Selon le cardinal Müller, le traitement infligé à Mgr Gänswein est « inacceptable »

18 Oct 2023 | Actualités

L’ex-préfet de la CDF répondait aux questions d’un quotidien allemand le 9 octobre, en plein synode mais avant l’épisode madrilène (qui a encore aggravé la situation). Il est sévère: « L’évêque est le confrère du pape dans l’épiscopat et non son employé. Un évêque ne peut pas être destitué et déplacé arbitrairement par le pape. Tous ces gens qui ont une conception si autoritaire de la papauté devraient lire Vatican I et Vatican II et étudier ce qu’est la papauté et ce qu’elle n’est pas »

Le cardinal Müller :

Le traitement de l’archevêque Gänswein « ne fait pas de publicité » pour la doctrine sociale de l’Église

CNA|Deutsch
9 octobre 2023

Le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a clairement critiqué la manière dont le Vatican a traité l’archevêque Georg Gänswein, qui fut secrétaire particulier du pape Benoît XVI pendant de nombreuses années :

« Vu la manière dont il a été traité, ce n’est pas une publicité pour la doctrine sociale catholique ».

Samedi, Müller a déclaré au « Rheinische Post » qu’après que Gänswein ait « servi fidèlement la curie romaine et en particulier le pape Benoît XVI pendant 28 ans, il est normal, selon les préceptes chrétiens et la décence humaine, qu’on lui donne une tâche digne dans l’Eglise ».

Le pape François avait renvoyé Gänswein, qui n’a que 67 ans et est donc loin de la limite d’âge épiscopale de 75 ans, dans son diocèse d’origine de Fribourg, où il réside actuellement au séminaire, sans nouvelle mission depuis la mort de Benoît XVI.

« Je pense que dans ce cas, outre le traitement humainement inacceptable, la dimension ecclésiologique du ministère épiscopal n’a pas été prise en compte. L’évêque est le confrère du pape dans l’épiscopat et non son employé. Un évêque ne peut pas non plus être destitué et déplacé arbitrairement par le pape. Tous ces gens qui ont une conception si autoritaire de la papauté devraient lire Vatican I et Vatican II et étudier ce qu’est la papauté et ce qu’elle n’est pas ».

Le cardinal a ajouté:

« Quand nous sommes catholiques, nous sommes convaincus dans la foi que l’évêque de Rome est le successeur de Pierre. Mais cela n’a rien à voir avec l’idée que le pape peut faire tout ce qu’il veut, selon son bon vouloir personnel. Il ne sert à rien d’enjoliver les choses humaines, qui existent malheureusement aussi dans l’Eglise de Dieu. Nous avons tous besoin du pardon de Dieu ».

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