et si l’on suit régulièrement ce qui se passe derrière les « murs sacrés », on ne peut faire l’économie d’un commentaire sur un évènement de la plus haute importance pour tous les catholiques. N’ayant pas de ligne directe avec le Vatican (!), je me fie au site Silere non Possum (SnP).
Mettant de côté les anecdotes qui concernent le staff des communicants, qui intéressent peu un public de non initiés (et que je n’ai pas traduites), SnP énumère donc pour nous les différents communiqués du bureau de presse – et pas besoin de lire entre les lignes: l’impression d’ensemble n’est pas bonne.
Le pape François ne va pas bien. Il reste à l’hôpital plus longtemps que prévu
17 février 2025
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Le vendredi 14 février 2025, à la fin des audiences du matin, le Pape François a été admis à l’hôpital Agostino Gemelli en raison de la bronchite qui le tourmente depuis le début du mois de février. Le bulletin de vendredi du Bureau de presse faisait déjà émerger quelques éléments critiques, typiques de ce « système communicatif » voulu par le Pape lui-même mais snobé à plusieurs reprises.
Le texte indiquait :
Ce matin, à la fin des audiences, le Pape François se fait hospitaliser à la Polyclinique Agostino Gemelli pour des examens diagnostiques nécessaires et pour poursuivre en milieu hospitalier le traitement de la bronchite qui est encore en cours
Le pape « s’hospitalise » donc lui-même. Il est clair qu’il s’agit de la énième chute de Matteo Bruni & Cie. Ceux qui lui sont proches affirment en effet que le souverain pontife a refusé pendant plusieurs jours d’être hospitalisé et n’a accepté que lorsqu’il n’était pas possible de faire autrement. Ce n’est pas nouveau, Bergoglio ne veut pas entrer à l’hôpital, non seulement parce qu’il a peur, mais aussi parce qu’il est conscient qu’en quittant le Vatican, la situation deviendra incontrôlable. Il suffit de penser qu’au cours de ces douze longues et interminables années, il n’a jamais quitté l’État, sauf pour des séjours à l’hôpital et des voyages apostoliques. En été, ses prédécesseurs avaient l’habitude de laisser l’environnement respirer en allant à Castel Gandolfo, mais François a toujours été un maniaque du contrôle, même lorsqu’il était provincial jésuite.
…
Ce qui est important, cependant, c’est que le Pape est victime de cette communication qui ne fonctionne pas mais qui coûte à l’État de la Cité du Vatican des millions d’euros par an. D’ailleurs, la « question de la santé » est aussi pour le Pontife lui-même un argument qu’il faut taire car il est convaincu que si son état de santé était connu – ce qui est d’ailleurs le cas grâce à des voix libres qui ne cèdent pas au chantage de journaux payés à la tâche – alors « la machine du pré-conclave » se mettrait en route.
La santé du pape
« L’ensemble des examens effectués jusqu’à présent indique un tableau clinique complexe qui nécessitera une hospitalisation appropriée »
ont annoncé les médecins ce matin. Le bulletin informe donc que le pape ne quittera pas l’hôpital de sitôt et que la situation n’est pas aussi rose que certains l’ont fait croire lorsque François est entré au Gemelli « en s’admettant lui-même ».
L’état de santé du Pape, nous pouvons le dire sereinement, n’est pas des meilleurs et c’est la raison pour laquelle il ne s’est pas montré ces jours-ci, ni en direct, ni en vidéo, ni en photo. Le Saint-Père a besoin de repos et de tranquillité pour pouvoir affronter sereinement la thérapie. Une thérapie que, selon certains de ses proches, on a du mal à trouver et qui a été changé plusieurs fois, aussi bien à Sainte Marthe que ces jours-ci à l’hôpital. La Préfecture de la Maison pontificale a déjà annulé l’audience du 19 février 2025, de sorte que Bergoglio ne quittera pas le Gemelli avant mercredi.
L’invitation est donc à la prière et surtout à la méfiance face aux reconstructions proposées par tous ces journalistes qui essaient de gagner de l’argent avec les gros titres. En 2013, la plupart des cardinaux ont suivi ce que disait la presse et le résultat a été douze ans d’agonie. Nous avons tendance à croire qu’aucune personne – en particulier les électeurs – dotée d’un minimum d’intelligence ne souhaite que cela se reproduise.
L’hospitalisation du pape et les communiqués
Après l’hospitalisation, annoncée comme volontaire par le Bureau de presse, le premier bulletin médical est arrivé le 14 février à 18 h 34, lorsque le Bureau de presse du Saint-Siège a annoncé:
« Le Saint-Père, suite à l’exacerbation de la bronchite ces derniers jours, a été soumis à des examens spécialisés et a entamé une thérapie pharmacologique hospitalière. Les premiers examens effectués montrent une infection des voies respiratoires. Son état clinique est correct, il présente une légère fièvre ».
Le matin du vendredi 15 février, le service de presse a déclaré :
« Le pape a passé une nuit paisible, il a bien dormi. Ce matin, il a pris son petit-déjeuner et lu quelques journaux. Il poursuit ses examens et ses thérapies ».
Dans la soirée, le bulletin médical indiquait :
« Le pape François s’est reposé toute la nuit. Il n’a pas présenté d’épisodes fébriles. Les examens effectués dans la journée ont confirmé l’infection des voies respiratoires. Le traitement a été légèrement modifié sur la base de nouvelles constatations microbiologiques. Les examens de laboratoire effectués aujourd’hui ont révélé une amélioration de certaines valeurs. Au cours de la matinée, il a reçu la Sainte Eucharistie, puis a alterné le repos avec la prière et la lecture. Afin de faciliter son rétablissement, le personnel médical lui a prescrit un repos absolu. Par conséquent, le Saint-Père ne présidera pas la prière de l’Angélus demain, dimanche 16 février. Le Pape François a été mis au courant des nombreux messages de proximité et d’affection qu’il a reçus et exprime sa gratitude, tout en demandant que l’on continue à prier pour lui ».
Malgré la nouvelle, le pape n’a pas regardé par la fenêtre de son appartement à la Polyclinique Gemelli le dimanche 16 février 2025.
François ne prie pas l’Angélus avec les fidèles « parce que les médecins lui ont conseillé un repos absolu », précise le service de presse. Le pape a souhaité que le texte de sa réflexion soit publié :
« Je voudrais saluer tous ceux qui ont participé : j’aurais aimé être parmi vous mais, comme vous le savez, je suis ici à la Polyclinique Gemelli parce que j’ai encore besoin d’un traitement pour ma bronchite. Je vous remercie pour l’affection, la prière et la proximité avec lesquelles vous m’accompagnez ces jours-ci, tout comme je voudrais remercier les médecins et le personnel soignant de cet hôpital pour leurs soins : ils font un travail précieux et très fatigant, soutenons-les par la prière ! ».
À 17 h 40, le Bureau de presse du Saint-Siège a publié le bulletin médical :
« Le pape François s’est bien reposé pendant la nuit. Son état clinique est stable et il poursuit le processus de diagnostic thérapeutique prescrit par le personnel médical. Ce matin, il a reçu l’Eucharistie et a suivi la Sainte Messe à la télévision. L’après-midi, il a alterné lecture et repos.
Le lundi 17 février à 12 h 59, le service de presse indique :
« Les résultats des examens effectués ces derniers jours et aujourd’hui ont révélé une infection polymicrobienne des voies respiratoires, ce qui a entraîné une nouvelle modification de la thérapie. Tous les examens effectués jusqu’à présent indiquent un tableau clinique complexe qui nécessitera un séjour hospitalier approprié ».

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