées, on reçoit comme réponse un nom : Antonio Spadaro, jésuite comme François et directeur de la revue jésuite La Civilta Cattolica. Draghi lui-même est diplômé de « Massimiliano Massimo », le prestigieux collège jésuite de Rome, où il a passé toute sa scolarité depuis la maternelle jusqu’au bac.

Après un doctorat en sciences économiques au Mas­sa­chu­setts Insti­tu­te of Tech­no­lo­gy (MIT, USA) réalisé dans l’esprit de Keynes et après avoir assuré des charges d’enseignement dans diverses universités italiennes, il est nommé, en 1984, à l’âge de 37 ans, directeur exécutif italien de la Banque Mondiale. En 1991, il devient directeur général au ministère italien des finances. A cette époque il accomplit la plus grande vague de privatisations de toute l’histoire du continent européen. C’était le billet d’entrée de l’Italie dans l’union monétaire pour laquelle, le pays – comme tous le savaient – ne remplissait pas les conditions. Mais les privatisations satisfaisaient certains groupes d’intérêt qui en tiraient de gigantesques bénéfices. S’il n’y avait eu déjà, en la personne de Romano Prodi, un Italien à la tête de la Commission européenne, c’aurait été Draghi et non Horst Köhler, le président fédéral allemand, qui aurait été en 2000 récompensé avec le poste de directeur général du FMI. A titre de compensation, Draghi reçut la présidence de la commission de l’économie et des finances de l’UE. Son ascension se poursuit avec un poste qui lui confère un plus grand pouvoir ; en 2002, il devient « managing director » et vice-président de la plus grande banque d’investissement au monde, Goldmanns Sachs International, une de ces entreprises du Gotha de la finance, qui place ses propres collaborateurs aux postes de décideurs au plus haut niveau de la politique et de l’économie. Il en alla ainsi pour Draghi qui devint en 2005 gouverneur de la Banca d’Italia. Un poste qu’il troqua en 2011 pour celui de directeur de la BCE. Une biographie qui montre, sans aucun doute, qu’il fait partie des puissants et comme tel appartient à un réseau très serré qui tient à préserver son influence.

Les fils qui se sont noués entre Sainte-Marthe et Draghi remontent plus loin dans le temps. Le 2 Novembre 2019, La Civilta Cattolica publiait un éloge du mandat de Draghi à la BCE, qui arrivait alors à son terme. L’article comprend pas moins de 13 pages et a pour titre : « La contribution de Mario Draghi à l’Europe » ; il est de la plume du jésuite et docteur en sciences économiques Guido Ruta. L’action de Draghi, dit Ruta, fut « décisive pour le sauvetage de l’union économique et monétaire ». Ce pourrait être « l’opportunité exceptionnelle » pour compléter l’unification européenne dans l’UE, dans la mesure où tous les offensives « populistes » des eurocritiques et eurosceptiques seraient une fois pour toutes neutralisées par « l’achèvement » de l’union politique. Draghi, ajoute le jésuite, en aurait créé les conditions nécessaires.

C’est aussi le P. Ruta qui à l’époque proposa d’amener Draghi à la politique pour contrecarrer les slogans « populistes » et les aspirations à un retour aux monnaies nationales. Des observateurs font remarquer que quelqu’un qui ne lirait pas La Civilta Cattolica sur la page de titre, pourrait croire qu’il lit le Financial Times ou le Wall Street Journal. Depuis avril 2020, cinq mois après la publication de l’article, Draghi a été, à plusieurs reprises, nommé comme successeur possible de Giuseppe Conte pour être le futur Président du conseil. De cet article de la revue romaine des jésuites, court une route directe vers la nomination de Draghi comme membre titulaire de l’Académie Pontificale des sciences sociales.

Après l’exemple de Mario Monti, lui aussi sous contrat chez Goldman Sachs, Draghi pourrait être tout près du saut qui le propulsera au palais Chigi et venir grossir les rangs des représentants de Goldman Sachs prêtés à la politique. Il a déjà la bénédiction de La Civilta Cattolica (la revue romaine des jésuites) et celle de Sainte-Marthe.


(*) Annexe:

Comment se débarrasser de Giuseppe Conte

Le site Chiesa e Post-Concilio a reproduit ces jours-ci un article daté du 3 septembre dernier, qui est une confirmation ultérieure de l’irrésistible ascension de Mario Draghi. Extrait:

Samedi soir dernier [30 août], il y avait une file insolite de voitures bleues devant la maison de Mario Draghi.
Les médias n’ont pas divulgué les noms des personnages qui ont participé à cette rencontre inhabituelle, mais il n’est pas difficile d’imaginer qu’il s’agissait de personnalités de haut niveau.
Ce qui s’est passé dans l’appartement romain de l’ancien gouverneur de Bankitalia ressemble beaucoup à une antichambre de consultations en tant que prochain président du Conseil in pectore.
Mario Draghi est déjà en train de bouger et de parler comme s’il était au palais Chigi [résidence du premier ministre].
Avant cette rencontre, l’homme de Goldman Sachs avait prononcé un discours dans le parterre annuel de Communion et Libération [à Rimini], dans lequel il a porté des accusations contre ceux qui « mettent en danger l’avenir des jeunes ».
Si Draghi voulait vraiment identifier le responsable de la vie d’incertitude et de précarité permanente dans laquelle l’application féroce de la horde et des doctrines néo-libérales imposées par Bruxelles et la grande finance internationale ont réduit les jeunes générations, il n’aurait eu qu’à se regarder dans le miroir.
En effet, Draghi a été l’un des exécuteurs les plus féroces et les plus impitoyables du plan économique du Nouvel Ordre Mondial, qui a donné naissance, déjà dans les années 70, à la désindustrialisation des décennies suivantes.
Aujourd’hui, après Rimini , l’homme qui a sauvé l’euro et condamné la Grèce à la plus grave dévastation économique jamais vue après la guerre, ensevelie sous les dettes par les organismes au service de la finance néolibérale, s’est à nouveau exprimé et l’a fait au Congrès européen de cardiologie.

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Ici, Draghi a été encore plus explicite.
Il a clairement dit que nous ne sortirons de la crise du Covid que grâce au « vaccin et à des tests et un suivi de masse » qui, selon son idée, devrait devenir la nouvelle norme.
La surveillance de masse sera donc l’élément clé de ce nouveau totalitarisme mondial.
Ceux qui ont encore le don de la raison n’ont pas de mal à comprendre que le prétendu prétexte de la protection de la santé n’est qu’une façade pour donner naissance à une société qui est exactement celle conçue par l’élite mondialiste.(…)
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Draghi le sait parfaitement, tout comme il sait que c’est lui, et non Conte, qui a été désigné par la hiérarchie supranationale pour conduire l’Italie vers la dernière phase du Nouvel Ordre Mondial.
(…)
En coulisses, Draghi a patiemment tissé sa toile et n’attend que le cours des événements de cette crise pour l’emmener au Palais Chigi.

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Au front déjà compact qui le soutient s’ajoute l’un des principaux représentants du mondialisme, Bergoglio, qui a bien voulu lui attribuer un poste prestigieux à l’Académie des sciences sociales.

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LES ÉLITES ONT DÉJÀ COMMENCÉ À SE DÉBARRASSER DE CONTE
C’est un autre signal à prendre en considération car il signifie que Giuseppe Conte, jusqu’à il y a quelques mois ardemment soutenu par le courant anti-catholique et pro-maçonnique proche de Bergoglio, a été pratiquement déchargé.
Ce n’est pas un hasard si, depuis un certain temps, les médias ont déjà commencé à lui tourner le dos. Comme par magie, on commence à voir des articles jusqu’à il y a un mois impensables sur les médias mainstream.
La Repubblica, avec un timing qu’il serait réducteur de qualifier d’opportun, a divulgué une étude qui aurait déjà été à la disposition du gouvernement depuis février dernier, selon laquelle le coronavirus aurait pu conduire à un effondrement des services de soins intensifs et il a donc été recommandé d’établir immédiatement des zones rouges.
L’opération que met en œuvre le système est aussi simple que diabolique. On se défait de Conte en lui collant la responsabilité de ne pas avoir agi à temps pour arrêter les effets du Covid.
En d’autres termes, on fait d’une pierre deux coups. On se débarrasse de Conte qui n’est plus nécessaire à ce stade, grillé pour avoir privé les Italiens de leur liberté et pour avoir conduit le pays à l’effondrement économique, et en même temps on continue à faire croire aux masses que ce virus est de fait mortel, alors que les autopsies pratiquées par les médecins à Bergame et à Milan ont prouvé que ce n’est pas l’agent viral qui a tué, mais les mauvaises thérapies.
Mais si cette horrible vérité devait faire l’objet d’une enquête, c’est tout le système de santé italien qui devrait être passé au crible et les dommages causés à l’establishment seraient probablement trop importants.
Il est beaucoup plus pratique et utile de continuer à agiter l’épouvantail du virus mortel et de dire que Conte n’a pas agi à temps pour l’arrêter.

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À ce point, les médias qui ont défendu l’ancien avocat du peuple [Conte est avocat] de manière compacte vont faire connaître l’élève du cardinal Silvestrini [càd Conte, cf. Mort à 95 ans du cardinal Silvestrini] aux masses tout en continuant à préparer le terrain pour Draghi.

(…)

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