Suite de l’enquête estivale de Riccardo Cascioli visant à démonter les mensonges qu’on nous déverse sur le soi-disant réchauffement de la planète dans le but de promouvoir une idéologie malthusienne… et de nous matraquer de nouveaux impôts pudiquement camouflés sous le vocable de « fiscalité écologique »,

Après le premier volet consacré aux origines politiques du mouvement (et à une autre arnaque en la personne de son égérie, la petite Suédoise à nattes) Riccardo Cascioli se penche cette fois sur la notion de « ressource »: ce n’est pas une donnée mesurable, statique et immuable, comme on voudrait nous le faire croire, entre autre avec la métaphore du gâteau à partager. En réalité « ce n’est pas la nature qui définit la ressource, mais l’homme et sa capacité, et sa créativité à utiliser les éléments de la nature ». D’où la conclusion de Riccardo Cascioli: « La seule ressource réelle est donc l’homme ».
De là, on mesure l’imprudence du Pape, qui a pris fait et cause pour une bataille contre l’homme totalement contraire à la mission de l’Eglise, sans parler du fait que son prétendu fondement scientifique n’a rien d’une certitude universelle.


Épuisement des ressources: c’est juste de la propagande pour imposer des « lois vertes »

Riccardo Cascioli
La NBQ
19 août 2019
Ma traduction

Une fausse idée a également été imposée dans l’opinion publique sur la question des ressources. Comme toujours, la cible est l’homme: on nous a convaincus que les ressources s’épuisent en raison de la surconsommation, mais il n’en est rien. L’homme consomme mais aussi produit beaucoup plus: en effet, les ressources ne sont pas définies par la nature, comme on veut nous le faire croire, mais par l’homme qui avec son intelligence et sa créativité sait comment utiliser les éléments de la nature.


Lié à la grave distorsion de la réalité de la nature, il y a le thème des ressources, source d’un très grave malentendu. Ces derniers jours, le Pape François, dans une interview, a même cité l’Overshoot Day (le jour du dépassement), c’est-à-dire le jour où l’humanité arrive au bout de toutes les ressources générées en une année. Un jour qui cette année serait tombé le 29 juillet et, inutile de le dire, chaque année, on anticipe le jour où la Terre entre dans « la réserve » : pour donner une idée, en 2008, le jour du dépassement était fixé au 23 septembre. Comme pour dire : non seulement les choses vont mal, mais elles s’aggravent de plus en plus et la catastrophe est proche. Du reste, s’il était vrai que l’homme vit depuis de nombreuses années bien au-delà des limites permises par la finitude de la Terre, il serait surprenant que nous soyons encore là, et en bonne santé.
La question est étroitement liée à celle du changement climatique non seulement en raison du résultat qu’on en attend – quoi qu’il arrive, ce sera une catastrophe – mais aussi à cause de l’idée d’une utilisation des ressources bien au-delà des limites qui, dans un cas, provoqueraient un réchauffement planétaire et dans l’autre, l’épuisement des ressources.
Ce qui, la Terre étant finie, et donc aussi les ressources disponibles, semblerait être une affirmation de pur bon sens. En réalité, il n’en est rien et le nœud du problème est précisément la notion de ressources. La théorie de la « Terre en réserve » implique que le concept de ressource est défini par la nature.
Ceux qui soutiennent cette théorie prennent l’exemple classique du gâteau: il n’y a qu’un seul gâteau par jour, pour satisfaire adéquatement douze enfants; si les enfants sont plus nombreux, il n’y en aura pas assez pour tous, donc soit l’un d’entre eux en sera privé, soit tout le monde en mangera en dessous du besoin; si l’un d’eux, glouton, prend une double ration, alors un autre n’en aura pas. C’est pareil pour les ressources que la Terre met à notre disposition; et de là vient aussi tout le discours – avec les accords internationaux qui en découlent – sur les pays riches qui doivent payer des compensations aux pays pauvres, à cause de ce qu’ils ont consommé pour devenir riches (et ainsi polluer et changer le climat). De plus, si le gâteau est donné et que les enfants commencent à être trop nombreux, le problème se pose de savoir comment limiter les enfants (le discours de la surpopulation).

Mais la réalité nous dit que ce concept de ressource comme définie par la nature, est gravement erroné. Si tel était le cas, la quantité des ressources devrait être une donnée connue, mesurable et immuable. Ce qui n’est absolument pas le cas. Au contraire, dans l’histoire, les ressources se sont toujours diversifiées et multipliées. Si nous pensons aux minéraux, par exemple, nous constatons qu’au XXe siècle, les réserves connues de tous les minéraux se sont multipliées (et les coûts diminués) dans une mesure bien plus grande que l’augmentation de la population, qui a cependant quadruplé en un siècle. Rien qu’entre 1950 et 1990, la disponibilité de bauxite a augmenté de 1436 %, de chrome de 500 %, de cuivre de 250 %, de fer de 663 %, etc. Au cours de la même période, les réserves connues de pétrole ont augmenté de 863%.

Il n’est pas possible ici d’aborder le sujet en détail (pour plus d’informations, je vous renvoie au livre e R. Cascioli-A. Gaspari « I Padroni del Pianeta – Les Maîtres de la Planète », 2009); mais voyons quelques points fondamentaux pour comprendre ce point.

Tout d’abord, comment définit-on une ressource? N’importe quel dictionnaire l’explique: c’est un moyen de pourvoir à un besoin, une nécessité. L’eau n’est pas une ressource en soi, mais en ce qu’elle répond à un besoin, ne serait-ce que pour être regardée, comme dans le cas des lacs, des mers ou des ruisseaux de montagne. Avant tout, nous devons donc reconnaître que ce qui définit la ressource, c’est le besoin de l’homme qui, à son tour, valorise ce qui est dans la nature. Par conséquent, la relation entre les hommes et les ressources – dans son essence – n’est pas conflictuelle.

Deuxième question: précisément d’après ce qui vient d’être dit, il s’ensuit que les ressources sont utiles dans la mesure où elles servent à quelque chose. Nous ne nous intéressons pas à la ressource elle-même, mais au service qu’elle nous offre. Le pétrole est une ressource parce que, par exemple, c’est un carburant qui permet aux voitures de se déplacer.

De plus, l’élément fondamental pour lequel la ressource peut être définie comme telle est le travail de l’homme. Si nous pensons à un minerai, il y a derrière lui un travail d’exploration, d’extraction, de traitement, etc. Et cela vaut aussi pour les ressources les plus « naturelles », comme l’eau: en fait, personne ne va boire et prendre l’eau de la source, elle nous arrive directement dans la maison grâce au travail de ceux qui ont conçu et construit des aqueducs, des pipelines, des systèmes d’épuration et d’eau potable, des pompes, des robinets et ainsi de suite.

Un autre élément à souligner est le fait que, si nous parlons toujours des ressources consommées, nous ne mentionnons jamais le fait que les ressources sont également produites. Les modalités sont différentes, l’une d’entre elles est le remplacement et la création de matériaux, de plus en plus efficaces et moins coûteux. Par exemple, l’introduction des métaux dans la construction navale a sauvé l’Europe de la déforestation; et encore une fois, la plupart des vêtements que nous portons aujourd’hui sont fabriqués à partir de fibres synthétiques fabriquées en laboratoire. Et l’on pourrait poursuivre longtemps ainsi.

Mais ce discours s’applique-t-il également aux ressources dites non renouvelables? Comme l’eau, par exemple? Certes. Il suffit de penser aux grandes innovations technologiques: les usines d’eau potable, le système d’irrigation goutte à goutte (qui permet d’énormes économies de consommation pour l’agriculture, responsable de 70% de la consommation mondiale d’eau), les usines de dessalement, les usines de purification et de recyclage d’eau.

La conclusion est claire: ce n’est pas la nature qui définit la ressource, mais l’homme et sa capacité et sa créativité à utiliser les éléments de la nature. La seule ressource réelle est donc l’homme. Et ce qu’il faut craindre, ce sont seulement ces États ou ces entités supranationales qui, pour une raison ou une autre, veulent limiter la présence de l’homme ou mettre en cage sa créativité, la liant à des lois et règlements qui ont précisément pour but de démontrer qu’il est nécessaire de limiter la présence et l’activité de l’homme. Exactement comme c’est le cas avec les lois « écologiste » et « contre le changement climatique ».

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