… comme je le disais ce matin (Les silences de François). Vik van Brantegem (korazym.org) poursuit son enquête et ses réflexions. Il cite de nouveau Renato Farina. La cible finale, selon lui, est rien de moins que « la Papauté et l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». Les preuves s’accumulent en ce sens (voir aussi ce qui se passe en France).

http://www.korazym.org/70579/il-missile-a-ratzinger-e-anche-unavvertimento-a-bergoglio-che-non-difenda-piu-i-muri-maestri-altrimenti-sistemano-anche-lui-lobiettivo-finale-la-chiesa/

Le missile sur Ratzinger est aussi un avertissement à Bergoglio (qu’il doit cesser de défendre les murs porteurs [de l’Eglise], sinon ils l’arrangeront lui aussi).

L’objectif final : l’Église

Nous poursuivons nos réflexions sur l’affaire du missile direct et frontal contre Sa Sainteté le Pape émérite Benoît XVI (Joseph Ratzinger est toujours une cible facile), mais qui est aussi un avertissement menaçant et un défi au Pape régnant François (Jorge Bergoglio dont la révolution annoncée n’a pas décollé et qui a très bien compris la dynamique). Cible finale de l’attaque de la congrégation hérétique et schismatique allemande avec le missile fabriqué par le Vatican : le Pape, le Pontificat, la Papauté et l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Avec les applaudissements des forces du Mal qui visent à la solution finale de la chrétienté.

Vik van Brantegem

Ils veulent renverser l’Église
Ils s’en prennent à Ratzinger pour défier et frapper Bergoglio
La critique de Benoît XVI ne vise qu’à prôner une révolution dans l’Église qui, en Allemagne, a déjà été un fiasco total


par Renato Farina
Libero Quotidiano, 24 janvier 2022

Accrochez-vous. L’attaque contre Ratzinger est directe et frontale. Jusque là, c’est évident. Mais l’arrogance avec laquelle il est attaqué se veut aussi un avertissement menaçant pour Bergoglio.

En général, la vérité est révélée par un cas fortuit, un accident de plume ou un excès d’intelligence. Pour cela, nous devons remercier Gad Lerner [ndt: Il avait « modéré » en 2000 un débat entre le cardinal Ratzinger – qui avait eu la courtoisie de s’y prêter, on voit comme Lerner le remercie! – et le philosophe athée Florès d’Acais, débat qui avait donné lieu à un livre: benoit-et-moi.fr/2013-III/benoit/joseph-ratzinger-et-flores-dacas] et son article dans Il Fatto Quotidiano paru samedi dernier. Le néo-vaticaniste [ironique!], commente le silence étrange mielleux, quasi complaisant, avec lequel l’Eglise (y compris, selon lui, même François) a accueilli le dossier contre le pape émérite, accusé de complicité avec « au moins quatre cas de pédophilie » lorsqu’il était archevêque de Munich entre 1978 et 1982.

Lerner ne prend pas position sur ce cas spécifique. Mais il juge clairement à quel point ce dernier scandale qui souille la robe blanche de Benoît XVI n’humilie pas son caractère moral, mais déstabilise l’essence même du catholicisme apostolique romain. Le pape Benoît a vanté la beauté de la rencontre avec le Christ à travers cette pauvre église, malgré sa saleté. Il l’a proposé de manière enchanteresse comme une voie de salut pour l’humanité blessée.

Foutaises, dit Lerner. L’implication du candide Ratzinger est la preuve que ce n’est pas une question de bonnes personnes, le fait est que l’Eglise catholique est une histoire criminelle. Le crime de pédophilie et les abus sexuels lui sont inhérents. Pour se sauver, l’Église doit changer radicalement. Elle doit accepter le « cataclysme ». « La doctrine va changer et les règles du droit canonique vont changer ». Mais elle doit d’abord, sans se défendre, laisser « s’écrouler les murs, y compris les murs maîtres de l’Église ». Ce ne sont pas les prêtres qui sont mauvais, comme cela arrive aussi chez les géomètres et les coiffeurs. Dans leur cas, c’est qu’ils sont programmés pour abuser des mineurs. « Il est évident, écrit Lerner, que ces pratiques abusives ont à voir avec la nature hiérarchique et patriarcale même qui différencie l’Église catholique… des autres organisations religieuses. »

Bref. Si l’Église ne veut pas être mise hors la loi en tant que danger public, elle doit faire une révolution. Quel culot ! Il est vraiment singulier que Gad Lerner n’identifie pas l’histoire criminelle du vingtième siècle au communisme, et ne rêve pas d’élaborer un jugement sur l’idéologie néfaste et la pratique conséquente des groupes qui ont dominé la scène violente de la société italienne dans les années 70. C’est là, dans ces milieux, que l’on théorise le sexe libre sans responsabilité, et les théoriciens de la pédophilie ne manquent pas parmi les maîtres à penser de 1968.

Ici la critique laïco-progressiste se combine avec le désir de donner un coup de fouet à un Bergoglio qui, après ses promesses et prémisses initiales, semble trop lié [à leurs yeux!!] à la tradition vivante de l’Église. Cette révolution de l’Église, dans la doctrine et le droit canonique, est exactement ce qui a été préconisé et déjà pratiqué en Allemagne : ouverture au sacerdoce féminin, mariage gay, mariage des prêtres, divorce accepté et avortement excusable : tout cela pour prévenir la pédophilie et redonner de l’attrait au message chrétien. La révolution allemande s’est avérée être non seulement une trahison du « depositum fidei », mais un fiasco solennel. Des églises vides, un poids culturel nul. Seuls abondent la présomption et l’argent.

L’avertissement

D’où l’avertissement que François a très bien compris, évitant les chocs frontaux néfastes. Les mêmes milieux qui l’encensaient le considèrent aujourd’hui comme incontrôlable, trop libre et anticonformiste par rapport aux diktats du politiquement correct : dénatalité, souveraineté des peuples, avortement, euthanasie, ouverture aux mariages homosexuels.

La révolution qu’il avait annoncée aurait perdu sa force de propulsion.

D’où l’attaque contre Ratzinger (zéro preuve, suggestion propagandiste) et l’avertissement au Pape, qu’il ne doit plus défendre les murs-maître, sinon ils l’arrangeront lui aussi. Gad Lerner écrit, peut-être de manière prémonitoire :

« Comme on le sait, même Bergoglio n’a pas été exempt de critiques concernant ses relations avec la junte militaire argentine ».

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