Après Giorgio Agamben, c’est au tour de Massimo Cacciari , qu’on ne peut pas lui non plus qualifier de complotiste d’extrême droite (ex-PCI, ex-maire de Venise PD)! Dans un entretien avec la Stampa (preuve que la presse transalpine la plus mainstream commence à avoir des doutes -prélude, peut-être à un sauve-qui-peut général… – en tout cas plus qu’en France) il expose, en six points, ses objections raisonnables, bien résumées ici sur le blog de Nicola Porro.

Le Green Pass démoli en 6 points par Cacciari

Après que Massimo Cacciari et Giorgio Agamben aient été qualifiés de « no vax » en raison de leur intelligente intervention sur la limitation de la liberté au nom de la lutte contre le coronavirus, le philosophe vénitien a pris la plume pour mieux cristalliser sa pensée. Dans un long article publié dans La Stampa, que nous résumons en six points, il démolit les talibans du Green Pass, tirant la sonnette d’alarme sur le « signal de danger » que le passeport exprime.

1) La première question concerne cet « état d’exception » en matière de droits qui, depuis quelque temps, « conditionne, affaiblit, limite les libertés et les droits fondamentaux ». Le Green Pass, écrit Cacciari, n’est que le dernier « règlement confus et contradictoire » émis par le gouvernement. Pourquoi l’instituer peu après les célébrations de l’Euro (de football) (avec une rave party au Palazzo Chigi [résidence du premier ministre, ndt])? Et pourquoi considérer qu’il est si urgent « si la campagne de vaccination se déroule à un rythme rapide » ? En septembre, la majorité des Italiens auront leur dose, et pourtant on nous impose toujours le laissez-passer. « Pas assez de vaccins ? Y a-t-il une crainte qu’ils ne fonctionnent pas ? » demande Cacciari. Car de cette manière, le passeport « ne serait rien d’autre qu’un moyen subreptice de prolonger indéfiniment – peut-être avec des vaccinations répétées – une sorte de micro-lockdown« .

2) Deuxième point : le Green Pass risque de conduire à la « dérive » d’une « société de surveillance et de punition ». Parce que « toute mesure discriminatoire entre les citoyens » porte atteinte aux principes de la démocratie.

3) Troisièmement, le fait d’être contre le Green Pass, ou même simplement dubitatif, ne signifie pas être « no vax ». Au contraire : c’est très grave, dit Cacciari, que « sous cette étiquette, la grande majorité de la presse et des médias se débarrasse de toute opinion critique ». C’est de la « discrimination ».

4) Le philosophe se pose alors des questions. Et il les adresse à ceux qui prônent avec fidéisme la vaccination obligatoire ou les restrictions du type « Green Pass ». Tout d’abord : « Que pense la Science du document Pfitzer complet, dans lequel il est ouvertement affirmé qu’il n’est pas possible de prévoir les effets du vaccin à long terme, puisque les procédures prévues n’ont pas pu être suivies (seulement 12 mois d’expérimentation contre les années nécessaires pour une grippe normale) ? ». Deuxièmement : « Est-il vrai ou non que les tests visant à établir la génotoxicité et la cancérotoxicité des vaccins utilisés ne seront pas terminés avant octobre 22? ». Troisièmement : « Est-il vrai ou non que, si le ministère de la santé lui-même a déclaré que l’administration du vaccin est soumise à des conditions et sur une base provisoire, aucun protocole n’a encore été établi en ce qui concerne les personnes immunodéprimées ou celles souffrant d’allergies graves ? ». Quatrièmement : « Vrai ou faux que les cas de myocardite précoce chez les jeunes ayant reçu le vaccin ont augmenté de manière extrêmement significative ? ».

5) Pour Cacciari, les vaccins doivent également constituer un « choix conscient ». Il ne faut pas se focaliser sur les impositions. Le philosophe cite en effet le scientifique R.W.. Malone [(*)]: puisque « le gouvernement (il fait référence aux États-Unis) n’est pas transparent sur les risques encourus », alors « les gens ont le droit de décider d’accepter ou non les vaccins ». Sans que les journalistes ne pointent du doigt et n’apposent l’étiquette infamante de « no vax ».

6) La réflexion se termine enfin sur les questions juridiques. Sur le plan du droit, serait-il légitime d’imposer la vaccination ? Après tout, « il existe de nombreuses autres maladies infectieuses » : prévoirons-nous « le Green Pass aussi pour la rougeole, la scarlatine, la mauvaise toux ? » Cacciari a de nombreux doutes : « La règle qui empêche de monter dans un train avec de la fièvre sera-t-elle valable ad vitam eternam? Allons-nous interdire la fièvre, qu’elle soit due à la peste ou à une indigestion ? Allons-nous mettre notre état de santé sur notre carte d’identité ? ».

Ce sont toutes des considérations sur lesquelles il serait juste de réfléchir. Peut-être librement. Sans risquer d’être taxé de « no vax » ou de « populiste de trottoir ».

Ndt

[(*)] Robert Malone. Spécialiste des maladies infectieuses. Il a été un des pionniers de la technologie de l’ARN messager et a participé à son développement. En juin 2021, il s’est exprimé sur la toxicité de la protéine Spike utilisée dans le vaccin à ARNm contre le Covid-19 et a demandé à ce que l’innocuité de la version utilisée dans ce dernier soit démontrée (wikipedia).

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