(Mise à jour le 17/8) Attention, je ne parlerai ici que des deux derniers. Benoît XVI est décidément hors-concours. Laissons-le donc, d’ailleurs, il n’aurait pas aimé que l’on parle de lui sous cet angle.
Je lis à l’instant, sur le blog d’AM Valli un article qui par un certain côté fait écho à ce que je ressens, et à ce à quoi je suis moi-même confrontée dans ce blog, lorsque je dois illustrer des articles (j’ai évidemment comme lui un stock énorme d’images glanées au fil des 12 années de pontificat bergoglien, mais j’utilise volontiers le moteur de recherche en rentrant des mots-clés qui correspondent à peu près à ce que je recherche).
Dans le cas de Léon XIV, les images nous montrent une homme serein, aimable, équilibré, qui inspire la confiance. Un pasteur.
Confronté à son prédécesseur … comment dire? Les images qui suivent se passent de commentaires.
Cliquez sur chaque vignette
Le vaticaniste italien se demande, comme moi: comment cet homme a-t-il pu devenir pape ? Toutefois, pour lui, le contraste de physionomies n’est pas déterminant. Malgré son visage souriant et ses manières chaleureuses qui transpirent la bonté et l’empathie, Léon XIV suscite chez lui plus de doute que d’adhésion. C’est l’autre « effet Bergoglio ».
Certes, on dit que l’extérieur ne révèle pas forcément l’intérieur, mais on dit aussi, avec quelque raison, que les yeux (donc l’extérieur) sont le miroir de l’âme (c’est un peu le sujet du « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde – qui ne doit qu’à une intervention diabolique le privilège de garder un visage intact). Les psychopathes et les vicieux ont rarement un visage avenant. Inversement, les saints ont souvent un rayonnement qui éclaire littéralement leur environnement, d’où le halo (auréole) dont l’imagerie populaire nimbe leur image.
Laissons du temps au pape, accordons lui ce crédit de sympathie sans lequel aucun échange n’est possible, essayons de le comprendre sans le juger forcément à l’aune de nos intérêts, petits ou même grands: comme Benoît XVI, son premier souci est que « la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage » (discours aux évêques français, Lourdes, septembre 2008); sans compter la grâce d’état, il a certainement une vision plus ample que nous de l’ensemble des problèmes, et sait la tâche surhumaine qui est la sienne.
Bref, comme AMV le dit lui-même souvent, il faut prier pour Léon.
Visages de papes. Et mes réactions
La gestion d’un blog tel que « Duc in altum » implique notamment de trouver les images les plus appropriées pour illustrer les articles. Je dispose d’un « entrepôt » d’images dans lequel je peux puiser, et je vais donc de photos en dessins, à la recherche de quelque chose qui me convainc.
Au cours de ces excursions, je rencontre aussi le visage de François, et à chaque fois j’ai la même réaction : d’une part, je ressens un élan d’aversion, comme si Bergoglio était encore là pour ruiner l’Église et nous agresser ; d’autre part, je me demande : comment cet homme a-t-il pu devenir pape ?
Le bon Dieu me pardonnera. Devant l’image de l’ancien pape, je devrais avant tout avoir envie d’élever une prière pour son âme, mais au lieu de cela, je suis empêtré dans des sentiments peu nobles.
En parcourant les images, je me rends compte une fois de plus que je suis sorti meurtri de la saison bergoglienne : plus fatigué, plus contrit, moins enclin à cultiver l’espoir et à pardonner. Ainsi, même à l’égard du pauvre Léon, qui est sans aucun doute un homme de foi, un homme bon, je finis par éprouver des sentiments mitigés. Contrairement à son prédécesseur, qui me dérange encore aujourd’hui, j’aime son visage, mais en même temps, en priant pour lui, je lui dis : « Allez, Léon, vas-y! Comporte toi comme tel ! Montre-nous que les choses ont vraiment changé ».
Au lieu de cela, Tucho Besame Mucho est toujours en place. Et les restrictions sur la messe traditionnelle demeurent.
(…)
Aldo Maria Valli






0 commentaires