En marge de la présentation de ses lettres de créance par le nouvel ambassadeur américain près le Saint-Siège, Brian Francis Burch, nommé par Donald Trump, et au terme d’un marathon polémique qui dure depuis décembre 2024.
Burch a évoqué devant Léon XIV le meurtre du jeune activiste conservateur tué par un sniper bien entraîné le 10 septembre dernier dans l’Utah.
Léon XIV a assuré qu’il prierait pour la victime et sa famille, ce qui ne l’engage à rien, mais il n’a fait aucune déclaration publique.
On est très loin de la réaction hystérique de El Papa, de la « cour bergoglienne (et de l’ensemble des médias du Vatican) en 2020, après la mort du petit délinquant George Floyd, suite à une interpellation violente par la police.

La question est la suivante :
quelle est encore l’influence de la cour bergoglienne ?
Et Leo XIV souhaite-t-il s’en libérer ?
(Giuseppe Nardi)
Le nouvel ambassadeur américain auprès du Saint-Siège accrédité
George Floyd, Charlie Kirk et le deux poids deux mesures
La grande ombre de Bergoglio
Giuseppe Nardi
Le pape Léon XIV a reçu samedi Brian Francis Burch, le nouvel ambassadeur américain auprès du Saint-Siège.
La nomination de Brian Francis Burch au poste de nouvel ambassadeur des États-Unis auprès du Saint-Siège, intervenue en décembre 2024 après l’élection de Donald Trump, a été dès le début un objet de controverse dans les milieux progressistes. La simple annonce du nom de ce nouveau venu dans le monde diplomatique a suscité une vive agitation au sein de la cour bergoglienne.
Le biographe de François, Austen Ivereigh, s’est montré particulièrement indigné, appelant sur les réseaux sociaux à opposer un veto à la nomination américaine.
Mais qu’est-ce qui a indigné les bergogliens aux États-Unis et au Vatican ?
Après avoir occupé pendant des années des postes de direction dans le secteur privé, Brian Francis Burch, qui avait étudié la philosophie politique, était devenu président d’associations catholiques conservatrices telles que Catholic Vote Civic Action et Catholic Vote Education Fund.
Ces organisations se concentrent sur la promotion des valeurs de la doctrine catholique dans la politique américaine, par exemple la protection de la vie, la liberté religieuse, la politique fondée sur des valeurs, la promotion du mariage et de la famille, l’éducation scolaire fondée sur des valeurs et la liberté des parents de choisir l’école de leurs enfants, et surtout la défense contre le relativisme et la protection des enfants contre l’idéologie du genre. Tout ce que les hommes d’Eglise proches des démocrates ont apparemment du mal à accepter.
(…)
Cependant, le pape n’a pas opposé son veto à la nomination de Burch. Et le 2 août 2025, le Sénat américain a confirmé l’envoi de Burch à Rome.
Le 1er septembre 2025, le nouvel ambassadeur a remis ses lettres de créance à Mgr Edgar Peña Parra, substitut de la Secrétairerie d’État du Vatican.
Cet acte formel marque le début du mandat officiel de Burch. Mais c’est l’audience accordée par le pape Léon XIV le 13 septembre 2025 qui a fait la une des journaux.
Selon le rapport de l’ambassade américaine,
l’audience privée au Palais apostolique a porté non seulement sur des questions de politique mondiale, mais aussi très concrètement sur les conflits et les défis mondiaux les plus sensibles du moment. La discussion a porté sur la guerre en Ukraine, la crise persistante à Gaza et les relations complexes du Vatican avec la République populaire de Chine. Le nouvel ambassadeur et le pape ont également échangé leurs points de vue sur le développement révolutionnaire de l’intelligence artificielle, un sujet qui occupe une place de plus en plus importante dans la politique internationale.
L’ambassadeur Burch a également rappelé le terrible assassinat de l’activiste américain Charlie Kirk. Le pape Léon XIV a exprimé sa sympathie aux proches de la victime et a réaffirmé que « les différends politiques ne doivent jamais être résolus par la violence ». Le pape a souligné qu’il prierait pour la famille de la victime.
L’ambassadeur Burch a lui-même qualifié cette rencontre d’« extrêmement chaleureuse » et a souligné que la conversation avait été comme une rencontre avec un vieil ami à Chicago, un moment qui a harmonieusement réuni les aspects personnels et diplomatiques de cette rencontre.
Cette audience a mis en évidence l’interaction de plus en plus complexe entre la diplomatie mondiale, les tensions politiques actuelles et les relations uniques entre les États-Unis et le Saint-Siège. À un moment où les conflits géopolitiques et les révolutions technologiques façonnent tout autant la politique internationale, une coopération étroite est essentielle pour relever les défis futurs.
Telle est la version de l’ambassade américaine.
Le Vatican n’a pas encore fait de déclaration à ce sujet.
Le pape Léon XIV et le Vatican ne se sont pas encore exprimés publiquement sur le meurtre de Charlie Kirk.
La réaction du Vatican avait été très différente en 2020 après la mort du petit délinquant George Floyd à Minneapolis, après son arrestation par la police.
Floyd est mort à la suite du recours à la force, disproportionné, bien que non intentionnel, de la part de la police. Lors de son arrestation, un policier a appuyé pendant un long moment sur le cou de Floyd, provoquant sa mort par asphyxie. Le policier n’avait pas l’intention de tuer Floyd, mais le recours à une force excessive était disproportionné et illicite.
Le pape François et le Vatican se sont exprimés sur la mort de Floyd. Dans une série de déclarations, François s’est dit « très préoccupé » et a souligné l’importance du respect de la dignité humaine et du rejet du racisme.
Quelques jours seulement après la mort de Floyd, François a évoqué l’événement lors d’une prière publique sur la place Saint-Pierre. Il a condamné la mort « brutale » de Floyd et critiqué « le racisme et la violence ». François s’est prononcé contre « toute forme de discrimination et d’injustice ».
François s’est également montré préoccupé par la recrudescence de la violence qui a suivi la mort de Floyd aux États-Unis, tout en soulignant la légitimité de la lutte pour la justice sociale.
Au total, François s’est exprimé à plusieurs reprises sur cet événement, d’une manière qui a été interprétée comme une sympathie indirecte pour Black Lives Matter et les réactions politiques initiées par la gauche politique.
La réaction du Vatican est aujourd’hui tout autre en ce qui concerne le meurtre de sang-froid de Charlie Kirk.
Il existe pourtant une différence juridique flagrante entre les deux cas: négligence contre intention.
La réaction du Saint-Siège est inversement proportionnelle à la gravité des faits. Hier dimanche, après sa rencontre avec le nouvel ambassadeur, Léon XIV ne s’est pas exprimé publiquement lors de l’Angélus sur la place Saint-Pierre.
Mais il semble que la couleur politique détermine à la fois le degré de sympathie et de compassion, ainsi que celui de la condamnation et du rejet d’un crime.
La question est la suivante : quelle est encore l’influence de la cour bergoglienne ? Et Leo XIV souhaite-t-il s’en libérer ?