Le site américain LifeSiteNews a exhumé des images montrant le père Robert Prevost, futur pape Léon XIV, à genoux, participant à un rituel en hommage à la Pachamama lors d’un symposium organisé à São Paulo en janvier 1995 (il avait alors 40 ans, ce n’est donc pas une erreur de jeunesse).
Cela vaut-il la peine d’en parler?
L’affaire ne fera certes pas la une des journaux mainstream, et intéressera encore moins le catholique moyen version 2.0 qui a d’autres chats à fouetter, et qui y verra peut-être même un signe bienvenu d’ouverture au monde réel.
Mais les catholiques fidèles seront choqués de ce plongeon dans le plus absolu relativisme, sans parler du grave péché contre l’enseignement de l’Eglise. Et c’est une preuve de plus que Léon XIV est une personnalité pour le moins ambigüe, avec tout ce que cela comporte de sinuosité et de capitulation à l’air du temps.
Je reprends ici, plutôt que l’article original de LifeSiteNews , le commentaire équilibré du portail espagnol InfoVaticana
La publication de ces images risque de semer une profonde confusion parmi de nombreux fidèles.
La référence à la Pachamama n’est pas simplement décorative ou symbolique, mais renvoie à des pratiques religieuses qui existent encore aujourd’hui et au nom desquelles des sacrifices humains continuent d’être perpétrés.
C’est pourquoi la gravité de ce fait ne se limite pas au passé, mais a des répercussions sur le présent de l’Église.
Des photos de Robert Prevost en train de prier à genoux devant la Pachamama ont été rendues publiques
infovaticana.com
19 mars 2026

Le site LifeSiteNews a publié une série inédite de photographies sur lesquelles l’actuel pape Léon XIV, alors connu sous le nom de Robert Francis Prevost, augustinien, apparaît à genoux, participant à un rituel en hommage à la Pachamama lors d’un symposium organisé à São Paulo en janvier 1995. Ces images proviennent des actes officiels de la rencontre, publiés en 1996 sous le titre Écothéologie : une perspective de saint Augustin.
Le reportage s’appuie sur les travaux d’un prêtre américain, le père Charles Murr, qui prépare un livre sur l’actuel Souverain Pontife et affirme avoir rassemblé pendant des mois la documentation relative à cette affaire. Selon Murr, trois prêtres augustins ont formellement identifié Prevost sur la photo principale, où on le voit agenouillé aux côtés d’autres participants dans le cadre du rituel.

Le volume même dans lequel figurent ces images ne laisse aucune place à l’interprétation quant à la nature de ce rituel. La légende décrit la scène comme une « Célébration du rite de la Pachamama (Mère Terre) », défini comme un rite agricole propre aux cultures de la région andine, notamment au Pérou et en Bolivie. La photographie montre plusieurs participants à genoux autour d’un autel, dans une attitude incontestablement religieuse.
Les procès-verbaux contiennent également d’autres images qui confirment la présence de Prevost au symposium, comme une photo de groupe de tous les participants et une autre prise lors d’une célébration eucharistique au même endroit. LifeSiteNews affirme également que l’identification de celui qui était alors religieux augustin a été confirmée par comparaison avec des images de l’époque publiées dans des revues internes de l’ordre.

Le contexte de cet événement renvoie aux courants théologiques latino-américains liés à ce qu’on appelle l’écothéologie, qui encourageaient le dialogue avec les cosmovisions autochtones. Cependant, ce que montrent ces images va au-delà d’un simple échange culturel ou académique : il s’agit de la participation à un rite adressé à une divinité étrangère à la foi chrétienne.
Cet épisode est d’autant plus douloureux qu’il faut tenir compte de la situation personnelle de Prevost à cette époque. Âgé d’une quarantaine d’années et fort d’une carrière déjà bien établie au sein de l’ordre des Augustins, le fait qu’il se soit agenouillé lors d’une cérémonie de ce type ne peut être attribué à un manque de formation ou à de l’immaturité. Cette scène témoigne d’un geste objectivement scandaleux de la part de celui qui occupe aujourd’hui la chaire de Pierre.
La publication de ces images risque de semer une profonde confusion parmi de nombreux fidèles. La référence à la Pachamama n’est pas simplement décorative ou symbolique, mais renvoie à des pratiques religieuses qui existent encore aujourd’hui et au nom desquelles des sacrifices humains continuent d’être perpétrés (article détaillé ici: infovaticana.com/2026/03/16/los-adoradores-de-la-pachamama-siguen-realizando-sacrificios-humanos/). C’est pourquoi la gravité de ce fait ne se limite pas au passé, mais a des répercussions sur le présent de l’Église.

Quoi qu’il en soit, cette affaire peut et doit être clarifiée. La situation exige une explication publique sur le contexte de cette participation et, le cas échéant, une rectification claire. Demander pardon et tracer la voie de la réparation n’affaiblirait pas le Souverain Pontife, mais contribuerait à dissiper la consternation et à réparer, au moins en partie, le tort causé par des images difficiles à accepter pour tout catholique.
En attendant, les informations relayées par LifeSiteNews et les travaux antérieurs de Charles Murr mettent en lumière un fait d’une gravité extrême : Robert Prevost, aujourd’hui le pape Léon XIV, a été photographié à genoux lors d’un rituel de la Pachamama, alors qu’il était déjà adulte et dans un contexte explicitement religieux.

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