Georg Gänswein confie qu’il demande à Benoît XVI d’intercéder pour lui

12 Jan 2026 | Benoît XVI

Encore une interview du secrétaire du Saint-Père, cette fois sur le lieu de ses fonctions de nonce dans les pays Baltes. On n’y apprend rien de vraiment nouveau, sinon quelques confidences personnelles touchantes, et surtout que le prélat demande l’intercession de Benoît XVI dans les évènements de sa propre vie (j’imagine qu’il n’est pas le seul à le faire).

Gänswein affirme qu’il prie pour Benoît XVI et confirme son espoir pour la cause de béatification

Bryan Lawrence Gonsalves

Extrait d’un article de Catholic News Agency.
11 janvier 2026

Mgr Gänswein, actuellement nonce apostolique dans les États baltes, et secrétaire personnel « historique » de Benoît XVI, a confié qu’il ne priait plus pour le défunt pontife, mais qu’il le priait, demandant son intercession, et a exprimé l’espoir que la cause de béatification soit bientôt engagée.

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Archbishop Georg Gänswein speaks at an event hosted by the Catholic magazine Kelionė at the Lithuanian National Library in Vilnius, Lithuania, on Jan. 7, 2026. | Credit: L. Macevicienes/Zurnalaskelion...

S’exprimant lors d’une rencontre organisée par le magazine catholique Kelionė à la Bibliothèque nationale de Lituanie le 7 janvier, Mgr Gänswein a livré quelques réflexions personnelles sur sa nouvelle mission diplomatique, sur la célébration de Noël en Lituanie et sur sa collaboration de dix ans avec Joseph Ratzinger. Avec humour, il a déclaré:

« Je viens de la plus belle région d’Allemagne, mais j’ai vécu à Rome pendant la majeure partie de ma vie.

En guise de bonus et de remerciement pour tout mon travail, j’ai reçu la mission de travailler dans les pays baltes »

Interrogé sur les différences entre Noël à Rome et dans la région baltique, l’archevêque a répondu sur le ton pince-sans-rire qui le caractérise :

« J’ai célébré Noël à Rome pendant 28 ans et à Vilnius pendant deux ans. La première différence est le froid ».

Il a ajouté que les décorations saisonnières de la Lituanie l’avaient fortement impressionné, soulignant « les magnifiques décorations de Noël » et déclarant que les sapins de Noël « sont très beaux, peut-être même plus beaux que ceux de la place Saint-Pierre, au Vatican ».

Gänswein a également exprimé sa gratitude parce que la célébration de la naissance du Christ en Lituanie n’est pas seulement culturelle ou superficielle. Il a dit avoir perçu une révérence dont « on ressent ici la profondeur », indiquant une foi qui reste attentive au mystère qui est au cœur de cette période de l’année.

Au cours de la conversation, le nonce est revenu sur l’influence de Benoît XVI, décrivant ses années aux côtés de Ratzinger comme un don de la providence divine.

« Toutes ces années de collaboration ont laissé une expérience indélébile ».

« Ce n’était pas seulement une formation intellectuelle et théologique, mais aussi une formation du cœur, de l’âme et de tout ce que nous pouvons appeler la vie ».

Gänswein a rappelé que sa première rencontre avec Ratzinger avait eu lieu quand il était encore un jeune séminariste et qu’il lisait les articles et les livres du futur pape alors que Ratzinger était professeur en Allemagne.

« J’ai essayé de lire et d’étudier tous ses écrits », a-t-il dit, expliquant qu’il en était venu à l’époque à considérer Ratzinger non seulement comme un théologien et un universitaire, mais aussi comme « un homme plein de foi et d’intelligence ».

Après son ordination sacerdotale en 1984, Georg Gänswein a été vicaire avant de poursuivre ses études. Il a ensuite obtenu son doctorat et est finalement arrivé à Rome, où il a rencontré Ratzinger pour la première fois alors que le cardinal était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Gänswein a dit que Ratzinger l’avait invité à collaborer, une invitation qu’il considère comme mystérieuse et pleine de grâce.

« Pourquoi m’a-t-il appelé ? Je ne sais pas, mais je considère cela comme un grand cadeau de la Providence ».

En 2003, a-t-il ajouté, il est devenu le secrétaire personnel de Ratzinger.

Parlant de Benoît XVI après le décès du pape défunt, Gänswein a fait une remarque surprenante sur la prière et la proximité spirituelle :

« Et maintenant, alors que le pape Benoît XVI est parti pour être avec le Seigneur, je me rends compte que je ne prie pas tant pour lui, mais à lui, en lui demandant son aide ».

Il a confié qu’il y avait eu des moments, même pendant son service dans les pays baltes, où il s’était retrouvé à demander l’intercession de Benoît.

Dans le même temps, il a souligné la prudence de l’Église en matière de causes de canonisation.

« L’Église est une mère très sage et très prudente », a-t-il déclaré, soulignant que dans les causes de béatification, elle est « deux fois plus sage et deux fois plus prudente » et qu’il faut du temps pour discerner si l’estime publique reflète une véritable sainteté plutôt qu’une renommée passagère.

Dans une interview accordée en décembre 2025 à la chaîne de télévision catholique allemande K-TV, Mgr Gänswein avait déclaré :

« Personnellement, j’ai bon espoir que ce processus soit lancé ».

L’interview a été diffusée peu avant une audience privée qu’il a eue avec le pape Léon XIV lors d’une visite discrète à Rome à la mi-décembre.

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