Récemment, une étude menée par un graphiste brésilien spécialisé dans les images 3D, censée prouver une fois de plus que le drap qui a enveloppé le corps du Christ était un faux, a fait grand bruit.
Marco Tosatti, grand connaisseur du Linceul, sur lequel il a écrit un livre, pose, à travers une lettre de lecteur, LA question qui tue: QUI paie ces « études »? (pourquoi, on se doute). A relier à une remarque, non moins préoccupante, soulevée dans la revue de géopolitique « Limes »:
« le véritable défi [pour le pape] à l’horizon ne réside pas tant dans l’avancée des évangéliques et la concurrence de l’islam, mais plutôt dans les progrès de la recherche archéologique, centrée sur le Christ historique, recherche qui depuis longtemps traque toutes les traces laissées par Jésus et ses premiers disciples en Terre Sainte »
Mais qui paie les archéologues (& Co) qui tentent de prouver que le Saint Suaire serait un faux ?
Voici un message écrit par un ami cher qui, pour des raisons personnelles impérieuses, préfère rester anonyme.
Ces derniers jours, j’ai vu que le journal de Turin [ndt: La Stampa, que Tosatti connaît bien pour y avoir travaillé pendant des années comme vaticaniste, jusqu’en 2008, quand ses positions anti-Bergoglio l’ont gentiment poussé vers la sortie] publiait une nouvelle tentative pour nous convaincre que le Saint Suaire est un faux médiéval. Je m’intéresse à ce sujet depuis de nombreuses années, j’ai même écrit un livre à ce sujet [Inchiesta sulla Sindone. Segreti e misteri del sudario di Gesù, 2009], et avant que quiconque ne me convainque de la thèse du faux médiéval, il faudrait m’expliquer scientifiquement quelques éléments troublants (…)
Marco Tosatti
Faut-il se méfier des archéologues ? Plus que des protestants et des musulmans ?
Cher Marco, permets-moi de garder l’anonymat, car ce que je vais écrire est sérieux, mais il est dangereux pour moi de m’exposer, tu sais pourquoi.
Il existe deux reliques, peut-être pas pour tout le monde, qui sont fondamentales pour la foi catholique, mais que beaucoup d’entre nous considèrent comme un défi : le Saint Suaire et la Maison de Lorette. Concernant le Saint Suaire, l’Église a toujours intelligemment mis la science au défi de prouver son inauthenticité. Elle n’y est jamais parvenue!
Imaginez que les détracteurs du Saint Suaire, ne sachant plus quoi faire, se sont même adressés en août de cette année (2025) à un graphiste brésilien (un certain Cicero Moraes), expert en reconstruction d’images tridimensionnelles, pour réaffirmer son inauthenticité (cette fois-ci sans même avoir besoin du test au carbone 14).
Cela fait plus de 800 ans que l’on tente de nier sa véracité.
Mais le plus beau reste à venir… directement aux origines
Dans le numéro 5/2025 de Limes, un intellectuel talentueux et renommé (Germano Dottori) explique que, parlant des défis stratégiques du pape Prevost et de la menace existentielle pour le christianisme,
« le véritable défi à l’horizon ne réside pas tant dans l’avancée des évangéliques et la concurrence de l’islam, mais plutôt dans les progrès de la recherche archéologique, centrée sur le Christ historique, recherche qui depuis longtemps traque toutes les traces laissées par Jésus et ses premiers disciples en Terre Sainte » (les terres de Joseph d’Arimathie ?) [ndt: donc le tombeau de Jésus].
Il poursuit :
« La véracité des principaux dogmes chrétiens est désormais constamment exposée au risque d’être réfutée par des découvertes déstabilisantes… ».
D’où (grâce, je suppose, au prédécesseur de Léon XIV) « la tentative de fortifier préventivement le christianisme en le modernisant dans une direction qui puisse relativiser le sens du miracle et des mystères, en soulignant leur valeur symbolique ».(C’est-à-dire que la résurrection équivaut à une régénération spirituelle).
Comme le théologien Bultmann a déjà tenté de l’expliquer dans les années 1970 avec sa « démystification ».
Mais aussi comme l’avait fait Arius au IVe siècle jusqu’au concile de Nicée.
Je conclus, même si j’aurais encore beaucoup à dire.
Mais qui paie ces archéologues qui recherchent avec tant de ferveur le tombeau (vide) du Christ ? QUI investit autant d’argent pour prouver que Jésus n’était pas Dieu incarné et ressuscité ?
Je comprends que certains pensent qu’on ne peut pas croire en la science si on croit aux miracles et qu’il faut à tout prix donner des explications scientifiques au surnaturel. Mais ne se rendent-ils pas compte que le résultat est inverse ? Qu’ainsi, en observant tous les efforts déployés et l’argent investi pour rien, on renforce la conviction de la vérité de la Genèse divine ? Et de la tentation de l’homme qui veut se faire Dieu en le niant ?