Don Camillo, le peuple, les cardinaux… et François

4 Mar 2025 | Actualités

AM Valli tient depuis quelques mois une rubrique récurrente, intitulée « Don Camillo ». Une succession de savoureuses « pastilles », brèves chroniques presque toujours en prise avec l’actualité, « pastichant » – au meilleur sens du terme – les fameux dialogues avec le Crucifié du curé bourru imaginé par Guarreschi et immortalisé au cinéma par Fernandel (suggestion à l’auteur: pourquoi ne pas les rassembler et les publier dans un recueil?).
La dernière chronique s’inspire du rosaire des cardinaux pour la santé du pape.

Don Camillo : – Jésus, vous avez vu ?

Jésus : – Quoi, Don Camillo ?

Don Camillo : – Tous les soirs, des cardinaux se réunissent sur la place Saint-Pierre et récitent le chapelet pour le pape malade.

Jésus : – Il me semble que c’est une belle chose.

Don Camillo : – Jésus, excusez-moi, mais j’ai l’impression que c’est un peu du théâtre. Les cardinaux alignés, avec au premier plan ceux qui ont reçu une raclée retentissante de la part de François… Vos paroles me reviennent à l’esprit : « Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites qui aiment prier debout dans les synagogues et dans les coins des places, pour être vus par les hommes ». Et puis…

Jésus : – Et puis ?

Don Camillo : – Sur la place, il n’y a pas de gens, il n’y a pas de croyants. La place est vide. Je me souviens que pour Jean-Paul II, les fidèles se rassemblaient spontanément. Aujourd’hui, il n’y a que les cardinaux.

Jésus : – Et alors ?

Don Camillo : – Tout cela a quelque chose de paradoxal. François est connu comme le pape du peuple, mais le peuple ne va pas prier pour lui. Et il est connu pour ses sermons contre le cléricalisme, mais les chapelets des cardinaux respirent le cléricalisme.

Jésus : – Don Camillo, prends ce qu’il y a de bon. Un chapelet est toujours bon.

Don Camillo : – Très bien, Jésus. Maintenant, je me retire. Vous l’avez dit : « Toi, par contre, quand tu pries, entre dans ta chambre et, après avoir fermé la porte, prie ton Père en secret ».

Jésus : – Bien, don Camillo, ferme bien la porte. Et mon Père, qui voit dans le secret, te récompensera.

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