Venant d’AM Valli (lui-même pèche sans doute par modestie!), c’est la réaction d’un catholique de base, peu familier des arguties théologiques, mais qui ressent plus ou moins confusément tout ce que cette décision a de mesquin et de fallacieux (et j’ajoute: d’autant plus qu’elle a implicitement la caution du pape lui-même), prétendant apporter une réponse urgente à une question que personne ne s’est jamais posée en dehors de la hiérarchie qui occupe actuellement les palais sacrés.
La question futile (ou luciférienne ?) soulevée par la note doctrinale
ne peut venir que de ceux qui ont perdu la foi.
- Voir aussi: Tucho et la co-rédemption mariale
Note doctrinale ? Non, papier bon pour la corbeille
Je ne suis pas un expert en mariologie et je ne suis donc pas habilité à intervenir au sujet de la note doctrinale « Mater populi fidelis » du Dicastère pour la doctrine de la foi.
Pour être honnête, s’agissant d’un document provenant de la société Tucho Fernández & Co., je ne l’aurais même pas lu : on ne peut s’attendre à rien d’autre qu’à quelque chose dont il vaut mieux se tenir à l’écart.
Cependant, la réaction véhémente de nombreux amis m’a fait comprendre qu’il était impossible de l’ignorer. L’attaque était trop effrontée, l’opération trop indigne. C’est pourquoi j’ai publié ici de nombreuses interventions d’auteurs bien plus compétents que moi.
Le fait que Marie soit corédemptrice ne devrait même pas faire l’objet d’un débat. Pour envoyer son Fils parmi nous, le Père s’est confié à elle, à son « oui ». Sans Marie, pas de Jésus. Sans son consentement, pas d’Incarnation. Sans Incarnation, pas de Rédemption. On ne peut être plus corédemptrice que cela !
La question futile (ou luciférienne ?) soulevée par la note doctrinale ne peut venir que de ceux qui ont perdu la foi. Du reste, effacer ou réduire l’empreinte mariale du catholicisme est typique des apostats.
Quelqu’un a dit : la Note naît de la nécessité de ne pas irriter les « frères séparés » protestants, pour lesquels le titre de corédemptrice représenterait « une gifle ». Ce qui revient à dire : pour ne pas irriter ce frère malheureux qui est parti en claquant la porte, au lieu de le rappeler à l’ordre, je m’en prends à sa mère.
Mais alors, je vous demande pardon, au-delà de toute considération possible, dites-moi : y a-t-il parmi vous quelqu’un qui se soit sérieusement posé la question au centre de la Note du Vatican ? Evidemment non. La question ne peut être pertinente que pour la hiérarchie qui occupe actuellement les palais sacrés.
Beaucoup d’amis me demandent : que faire maintenant ? Ma réponse est simple : prier, demander pardon, invoquer la miséricorde, réparer l’offense.
À ceux qui sont tentés de partir, je réponds une fois de plus : ce n’est pas à nous de partir. Il nous est demandé de garder le dépôt de la foi. Le Seigneur pourvoira.
Je laisse volontiers à Tucho & Co. les questions futiles et lucifériennes et je m’accroche à la dévotion mariale dans laquelle je suis né et j’ai grandi, et qui semble encore bien vivante si l’on en juge par la vague de réactions opposées au document du Vatican.
Pour moi, la note doctrinale n’est que du papier juste bon pour la corbeille.