Mgr Strickland est certainement un bon et saint prêtre pour lequel j’ai la plus grande estime. Très actif sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa vive inquiétude après la nomination d’un évêque « ouvertement favorable au diaconat féminin » Mgr Shane Mackinlay comme archevêque de Brisbane, troisième ville d’Australie.
Statement from Bishop Joseph E. Strickland
— Bishop J. Strickland (@BishStrickland) June 18, 2025
On the Appointment of Bishop Shane Mackinlay as Archbishop of Brisbane
June 18, 2025
With deep concern for the faithful of the Church, I feel compelled to address the recent appointment of Bishop Shane Mackinlay as Archbishop of… pic.twitter.com/4yLkhRukZu
Je ne sais pas si ses craintes sont fondées, l’avenir le dira.
Mais personnellement, je n’ai pas l’intention de passer mon temps à scruter à la loupe les nominations effectuées par Léon XIV (ce qu’AM Valli appelait « lui chercher des poux sur la tête »). Ce n’est pas mon rôle. Nous n’avons pas toutes les données et nous ignorons pour le moment ses motifs. Il se peut même que la nomination soit un legs imposé par El Papa, et déjà dans les cartons. Je ne suis pas le pape, Mgr Strickland non plus, du reste, et ce n’est pas à lui que le Seigneur a choisi de confier les Clés.
D’ailleurs, même Benoît XVI, que je vénère profondément, a fait des nominations catastrophiques: qu’on pense aux Paglia, Tagle et autres Marx. Et je ne parle pas de Jean Paul II (adepte du « un colpo al cerchio e uno alla botte »).
Je continue à penser qu’il faut donner du temps au temps (pour reprendre une formule célèbre) et faire confiance au nouveau pape. Il a donné jusqu’à présent beaucoup trop de signes positifs pour que ce soit uniquement un hasard – ou une façade. Et nous avons suffisamment critiqué Bergoglio qui a enchaîné les signes radicalement opposés, piétinant tous les symboles, pour ne pas nous réjouir au moins des apparences données par Léon XIV. Même si je ne suis pas naïve au point d’imaginer qu’avec lui, on va remonter le temps de plus d’un demi-siècle!
Je cite De Gaulle dans un célèbre discours de 1960 (et dans un tout autre contexte, c’est vrai: celui de la décolonisation)
Il est tout à fait naturel qu’on ressente de la nostalgie (…) , tout comme on peut regretter la douceur des lampes a huile, la splendeur de la marine a voile, le charme du temps des équipages.
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https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf88026987/allocution-radiodiffusee-et-televisee-du-general-de-gaulle
Je conclus en donnant la parole à une voix beaucoup plus autorisée que la mienne, par sa vaste culture historique et sa grande connaissance de l’Eglise:
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