Il y a quelques jours, AM Valli publiait un article qui commençait par ces mots:
Ces jours-ci, je lis que des corbeaux survolent Gemelli. Qui sont donc ces corbeaux ? Ceux qui parlent d’un pape mourant, voire mort, et qui inventent des nouvelles alarmistes, comme l’histoire de l’extrême-onction ou celle des gardes suisses en alerte ou de la RAI qui prépare des éditions spéciales.
Justement, qui sont ces corbeaux? Pas ceux qu’on soupçonne par réflexe, apparemment. D’autres corbeaux sont en attente du festin à venir. Et ils croassent, même pas trop en sourdine, le nom d’un nouveau papabile, le cardinal maltais Grech, secrétaire général du synode
Parmi les papabili, voilà qu’émerge Grech
Nico Spuntoni
22 février 2025
lanuovabq.it/it/il-papa-non-e-fuori-pericolo-e-tra-i-papabili-spunta-grech
Ces jours-ci, des journalistes amis et des évêques épris des projecteur ont lancé une croisade contre les prétendus corbeaux et les fake news concernant la santé du pape. Les responsables, ça va sans dire [en français dans le texte], doivent être recherchés parmi les habituels conservateurs américains et dans des appartements romains fantômes.
On sait depuis toujours que la maladie d’un pontife déclenche la manie du Totoconclave, et le soi-disant « courant anti-Bergoglio » évoqué hier par le cardinal Gianfranco Ravasi dans une interview au Corriere della Sera n’a rien à voir avec cette vilaine habitude.
Si ces reconstructions accusatrices restent vagues et infondées, ceux qui, ces derniers jours, se sont exposés à imaginer un post-François font partie d’un tout autre « courant ». Le président émérite du Conseil pontifical de la culture [Ravasi] a brisé le tabou de la démission en déclarant sur RTL que si Bergoglio « se trouvait dans une situation où sa possibilité d’avoir des contacts directs pour pouvoir communiquer de manière immédiate, incisive et décisive était compromise, alors je crois qu’il pourrait décider de démissionner ».
Les cardinaux Jean-Marc Aveline, Juan José Omella et Jean-Claude Hollerich ont également tenu des propos similaires. Les archevêques de Barcelone et de Luxembourg ont parlé à l’unisson (bien que le premier soit à Rome et le second chez lui), dictant apparemment leurs conditions pour un éventuel futur conclave : pour eux, « l’Église va de l’avant, il n’y a pas de retour en arrière » et le chemin à suivre est celui des « réformes à réaliser et d’un style synodal qui doit devenir praxis ».
Des concepts qui semblent peindre le scénario post-Bergoglio, auquel ils pensent manifestement et qu’ils n’ont plus peur d’évoquer, sous la bannière de la continuité. En effet, la NBQ a appris que certains construiraient une candidature centrée sur le mot d’ordre de l’actuel pontificat : la synodalité.
Pour ce groupe, le nom à inscrire dans la chapelle Sixtine serait celui du cardinal maltais Mario Grech.
Le secrétaire général du Synode est considéré comme plus « digeste » pour les électeurs incertains que le véritable idéologue, Hollerich. Son lieu d’origine au milieu de la Méditerranée et les contacts cultivés ces dernières années avec des évêques du monde entier grâce au long parcours synodal représenteraient, aux yeux de ses partisans, deux valeurs ajoutées à un curriculum dans lequel figurent déjà l’expérience diocésaine et l’expérience curiale.
Quoi qu’il en soit, le core business d’un tel pontificat serait l’agenda ultra-libéral de Hollerich. Et alors que son nom commence à circuler dans certains appartements avec vue sur le Dôme, Grech a fêté son 68e anniversaire il y a deux jours. Qui sait si le sujet du conclave aura été évoqué parmi les prélats qui attendaient le gâteau. En attendant, l’âge est le même que celui de Gioacchino Pecci lorsqu’il a été élu sous le nom de Léon XIII.

0 commentaires