Charlie Kirk, repose en paix

19 Sep 2025 | Actualités

Je viens de lire quelque part sur internet qu’un présentateur de France Culture a été cloué au piloris par la Société des journalistes (cf. note) pour avoir osé faire un parallèle entre Charlie Hebdo et Charlie Kirk. Rattrapé par la meute enragée, il a dû piteusement battre en retraite et présenter ses excuses (à y regarder de plus près, c’est la SDJ qui a raison, il n’y a rien de commun entre les deux faits, et c’est tout à l’honneur du malheureux Charlie Kirk)

Ce lamentable épisode nous invite à nous poser la question: qui sont les violents? Qui sont les haters? Qui sont les intolérants et les fanatiques? Qui sont les imbéciles?
Charlie Kirk, par sa mort, a apporté la plus belle des réponses. Et les commentaires frustes et haineux se liquéfient face à la magistrale oraison funèbre d’un homme de culture, Ludovicus (l’une des « plumes » de El Wanderer)

Charlie Kirk, R.I.P.

Ludovicus

Je dois avouer que Charlie Kirk ne faisait pas partie de mes centres d’intérêt, ni même de mes connaissances. Il existe d’ailleurs de nombreux influenceurs « de droite » sur les réseaux sociaux – Candace Owens, Tucker Carlson, l’évêque Barron, Jordan Peterson, le père Mike, etc. – et je l’associais confusément à eux. L’émergence de ces influenceurs, avec leurs qualités et leurs défauts, qui ont ouvert une brèche dans l’hégémonie culturelle de la gauche, est certainement un phénomène très important et précieux. Certains avec plus ou moins leur propre agenda et leurs propres intérêts.

Mais, par curiosité, j’ai regardé quelques vidéos de ses interventions dans les universités et je commence à comprendre pourquoi ils l’ont tué. Il était le meilleur de tous.

Il était extraordinaire, non pas tant par son érudition relative que par sa logique implacable, la vivacité de son intelligence et, enfin et surtout, son respect pour l’intelligence de ses interlocuteurs. Il prenait leurs arguments, les inversait et en tirait toutes les conséquences possibles, dans une véritable bataille culturelle (pour une fois, ce mot utilisé pour tant de banalités était bien appliqué) qui aurait parfaitement pu se dérouler à Athènes au Ve siècle avant J.-C.

Pas la moindre trace de sophisme dans ses arguments, pas de traitement de son adversaire comme un homme de paille. Il montrait l’erreur en extrayant la vérité par l’absurde. Et tout cela avec ce plaisir parfait de l’intelligence lorsqu’elle cherche son objet ; avec cette jeunesse de l’intelligence sans intérêts, par pure impulsion de vérité. Je dois avouer que j’ai parfois ressenti cette douce brise de l’époque romantique de la jeunesse où tout était si clair et où une seule chose importait, comprendre : c’est cette nostalgie que Charlie Kirk transmettait.

La vérité n’est pas un archétype enfermé dans une idée que l’on contemple tranquillement, du moins sur cette terre. La vérité est une réalité immanente et transcendante, un sol puissant et terrestre, un ciel serein et aussi orageux, un soleil resplendissant et une nuit aveuglante. La vérité est un combat, la vérité est une conquête, la vérité est un accouchement. C’est le meilleur héritage de l’Occident.

Kirk devait mourir – qu’il ait été tué par un seul ou par plusieurs –, car celui qui incarne la vérité meurt, car à toutes les époques, « le meilleur de la Cité finira crucifié », prophétisait Platon. Et il était le meilleur de tous.

Disons, en fin de compte, qu’il a été tué, de manière belle et socratique, parce qu’il corrompait la jeunesse. Repose en paix.

Ndt

Cette histoire est tellement minable qu’elle mérite un petit développement, pour son caractère d’exemple.
L’article qui suit est issu du Parisien en ligne, AVEC L’AFP. Normal, on reste en famille.

Tout en admettant de nombreuses « différences » entre l’influenceur trumpiste assassiné le 10 septembre et l’hebdomadaire satirique décimé par une attaque jihadiste le 7 janvier 2015, le journaliste affirmait que Charlie Kirk n’avait « enfreint aucune loi américaine et était ouvert au dialogue ».

« Et la parole, aussi dure soit-elle, n’est pas la violence. Il n’est pas possible d’être Charlie uniquement pour son Charlie à soi, autrement dit pour son opinion », ajoutait-il. « Le vrai Charlie se bat pour l’opinion de l’autre et désormais le Je suis Charlie doit se conjuguer au pluriel ou bien se taire à jamais. »

« En occultant l’extrême violence verbale de Kirk, qui contribue à mettre en danger des minorités déjà vulnérables, ce billet tend à ériger l’influenceur en symbole de la liberté d’expression », estime la SDJ, qui redoute que cette prise de position jette « le discrédit et le soupçon sur l’ensemble de notre chaîne » dans un contexte « d’attaques répétées » contre l’audiovisuel public [on hallucine!!!].

Adulé par les conservateurs autant qu’honni par les progressistes, Charlie Kirk s’opposait à l’avortement et à la reconnaissance de droits aux personnes LGBT, défendait la théorie conspirationniste du grand remplacement et clamait que l’islam était un danger pour les Etats-Unis.

Contacté par l’AFP, Guillaume Erner n’a pas donné suite. Mais dans un entretien avec la médiatrice de Radio France qui sera diffusé vendredi, l’animateur, par ailleurs ex-collaborateur de Charlie Hebdo [j’hallucine encore!!!], fait son mea culpa.

« Si les réactions sont celles-là (…) c’est que je me suis planté, c’était une erreur ce papier et je le regrette », dit-il, expliquant avoir tenté « une mise en contexte » et assurant que ce billet, dont le titre a été modifié sur le site, n’engageait que lui. « Je comprends que certaines personnes puissent imaginer que c’est l’opinion de la station, or la station, elle, n’a pas d’opinion » [Là, c’est le pompon!!!]

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