C’est sans doute une anecdote, mais elle revêt une signification particulière du fait de l’attitude de paupérisme « pour la galerie » (lire: à l’usage des journalistes flagorneurs) assumé par l’Argentin, qui ne perdait pas une occasion de faire publiquement l’exact contraire de ses prédécesseurs, en particulier de Benoît XVI, qu’il détestait . Les travaux de restructuration de l’ « Appartement » (majuscule de rigueur), déserté pendant 12 ans au profit de la Casa Santa Marta (où François avait établi ses très coûteux quartiers) touchent à leur fin, et Léon XIV devrait emménager début 2026 au Palais Apostolique.
Un vaticaniste italien apporte quelques détails, non dénués d’intérêt, qui ébrèchent quelque peu la statue du commandeur.

Léon XIV rentre à la maison.
L’appartement pontifical est prêt.
Francesco Capozza,
Il Tempo
8 décembre 2025
(via blog.messainlatino.it)
Après près de huit mois de travaux de rénovation complexes, l’appartement pontifical situé au troisième étage du Palais apostolique est enfin prêt. Il ne manque plus que quelques détails, mais des sources fiables interrogées par Il Tempo le confirment : en janvier, Léon XIV emménagera dans ce qui était, jusqu’au 28 février 2013, dernier jour du pontificat du pape Benoît XVI, la résidence privée des papes.
Tout le monde se souviendra que, dès son élection, Bergoglio avait décidé de continuer à vivre à Santa Marta, un ancien couvent situé dans la Cité du Vatican, entièrement rénové à la demande de Jean-Paul II dans les années 90 pour servir de logement aux cardinaux pendant la vacance du siège.
Jusqu’au conclave qui a élu l’archevêque de Cracovie en 1978, en effet, les cardinaux appelés à élire le successeur de Pierre étaient contraints de vivre, même pour quelques jours seulement, dans de petits logements de fortune aménagés tant bien que mal dans des salons divisés par des cloisons et souvent équipés de salles de bains communes.
En 1996, Jean-Paul II a créé un véritable hôtel tout confort : 120 studios et deux pièces équipés d’une salle de bain privée et d’une petite chapelle pour la prière des Éminences.
Dès son élection, le 13 mars 2013, le pape François a décidé de rester vivre là, dans l’appartement de représentation aménagé à l’époque par les architectes mandatés par Wojtyla pour accueillir le nouveau pontife pendant quelques jours, en attendant que les scellés soient retirés de l’appartement officiel (apposés selon la coutume au début de chaque Siège vacant) et que soit achevé le « rafraîchissement » naturel pour chaque nouveau locataire qui entre dans une maison jamais habitée auparavant.
Pendant des années, la propagande paupériste de Bergoglio a fait croire que François vivait dans un appartement de soixante mètres carrés, tandis que des dizaines de cardinaux de la curie continuaient à loger dans de splendides appartements Renaissance à l’intérieur ou à proximité immédiate des murs sacrés.
Il y a quelques mois, nous avons toutefois été les premiers à révéler, après avoir lu les documents et les bilans, que Bergoglio avait pris possession de tout le deuxième étage de Santa Marta au fil des ans, aménageant pour lui-même et ses collaborateurs un immense appartement de plus de trois cents mètres carrés, équipé d’une chapelle privée, de plusieurs salles de réception, d’une cuisine et d’une grande salle à manger.
Le coût d’entretien de toute cette nouvelle opération s’élevait à environ deux cent mille euros par mois, compte tenu également de l’embauche de nouveau personnel, de nouveaux gendarmes, et du fait que le Palais apostolique ne pouvait évidemment pas être laissé à l’abandon.
Et pourtant, c’est ce qui s’est passé : dès que les scellés de l’appartement papal ont été brisés après l’élection de Léon XIV, le nouveau pape et son équipe ont été véritablement choqués par ce qu’ils ont découvert.
La cuisine, qui, selon Mgr Georg Gänswein, secrétaire de Benoît XVI, avait été entièrement rénovée à la fin des années 2000, avait disparu et était complètement démantelée.
Les infiltrations provenant du toit, dues à douze ans d’absence d’entretien, avaient compromis les installations électriques – qui n’étaient d’ailleurs plus conformes aux normes – et les « soffittoni » , ces petits appartements aménagés au-dessus de celui du pape pour ses secrétaires particuliers, étaient désormais dans un état désastreux, pleins de moisissures et inhabitables.
Prevost, qui n’a jamais envisagé de revenir vivre à Santa Marta comme son prédécesseur direct (à tel point que depuis le soir même de son élection, le 8 mai dernier, il vit au Palazzo Sant’Uffizio dans l’appartement qu’il occupait lorsqu’il était cardinal), a immédiatement donné l’ordre de rénover et de mettre l’appartement aux normes, mais les délais se sont progressivement allongés pour diverses raisons. Tout d’abord, parce que Léon reçoit chaque matin des chefs d’État et des ambassadeurs – en plus des membres de la Curie – dans la bibliothèque privée papale située à quelques mètres de l’appartement, ce qui interrompt les travaux, et ensuite parce que, comme cela a été révélé il y a quelque temps, d’autres petits studios sont en cours d’aménagement pour la petite communauté d’Augustins que le pape aurait l’intention d’accueillir chez lui.
Malgré cela, nous y sommes : début janvier, les Romains qui se promèneront le soir sur la place Saint-Pierre verront enfin les lumières du troisième étage du Palais apostolique s’allumer.