En l’espace de deux semaines, le Wanderer a consacré pas moins de deux articles au préfet du DDF, nommé à ce poste autrefois prestigieux par un caprice et une provocation de El Papa (c’est un peu comme Stéphane Séjourné ou Jean-Noël Barrot occupant au Quai d’Orsay le fauteuil de Talleyrand… mais je m’égare).
Le premier article remonte à deux semaines, et tire la sonnette d’alarme à propos d’un prochain document annoncé sur le diaconat féminin.
Le second est d’hier, et rapporte des propos scandaleux du prétendu préfet, lors de la présentation d’un autre texte du DDF, décidément très prolifique ces temps-ci (« Una Caro » – une chair -, censé célébrer « la monogamie comme fondement du couple« ), qui justifieraient un licenciement immédiat.
S’il n’est pas complice, au moins passif, par son silence persistant, qu’attend Léon XIV pour offrir à cette caricature de cardinal de curie un billet simple pour son Argentine natale?
Diaconat féminin : le cardinal Tucho Fernández doit partir
19 novembre 2025
Nous avons appris hier que les membres du synode ont déjà rédigé un document sur le diaconat féminin et que le dicastère de la Doctrine de la Foi sera chargé d’élaborer le rapport final.
Danger imminent ! Avec les antécédents du préfet, qui ne manque jamais une occasion de causer de graves problèmes à l’Église, une telle publication pourrait provoquer une catastrophe. Le cardinal Müller a déjà averti que l’exclusivité des trois ordres sacrés pour les hommes est un dogme ; imaginons ce qui se passerait si Tucho s’immisçait dans le débat.
Je pressens – et ce n’est qu’une spéculation – que le cardinal de Gigena [en Argentine, ville natale de Fernandez, ndt] aura recours à sa tactique bien connue, qu’il considère sûrement comme brillante, la même qu’il a appliquée dans Fiducia supplicans : il s’agit d’une bénédiction non liturgique pour chacun des amants, mais pas pour le couple. Ici, il pourrait dire : le diaconat féminin n’appartient pas au sacrement de l’ordre mais est ministériel ; par conséquent, les femmes peuvent le recevoir puisque c’est ce qu’a décidé le pape François en 2021.
Le diaconat, s’il est reçu par des femmes, serait une mise à niveau de l’acolytat ; en termes aéronautiques, vous passez de la classe économique à la classe économique premium, mais vous n’atteignez pas la classe affaires. Elles pourront porter une aube et une bande de tissu de la couleur liturgique correspondante, semblable à une étole mais qui ne sera pas une étole, et qui sera portée à la manière d’un châle ou d’une écharpe. C’est-à-dire oui, mais non ; confusion, chaos et division accrue. Si mes pressentiments s’avèrent exacts, cela ne fera que rendre les conservateurs encore plus récalcitrants et les femmes encore plus virulentes ( !), car elles ne veulent pas d’un faux diaconat, ou un diaconat factice et être traitées, une fois de plus, comme des catholiques de seconde zone.
(…)
[Bref], le cardinal Víctor Fernández n’est pas compétent pour occuper le poste qu’il occupe et continuera à causer des problèmes très graves à toute l’Église. Il est donc nécessaire que le pape Léon XIV le démette de ses fonctions dès que possible.
J’insiste : le cardinal Fernández doit être démis de sa charge
25 novembre 2025
Ce matin, lors de la conférence de presse de présentation du document Una caro, le préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, successeur, entre autres, du cardinal Joseph Ratzinger, a déclaré :
Je ne sais pas si je dois le dire parce que c’est une blague… mais quand j’étais étudiant… la sœur a peur… [rire vulgaire]. Quand j’étais étudiant à Rome il y a quarante ans, on disait que les Romains avaient leur femme, mais que la plupart avaient soit une autre femme, soit un homme… On disait cela il y a quarante ans, et on ne savait pas s’il fallait en rire ou en pleurer.
Qu’une personne, quelle qu’elle soit, dise publiquement avec désinvolture et sans la moindre pudeur une grossièreté de ce genre, alors qu’elle occupe un poste d’une importance vitale au sein de l’Église, ne s’explique que par le fait que cette personne a des barrières inhibitrices très faibles : elle est désormais incapable de distinguer ce qui est convenable de ce qui ne l’est pas, ce qui est décent de ce qui ne l’est pas, la pureté du vice. Le fait de faire cette blague dans ce contexte sans rougir ne s’explique que par le fait que le cardinal Fernández parle ex abundantia cordis : « Les lèvres parlent de l’abondance du cœur ». Reconnaissons que ses blagues sont parfaitement cohérentes avec les livres pornographiques qu’il a écrits il y a quelques années sur les types de baisers et les ardeurs sexuelles masculines et féminines.
D’autre part, il convient également de se demander dans quels milieux Fernández évoluait lorsqu’il était étudiant à Rome il y a quarante ans, car ce genre de blagues ne s’entend pas partout. J’ai moi-même été étudiant à Rome il y a trente ans et je n’ai jamais rien entendu de tel pendant les trois années que j’ai passées dans cette ville. Certes, je n’étais pas un bigotto qui passait ses journées entre les salles de classe et la chapelle ; j’étais un jeune catholique laïc normal, qui savait qu’il valait mieux éviter certains milieux et certains quartiers pour préserver le bien de son âme. Dis-moi qui tu fréquentes…
Enfin, j’insiste sur ce que je disais il y a dix jours et ce que des milliers de catholiques du monde entier ont dit récemment : le Saint-Père doit démettre le cardinal Víctor Fernández de ses fonctions.

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