Depuis le 7 octobre, elle réunissait au Vatican, les présidents des Conférences épiscopales du monde entier, mais aussi des couples, des experts divers, et des cardinaux invités personnellement par Léon XIV, afin de dresser un « bilan d’étape » de l’application de l’exhortation apostolique de François Amoris Laetitia.
Une fin inattendue à double titre.
Personne n’aurait imaginé que le Pape serait absent pour cause de maladie.
Et les plus critiques de la frange traditionaliste, attendaient le pire d’une rencontre dont le choix des invités personnels du Pape augurait mal – pensaient-ils – de la pluralité
Le Pape a donc pris tout le monde de court.
Sa réponse a été donnée ce matin par la voix du cardinal Tagle, Doyen du sacré Collège de très fraîche nomination. C’est lui qui a lu l’homélie écrite par le Pape (non disponible en français pour le moment) de la messe conclusive. On n’y trouve aucune allusion au funeste Chapitre VIII: pour mémoire, intitulé « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité », c’est celui qui abordait l’approche « pastorale » de l’Église envers « les personnes en situation matrimoniale irrégulière » – lire les divorcés remariés -, ouvrant même la possibilité pour eux d’accéder à la communion.
L’accent est mis au contraire sur la préparation au mariage, la chasteté, l’ouverture à la vie et la prière en famille.
Explications d‘Info Vaticana:

La célébration a mis fin à la rencontre qui, depuis le 7 octobre, a réuni au Vatican les chefs des Églises orientales catholiques, les présidents des Conférences épiscopales ainsi que des couples et des experts du monde entier. Des milliers de fidèles étaient présents. C’est Léon XIV qui devait la présider, mais il l’a confiée à Tagle après son admission à la Polyclinique Gemelli. Le cardinal philippin, premier Asiatique à la tête du Collège cardinalice, faisait ainsi ses débuts en tant que doyen, seulement six jours après que le Pape ait approuvé sa nomination.
(…)
Des fidèles venus de différents pays ont prié pendant la célébration pour le rétablissement du Pape.
Après la proclamation de l’Évangile, Tagle a annoncé qu’il lirait «l’homélie préparée par le Saint-Père ».
Le texte a débuté par la phrase initiale de l’exhortation : « La joie de l’amour vécu dans les familles est aussi la joie de l’Église ». À partir de l’hymne à la charité de la première lettre aux Corinthiens, le Pape a décrit le mariage comme « une lente fusion, dans laquelle la singularité de l’un s’épanouit, dans le don, par la présence de l’autre ».
Une grande partie de l’homélie s’est concentrée sur la préparation au mariage. Léon XIV a rappelé qu’Amoris laetitia demande d’enseigner aux jeunes « l’importance des vertus » et réserve une place particulière à la chasteté. Il a également averti que les parcours paroissiaux « ne suffisent pas à eux seuls » s’ils ne sont pas précédés et soutenus par une éducation à l’amour dès l’enfance. Il a qualifié la charité domestique de « première école des affections » et a loué les familles qui vivent leur vocation « sans tapage, mais avec une fidélité parfois héroïque ».
L’homélie a défendu l’ouverture à la vie « depuis la conception jusqu’à son terme naturel ». Il a rappelé, avec le numéro 52 de l’exhortation, qu’aucune union précaire ou fermée à la transmission de la vie n’assure l’avenir de la société. Concernant les situations difficiles, il a demandé d’accueillir ceux qui traversent des moments de crise, « entourés d’affection et protégés des jugements et des préjugés », et a cité la Relatio finalis du Synode de 2015 : « aussi blessée soit-elle, une famille peut toujours grandir à partir de l’amour ».
Dans sa partie finale, le Pape a regretté que la coutume de prier ensemble à la maison « s’est beaucoup affaiblie », a rappelé l’importance de l’Eucharistie dominicale et a exhorté « chaleureusement » à redécouvrir la prière en famille.
Le texte n’a pas fait référence au chapitre VIII.
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