Le cardinal Pizzabella prêt à s’offrir en échange pour la libération des enfants otages

16 Oct 2023 | Actualités

Le Patriarche latin de Jérusalem a répondu en ligne aux questions d’un groupe de journalistes italiens. Il dit redouter qu’après la bande de Gaza, ce soit le monde islamique tout entier qui s’embrase.
Un homme d’Eglise qui occupe une charge importante (nommé par François, par surcroît) qui tient des propos vrais et qui a un comportement irréprochable, cela existe donc. On est très loin des « spécialistes » de salon qui se succèdent sur les plateaux télé, mais aussi des poncifs égrenés au Synode, des « parole, parole », « synodalité », « marcher ensemble », etc..
Ce sont de tels propos qui différencient les catholiques des musulmans.

Voir aussi sur ce site:

Pizzaballa: « Enfants otages ? Je suis prêt à m’offrir en échange »
.

« Le Saint-Siège est prêt à servir de médiateur pour le retour des otages, mais c’est très difficile ».

ANSA, 16 octobre
(www.altoadige.it)

« Si je suis prêt à un échange ? A n’importe quoi, si cela aussi peut conduire à la liberté et ramener ces enfants à la maison, pas de problème. De mon côté, je suis absolument disponible ».

Ce sont les mots du cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, lors d’un échange en ligne avec un groupe de journalistes, en réponse à la question de savoir s’il était prêt à se proposer pour un échange afin de libérer les enfants otages aux mains du Hamas.

Sur l’offre de médiation du Saint-Siège, il a déclaré :

« Nous avons donné notre disponibilité au moins pour essayer de récupérer les otages, au moins une partie d’entre eux, c’est ce qui est recherché. C’est très difficile parce que pour une médiation, il faut avoir des interlocuteurs. Et pour l’instant, avec le Hamas, on ne peut pas parler ».

En ce qui concerne les craintes relatives aux conséquences d’une éventuelle invasion terrestre d’Israël dans la bande de Gaza, le cardinal Pizzaballa a répondu :

« Mes craintes sont essentiellement deux : la première est qu’à la suite de l’opération terrestre, je ne sais pas comment on l’appelle, une crise humanitaire beaucoup plus grave sera créée. C’est la première crainte, car il y aura certainement beaucoup de victimes. L’autre crainte est que ce conflit devienne un conflit régional, englobant non seulement Gaza ou peut-être la Cisjordanie, mais aussi le Liban, puis que le monde islamique entier s’embrase, tous les pays arabes : je ne sais pas, il est très difficile de prédire les développements, mais les craintes d’une expansion régionale sont réelles, et je ne suis pas le seul à le dire »

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