Crédit social, identité numérique, « chat control »: un monde dystopique se profile

12 Oct 2025 | Actualités

Pavel Durov, à l’instar d’Elon Musk, autre « créatif » génial dont il me semble être une sorte d’alter ego russe, est le fondateur et PDG de la messagerie cryptée Telegram. C’est une personnalité certainement hors-norme, sulfureuse, pour ne pas dire inquiétante par certains côtés, et pour le peu que je viens d’en lire (si ce que j’ai lu est vrai!), sa biographie ne le désigne pas vraiment comme modèle pour le commun des mortels. Un euphémisme, pour dire qu’il vaut mieux ne pas aborder la lecture qui suit avec des préjugés!
Son cri d’alarme sur les limitations de la liberté individuelle et les mesures de « traçage » à grande échelle des personnes, mises en place sournoisement dans l’Occident prétendument « libre » (identité numérique => crédit social à la chinoise) n’en est pas moins dramatique et VITAL. C’est LE risque le plus grave, et de loin, qui nous menace aujourd’hui. Et presque personne n’en parle.

Presque personne, en effet, en France, mais grâce à mes « sources » italiennes, mieux informées, c’est un sujet que j’ai abordé à plusieurs reprises dans ces pages, il y a déjà quelques années, depuis le covid et son sinistre « pass’ sanitaire ». C’était l’un des symptômes visibles du fameux Great Reset, dont on ne parle plus guère non plus, mais qui est bel et bien là..

Klaus Schwab, fondateur du WEF (Forum économique mondial), a annoncé la couleur sans se gêner lors d’un « Sommet pour le gouvernement mondial » à Dubaï en février 2022, en affirmant que la course vers la technocratie et les systèmes de crédit social qui en découlent est accélérée par la quatrième révolution industrielle, et que l’objectif sera rien de moins que «la fusion de nos identités physiques, numériques et biologiques ».

Voir par exemple:

Nicolas Dupont-Aignan est l’un des rarissimes responsables politiques français qui ose briser le dôme de silence et aborder le problème.
Dans cette vidéo assez courte (16 minutes) du 1er octobre dernier, très pédagogique, il explique parfaitement, et en termes simples, ce qui nous attend (il ne s’agit évidemment pas de faire de la publicité pour son parti, ce qu’il dénonce ici est bien au-delà de la politique française):


Un monde obscur et dystopique se rapproche très vite – tandis que nous dormons

www.sabinopaciolla.com/un-mondo-oscuro-e-distopico-si-avvicina-rapidamente-mentre-noi-dormiamo/

Pavel Durov, né le 10 octobre 1984 à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), est un entrepreneur technologique russe, fondateur et PDG de Telegram, une plateforme de messagerie cryptée lancée en 2013 qui compte plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois.

Alarmé par les tentatives incessantes de répression de la liberté d’expression et d’opinion que nous connaissons dans le soi-disant Occident libre et démocratique, tentatives déguisées sous de nobles idéaux tels que la lutte contre la pédophilie, la pédopornographie, le respect d’autrui, l’inclusion forcée, il a écrit, à l’occasion de son anniversaire, un commentaire très amer sur son profil Telegram.

.

Je vais avoir 41 ans, mais je n’ai pas envie de faire la fête.

Notre génération est à court de temps pour sauver l’Internet libre que nos pères ont construit pour nous.

Ce qui était autrefois la promesse d’un libre échange d’informations est en train de devenir le dernier outil de contrôle.

Des pays autrefois libres introduisent des mesures dystopiques telles que l’identité numérique (Royaume-Uni), les contrôles d’âge en ligne (Australie) et le scan massif des messages privés [ChatControl] (UE).

L’Allemagne poursuit quiconque ose critiquer les fonctionnaires sur Internet. Le Royaume-Uni emprisonne des milliers de personnes pour leurs tweets. La France mène des enquêtes pénales sur les dirigeants technologiques qui défendent la liberté et la vie privée.

Un monde sombre et dystopique approche à grands pas, pendant que nous dormons. Notre génération risque de passer à l’histoire comme la dernière à avoir connu la liberté et à l’avoir laissée nous être retirée.

On nous a menti.

On nous a fait croire que le plus grand combat de notre génération était de détruire tout ce que nos ancêtres nous ont légué : la tradition, la vie privée, la souveraineté, le libre marché et la liberté d’expression.

En trahissant l’héritage de nos ancêtres, nous nous sommes engagés sur la voie de l’autodestruction — morale, intellectuelle, économique et finalement biologique.

Donc non, je ne vais pas faire la fête aujourd’hui. Je suis à court de temps. Nous sommes à court de temps.

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