Pas un saint certifié, mais un ami au ciel (reprise corrigée)

7 Jan 2026 | Benoît XVI

On a évoqué ces jours-ci, en particulier à l’occasion du troisième anniversaire de sa mort, une béatification de Benoît XVI, et même la possibilité de l’élever au rang de docteur de l’Eglise. Horresco referens!! Mgr Gänswein en a sagement écarté sinon l’éventualité du moins la proximité. Car les principales critiques ne viendraient pas tant des milieux progressistes que de certains cercles traditionalistes. Comme l’a dit Voltaire  » Mon Dieu, gardez-moi de mes amis « .

D’ailleurs, j’ai déjà dit ma conviction toute personnelle qu’un certificat de sainteté attribué par ceux qui sont aujourd’hui à la tête de l’Eglise avait une valeur toute… relative. Je préfère penser à lui comme à un intercesseur. Un ami au ciel, comme le disait si bien cet article que j’avais publié il y a trois ans et que je reprends ici (avec une correction). C’est juste une question de vocabulaire.

Un ami au Ciel. Un grand merci, Benoît XVI.

L’amitié spirituelle avec les meilleurs, même s’ils ne sont pas de ce siècle, de Saint Augustin à Newman en passant par Saint Bonaventure.
La douceur avec laquelle il vit l’échec de sa thèse d’habilitation.
Les livres d’entretien qui nous rendent catholiques.
La détermination à protéger la foi des simples, attaquée par les idéologies à la mode.
L’empressement à placer ses élèves devant la vérité.
Les phrases architecturales qui élèvent la foi des mondains.
La fabuleuse collaboration avec Saint Jean Paul II, le grand, qui nous confirme dans la foi.
Le sourire innocent de ceux qui n’ont aucun pouvoir dans le monde.
L’affection pour les plus petits et les plus sans défense, qui l’approchent comme un ami.

Le courage de montrer au monde son Sauveur.
L’humilité courageuse de la charité dans la vérité.
La foi et la raison ensemble pour voler plus haut.
La bombe de Ratisbonne sur les problèmes théologiques de l’Islam que personne n’ose dénoncer.
Souffrir avec ceux qui souffrent.

La clarté intellectuelle qu’il dégage, inégalée dans les grandes questions du siècle et les énormes questions d’éternité.
L’affection pour l’Espagne, qu’il a visitée quatre fois pour nous apprendre à nous battre, dont les images illustrent cet article.
La nuit des JMJ 2011 aux Cuatro Vientos, où la tempête s’apaise lorsqu’il s’agenouille devant le Seigneur aux côtés d’un million de jeunes.

Les porcs qui reçoivent ses perles [/marguerites] et se frottent contre lui en grognant [*]
La retraite inattendue qui nous rappelle où se trouve la meilleure part.
La prière qui soutient le monde dans ce qui est caché au monde.
L’amour du Christ, son meilleur ami, le juge devant lequel il aspire à comparaître pour recevoir son étreinte.
Le témoignage. Jusqu’à la fin.

Nous ne pouvons pas mieux terminer l’année. La vie est courte. Nous avons vécu avec Benoît XVI. Merci, Seigneur.

Ndt (et correction)

[*] « Los cerdos que reciben sus margaritas y se revuelven gorrinantes contra él »

Cette expression est une variation inversée et ironique du proverbe espagnol bien connu « echar margaritas a los cerdos » (littéralement « jeter des marguerites aux porcs »), qui signifie offrir quelque chose de précieux, beau ou sacré à des personnes incapables de l’apprécier, qui le gaspillent ou le méprisent.

.

Le proverbe provient directement de la Bible, Matthieu 7:6 : « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu’ils ne les piétinent avec leurs pieds, puis se retournent et ne vous déchirent. »

(GROK)

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