Formidable « tribune » publiée sur le site espagnol Info Vaticana. A propos du fameux « mème » et des nouveaux papistes (qui étaient bien moins empressés à voler au secours de Benoît dans les multiples occasions où il a littéralement été pourchassé par les hyènes avides de sang – Ratisbonne, affaire Williamson, la fillette de Recife, etc. etc.)
La grossièreté n’est pas du blasphème. La stupidité n’est pas du blasphème
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Ce qui est blasphématoire, c’est de se mettre littéralement à la place de Dieu, non pas dans une image créée par l’intelligence artificielle, mais dans la législation, dans le discours, dans cette prétention démente de redessiner la nature humaine.
Quand ils promettent de « sauver la planète ». Quand ils s’arrogent le pouvoir de décider ce qu’est un homme et ce qu’est une femme. Quand ils légifèrent comme s’il n’existait aucune loi au-dessus du Journal officiel. Là, oui, on tente d’usurper le trône de Dieu. Et c’est ce que font tous ces nouveaux défenseurs du pape, chaque jour. En pleine connaissance de cause,
Trump et le Pape
INFOVATICANA
14 avril 2026
Toute une brochette de politiciens et de commentateurs qui, depuis des décennies, œuvrent contre le Christ et son Église se sont soudainement proclamés aujourd’hui défenseurs de la papauté. Des gens qui légifèrent contre la loi naturelle, qui imposent l’idéologie du genre dans les écoles, qui persécutent les objecteurs de conscience et ridiculisent les catholiques à la moindre occasion, se montrent soudainement très préoccupés par la dignité du Saint-Père.
Mais il faut le dire clairement : ce sont des antéchrists. Non pas au sens apocalyptique du terme (même si cela peut parfois y ressembler), mais au sens le plus simple et le plus courant : des gens qui vivent, légifèrent et gouvernent contre le Christ. Ils haïssent ce que le Christ enseigne. Ils travaillent sans relâche pour effacer Son empreinte de la vie publique. Aujourd’hui, parce qu’il leur convient de donner une claque à Trump, ils s’enveloppent dans le drapeau du pape comme on enfile un déguisement pour le carnaval. Mais ils ne défendent pas le pape ; ils l’utilisent.

À leurs côtés sont apparus les Savonarole de service. Des bigots qui ont vu le mème et ont proclamé que Trump avait commis un « blasphème scandaleux ».
Calmez-vous. Ouvrez le Catéchisme et cherchez les conditions du péché mortel : matière grave, pleine connaissance et plein consentement. L’intention blasphématoire, cet acte délibéré de haine ou de mépris envers Dieu qui constitue le blasphème au sens propre, n’apparaît nulle part. La grossièreté n’est pas du blasphème. La stupidité n’est pas du blasphème. Il faut diriger contre Dieu un acte de la volonté qui exige, au minimum, de savoir ce que l’on fait. Trump ne se prononçait pas sur Dieu. Il faisait une blague, ce qui est très différent.
Ce n’est pas un mème supprimé qui est blasphématoire.
Ce qui est blasphématoire, c’est de se mettre littéralement à la place de Dieu, non pas dans une image créée par l’intelligence artificielle, mais dans la législation, dans le discours, dans cette prétention démente de redessiner la nature humaine. Quand ils promettent de « sauver la planète ». Quand ils s’arrogent le pouvoir de décider ce qu’est un homme et ce qu’est une femme. Quand ils légifèrent comme s’il n’existait aucune loi au-dessus du Journal officiel. Là, oui, on tente d’usurper le trône de Dieu. Et c’est ce que font tous ces nouveaux défenseurs du pape, chaque jour. En pleine connaissance de cause, en plein consentement et sur un sujet extrêmement grave.
En ce qui concerne le débat politique, la règle est simple. Il faut écouter le pape sur le plan doctrinal : lorsqu’il enseigne la foi et la morale, lorsqu’il transmet ce que l’Église a toujours enseigné et lorsqu’il s’exprime en tant que successeur de Pierre. Il ne faut jamais écouter les antéchrists. Ni lorsqu’ils attaquent le pape, ni lorsqu’ils le défendent.
Surtout lorsqu’ils le défendent. Car lorsqu’un personnage comme Pedro Sánchez prend la défense du Vicaire du Christ, la question n’est pas de savoir ce qu’a fait Trump.
La question est de savoir ce qu’ils mijotent.
(Source: Fruslerías)

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