La résidence d’été traditionnelle des Papes, lieu particulièrement cher à Benoît XVI qui aimait, comme ses prédécesseurs, y passer des moments de semi-repos, loin de l’agitation et de la chaleur étouffante de Rome (c’est en partie là qu’il a rédigée sa trilogie « Jésus de Nazareth »), a été littéralement « dévastée » par Bergoglio qui en a fait un musée (et dans sa rage de bannir tout souvenir du pape bavarois, il avait même fait arracher la vigne qui avait été offerte à ce dernier par un collectif de viticulteurs)
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Hier, à la surprise générale, le nouveau Pape a fait une visite expresse à Castel. Geste symbolique, sans aucun doute, et peut-être prémisse à une réaffectation des lieux à leur destination initiale de résidence papale.
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Encore un geste symbolique, diront certains. Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais l’accumulation de gestes symboliques ne peut pas être le fruit du hasard, et encore moins d’un calcul!
(seule ombre au tableau, l’inévitable irruption de « Franciscus » et de son encyclique écologiste… )
Le Pape Léon XIV dans les collines.
Visite éclair à la résidence d’été de la tradition
silerenonpossum.com/it/visitacastelgandolfo-leonexiv
29 mai 2025
En ce jour où l’on célèbre au Vatican la solennité de l’Ascension, le Pape Léon XIV s’est rendu à Castel Gandolfo, la résidence d’été historique des Pontifes. La visite, marquée par des moments de recueillement et de prière, a renouvelé le lien entre la papauté et ce lieu évocateur, surplombant le lac Albano et niché dans les Castelli Romani.

Une longue tradition papale
La tradition du séjour des papes à Castel Gandolfo remonte au XVIIe siècle. C’est le pape Urbain VIII Barberini qui a fait construire le palais apostolique en 1626 sur le site de l’ancienne villa de l’empereur Domitien. Depuis lors, de nombreux papes y ont passé les mois d’été, à la recherche d’un soulagement de la chaleur romaine et d’un moment de repos pour le corps et l’esprit.
Castel Gandolfo est ainsi devenu dans tous les sens du terme la « seconde maison » des papes, aimée pour son climat doux, sa nature luxuriante et son atmosphère de recueillement. Au fil des siècles, la résidence a accueilli non seulement des moments de repos, mais aussi des décisions importantes et des réunions confidentielles.
L’ombre obscure sur Castel Gandolfo
Avec l’élection du pape François en 2013, ce lieu a connu un sort terrible. Le pape Benoît XVI aimait s’y retirer et prendre le temps de la prière et de la réflexion. C’est ici qu’il a choisi de se retirer, afin de ne pas affecter le Conclave de 2013, lorsqu’il a décidé de renoncer. Il y a passé quelques mois avant que la rénovation du monastère Mater Ecclesiae ne soit achevée. En tant que pape émérite, il est ensuite venu plusieurs fois en voiture pour se promener et saluer les employés des villas papales, se promener avec le secrétaire et les Memores Domini.
François a décidé de ne pas l’utiliser comme résidence d’été et, en 2016, l’a même transformé en musée. Un choix qui, plutôt que d’être motivé par un idéal de pauvreté, semble indiquer une volonté de tirer également des fonds de cette structure.
Le récit diffusé ces dernières années – selon lequel le pape François aurait renoncé à passer l’été à Castel Gandolfo par cohérence avec un style de vie sobre et pauvre – se révèle, après une analyse plus approfondie, être une construction artificielle qui a dissimulé les conséquences réelles de ce choix.
En réalité, le refus d’utiliser la résidence d’été historique a eu un impact fortement négatif sur plusieurs fronts : sur le territoire de Castel Gandolfo, sur les villas papales et même sur le climat à l’intérieur du Vatican.
La ville de Castel Gandolfo, qui depuis des siècles est liée à la présence papale non seulement pour des raisons spirituelles mais aussi pour des raisons économiques et touristiques évidentes, a subi un préjudice certain. L’interruption brutale de la tradition a privé le lieu non seulement d’un prestige symbolique, mais aussi d’un flux touristique vital pour son économie locale.
Les villas papales, en revanche, ont été transformées en musées, une opération qui a compromis l’équilibre d’un écosystème rural historiquement bien entretenu. La gestion des animaux, par exemple, s’est considérablement détériorée : une mauvaise alimentation a entraîné la perte de grandes quantités de lait et une détérioration générale des conditions d’élevage.
Même au Vatican, les répercussions se sont fait sentir. L’absence de la traditionnelle période estivale à Castel Gandolfo, qui garantissait autrefois un moment de répit dans la vie trépidante de la Curie, a généré un climat plus tendu. La présence constante du Pontife dans l’État du Vatican a modifié l’équilibre interne, privant de nombreux milieux des moments de détente que les vacances papales permettaient historiquement.
En somme, le geste apparent d’humilité s’est avéré être une décision discutable, avec des conséquences qui sont loin d’être marginales et qui méritent une évaluation plus lucide et moins idéalisée.
Aujourd’hui, malgré la transformation en musée des Villas papales, beaucoup espèrent que le Pontife pourrait faire un choix clairvoyant : fermer Castel Gandolfo au public et lui rendre son rôle original de résidence d’été du Pape. Une telle décision serait conforme à la sensibilité spirituelle et au caractère contemplatif de Léon XIV : Prevost, un homme profondément attaché à la prière et à la réflexion, trouverait sans aucun doute son compte dans un lieu ainsi plongé dans la paix et le recueillement, loin des tensions de la vie quotidienne au Vatican.
Le retour avec le pape Léon XIV
Aujourd’hui, le Pape Léon XIV a visité les villas papales de Castel Gandolfo et même le maire a souhaité que le Pontife revienne utiliser ces lieux pour se reposer et être parmi les habitants.
Le souverain pontife a été chaleureusement accueilli à Castel Gandolfo par le cardinal Fabio Baggio et don Manuel Dorantes, directeur administratif du centre d’enseignement supérieur Laudato si’ [!!]. La visite a débuté dans l’évocateur Jardin de la Vierge Marie, un lieu cher à la spiritualité de nombreux papes au cours des siècles, où le Saint-Père s’est arrêté pour se recueillir.
Puis, il a poursuivi sa promenade dans les jardins du Belvédère, où il a pu observer de près les derniers préparatifs de l’inauguration du Borgo Laudato Sì, un projet inspiré par l’encyclique écologique et sociale du Pape émérite François. La visite s’est ensuite poursuivie au Cryptoportique, l’ancienne salle d’audience de l’empereur Domitien, aujourd’hui devenue un lieu de mémoire. Le pape Léon XIV y a rappelé avec émotion le témoignage héroïque du pape Pie XII qui, en 1944, a offert un abri à plus de 12 000 personnes lors des bombardements qui ont frappé la région des Castelli Romani pendant la Seconde Guerre mondiale. La journée s’est terminée par une visite du Palais des papes et de l’historique Villa Barberini, avant le retour au Vatican.

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