Je mets cette injonction entre guillemets, car ce n’est moi qui l’ai écrite, mais dans l’ensemble et à cet instant, je partage le sentiment de Leonardo Lugaresi, je le trouve très émouvant et très juste (tant pis pour ceux qui ne se reconnaîtront pas dans les mots « en tant que fidèle successeur de Pierre »)
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Grâce à la confiance retrouvée en la personne du pape en tant que fidèle successeur de Pierre, tout le reste passe au second plan : il est devenu tout à fait sans importance que je comprenne ou non certaines décisions prises par le pape, qu’elles me plaisent ou non. Comme je le dis toujours, un peu pour plaisanter et un peu sérieusement, il me suffit amplement que le pape soit assurément catholique.

La photo m’a été offerte par une dame croisée dans la foule des pèlerins. Merci à elle
Prions pour Léon XIV. (les Papes, il faut, au moins un peu, les mériter)
Je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises : l’élection de Léon XIV, le 8 mai de l’année dernière, a été pour moi une grâce inattendue qui a mis fin à une longue souffrance.
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Je crois que le pontificat précédent a été un fléau pour l’Église, que Dieu a toutefois permis pour notre bien, étant donné que « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28) et que nous, du moins dans nos désirs et nos intentions, souhaitons l’aimer. Pour tout dire, je pense que ce fut un châtiment que nous avons largement mérité.
Grâce à la confiance retrouvée en la personne du pape en tant que fidèle successeur de Pierre, tout le reste passe au second plan : il est devenu tout à fait sans importance que je comprenne ou non certaines décisions prises par le pape, qu’elles me plaisent ou non. Comme je le dis toujours, un peu pour plaisanter et un peu sérieusement, il me suffit amplement que le pape soit assurément catholique.
Jusqu’à l’autre jour, je tenais pour acquis, comme tout le monde je crois, que ce pontificat serait long, voire très long (en tout cas, presque certainement plus long que ma propre vie). L’espoir que cela se produise demeure ; il est légitime de le nourrir dans nos désirs et il est de notre devoir d’en implorer l’accomplissement dans la prière ; cependant, un cancer du poumon, aussi circonscrit soit-il, aussi détecté à temps soit-il, aussi bien soigné soit-il, n’est jamais une plaisanterie. Ainsi, le pontificat de Léon XIV pourrait certes être long – et nous devons insister auprès du Seigneur pour qu’il le soit –, mais il pourrait aussi ne pas l’être. Et il est à craindre, malheureusement, que ce changement de perspective ait déjà mis en action les corbeaux, les hyènes, les chacals et autres spécimens de la faune vaticane, avec toutes les conséquences que cela implique.
Il en sera ce que Dieu voudra, bien sûr.
Cependant, je crois avoir tiré de ce passé récent ces deux enseignements, qui ne sont divergents qu’en apparence.
Le premier est la guérison du papisme, c’est-à-dire de cette conception hypertrophique et extrémiste du rôle du successeur de Pierre dans l’Église universelle qui s’est peu à peu imposée, pour une multitude de raisons (même valables) qu’il serait long d’expliquer ici, au cours des cent cinquante dernières années de la vie de l’Église catholique.
Le deuxième enseignement, cependant, est que les papes, au moins un peu, il faut les mériter.
Donc, prions fort, dans notre propre intérêt.

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