A 80 ans, le comte Schönborn ne sera bientôt plus électeur. Il s’est maintenu à la tête de l’archidiocèse de Vienne depuis 30 ans (d’autres n’ont pas eu droit à la même faveur de la part de François), et ses prêtres ne seraient pas fâchés de le voir partir. Dans cette dernière interview, il se réjouit de la nomination d’une femme à la tête d’un dicastère. Ultime trahison de celui qui s’est toujours présenté comme « élève » (ce qui n’a jamais été le cas) et disciple de Joseph Ratzinger.
Le 22 janvier 2025, S.E.R. le cardinal Christoph Schönborn O.P. aura 80 ans.
L’archevêque autrichien est l’homme qui a le plus trahi son maître Joseph Ratzinger. Ces dernières années, il s’est toujours fait passer avant les besoins de l’Église, comme dans l’exhortation apostolique Amoris laetitia où il a toujours parlé d’ouverture à la « communion aux couples irréguliers » en racontant l’histoire de sa propre famille. Comme si son expérience personnelle pouvait changer l’Évangile ou la doctrine.
Cette approche de la réalité apparaît également dans cette interview lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de la nomination du nouveau Préfet du Dicastère pour la vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
Les prêtres de l’archidiocèse de Vienne sont excédés. Schönborn est archevêque métropolitain de la capitale autrichienne depuis le 14 septembre 1995. Trente longues années d’un gouvernement plein de controverses.
« Nous espérons que le pape nommera un successeur le plus rapidement possible », affirme un prêtre de la Curie de Vienne lors d’une rencontre à laquelle nous avons pris part avec d’autres presbytres viennois.
Grâce à son comportement qui, selon les mots de Benoît XVI, rappelle beaucoup les bannières qui se laissent « porter ici et là à tout vent de doctrine », il a réussi à tenir le coup malgré ses soixante-quinze ans passés.
Extrait de l’interview
Q: Nous vous posons une question sur les femmes. Il y a quelques jours, Sœur Simona Brambilla a été nommée première femme à la tête d’une autorité du Vatican. Son adjoint est un cardinal, Ángel Artime. Qu’est-ce que cela vous ferait d’être l’adjoint d’une femme ?
R: C’est tout à fait normal. À la maison, j’y étais habitué. Ma mère était active sur le plan politique et occupait une position importante dans le monde des affaires. Je la voyais comme le patron. Ce n’est pas vraiment nouveau. Il est certes nouveau qu’un dicastère à Rome puisse être dirigé par une femme. Je pense qu’il s’agit d’une évolution bonne et juste.

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