Les évêques de la Conférence ecclésiale de l’Amazonie sont réunis ces jours-ci à Bogotá, et Léon XIV leur a envoyé, via la Secrétairerie d’Etat, un télégramme d’orientation pastorale. Une intervention discrète, donc, mais ferme et en termes clairs, qui tranche avec les orientations bergogliennes, où il leur rappelle que l’homme n’a pas à se soumettre aux biens naturels « en tant qu’esclave ou adorateur de la nature, puisque ces choses nous ont été données pour accomplir notre but de louer Dieu et obtenir ainsi le salut de nos âmes ».
Bref, c’est une illustration parfaite de la « méthode Léon »: corriger sans renverser la table.
En annexe, le télégrame du Pape, signé par le Secrétaire d’état Parolin et adressé à Sua Eminenza Reverendissima Card. Pedro Ricardo Barreto Jimeno, S.J., Presidente della Conferenza Ecclesiale dell’Amazzonia
Le pape Léon XIV change le paradigme écologique, mais les derniers « Japonais » bergogliens résistent au Vatican
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Dans un télégramme adressé au cardinal Pedro Ricardo Barreto Jimeno S.I., président de la Conferencia Eclesial de la Amazonía, le pape Léon XIV a clairement indiqué qu’il entendait mettre fin à l’ère de la divinité Pachamama et au retour à la centralité de Jésus-Christ dans la vie de l’Église.
Avec le ton élégant et mesuré – mais qui ne se prête pas à des interprétations erronées – que nous apprécions depuis le début de ce pontificat, le Pontife romain a exhorté en quelques lignes les évêques et a rappelé
- que la mission de l’Eglise est « d’annoncer l’Evangile à tous les hommes » et qu’il est essentiel que Jésus-Christ « soit annoncé avec clarté et une immense charité » : enfin, l’abandon du relativisme religieux et le retour aux œuvres d’apostolat et de conversion (qualifiées pendant douze ans de « prosélytisme ») à la seule vraie foi qui conduit au salut éternel ;
- que le traitement équitable des peuples et la justice trouvent leur source dans la prédication du « nom du Christ » : on revient enfin à la doctrine sociale de l’Eglise et à ses exigences authentiques, loin des revendications socialistes de la théologie de la libération ;
- que le soin de la « maison commune » exclue que l’homme se soumette aux biens naturels « en tant qu’esclave ou adorateur de la nature, puisque ces choses nous ont été données pour accomplir notre but de louer Dieu et obtenir ainsi le salut de nos âmes » : enfin, l’ordre naturel et la hiérarchie sont restaurés et l’idéologie écologique, avec ses rituels païens, est abandonnée.
Les mots et les tons choisis par le Saint-Père dans le télégramme semblent clairs, sans pour autant vouloir rompre violemment avec son prédécesseur immédiat : les temps de l’Église – nous le savons – sont lents et ses actions, pour porter des fruits justes et durables, doivent être bien pesées ; mais nous nous permettons d’écrire que le chemin – finalement et sans exagérer dans un enthousiasme facile – semble être le bon.
Et dans tout cela, quelle est la position du Dicastère pour la comunication dirigé par Paolo Ruffini avec son portail d’information Vatican News ?
Comme le dernier irréductible « japonais », il poursuit son retranchement dans l’une des rares forteresses restées fidèles à l’idéologie bergoglienne, continuant le travail de déformation des gestes et des paroles du Pontife romain avec d’improbables exercices dialectiques pour démontrer l’indémontrable, c’est-à-dire la continuité avec le pontificat précédent (Ici l’article sur le portail VaticanNews, dont le titre – Le Pape : proclamation de l’Evangile, justice et environnement les priorités des évêques en Amazonie – ne reflète pas et même subvertit le contenu du télégramme du Pape Léon XIV).
Nous osons demander: ne serait-il pas temps que les calamiteux et de plus en plus embarrassants responsables du Dicastère pour la Communication, authentiques cinquièmes colonnes de l’agonisante idéologie bergoglienne, dans un très rare geste d’honnêteté intellectuelle, démissionnent ou au moins changent de registre? .
Annexe: Le télégramme
Sa Sainteté vous remercie pour vos efforts visant à promouvoir le plus grand bien de l’Église pour les fidèles du territoire amazonien bien-aimé et, compte tenu de ce qui a été appris lors du Synode sur l’écoute et la participation de toutes les vocations dans l’Église, vous exhorte à rechercher, sur la base de l’unité et de la collégialité propres à un « organisme épiscopal ».la manière d’aider concrètement et efficacement les évêques diocésains et les vicaires apostoliques à accomplir leur mission.
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À cet égard, il vous invite à garder à l’esprit trois dimensions interdépendantes dans l’action pastorale de cette région : la mission de l’Église d’annoncer l’Évangile à tous les hommes (cf. décret Ad gentes, 1), le traitement équitable des peuples qui y vivent et le soin de la maison commune.
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Il est essentiel que Jésus-Christ, en qui toutes choses sont récapitulées (cf. Ep 1, 10), soit annoncé avec clarté et immense charité parmi les habitants de l’Amazonie, afin que nous nous engagions à leur donner le pain frais et pur de la Bonne Nouvelle et la nourriture céleste de l’Eucharistie, seul moyen d’être véritablement peuple de Dieu et corps du Christ.
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Dans cette mission, nous sommes poussés par la certitude, confirmée par l’histoire de l’Église, que là où le nom du Christ est prêché, l’injustice recule proportionnellement, car, comme l’affirme l’apôtre Paul, toute exploitation de l’homme par l’homme disparaît si nous sommes capables de nous accueillir les uns les autres comme des frères (cf. Phm 1, 16).
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Dans le cadre de cette doctrine pérenne, le droit et le devoir de prendre soin de la « maison » que Dieu le Père nous a confiée en tant qu’administrateurs attentionnés sont tout aussi évidents, afin que personne ne détruise de manière irresponsable les biens naturels qui témoignent de la beauté du Créateur, ni, encore moins, se soumettre à eux comme esclave ou adorateur de la nature, car ces choses nous ont été données pour atteindre notre fin qui est de louer Dieu et d’obtenir ainsi le salut de nos âmes (cf. saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, 23).
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Avec ces vœux, le Saint-Père vous accorde de tout cœur la bénédiction apostolique implorée, qu’il étend volontiers à tous ceux qui sont confiés à vos soins pastoraux.

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