Les israéliens, pour se justifier, ont invoqué une « regrettable erreur » d’un conducteur de char – ce qui n’excuse rien, mais est moins intolérable qu’une intention délibérée. Or, selon The Pillar, cité ici par Giuseppe Nardi, le raid pourrait être la réponse israélienne à une rencontre récente entre les chefs chrétiens de la région, qui avaient accusé les autorités israéliennes de tolérer ou d’encourager les attaques contre la population chrétienne de Terre Sainte.

Est-ce que l’attaque israélienne contre une église de Gaza n’était pas une « erreur » ?

La spirale de violence de Taibeh à Gaza

Giuseppe Nardi
katholisches.info
18 juillet 2025

Das Kreuz auf der Hauptfassade der einzigen katholischen Kirche des Gazastreifens inmitten einer zerstörten Umgebung ins erhalten geblieben.
La croix sur la façade principale de la seule église catholique de la bande de Gaza, au milieu d’un environnement dévasté, a été préservée.

Après l’attaque meurtrière menée hier par les forces armées israéliennes contre la seule église catholique de la bande de Gaza, le média américain en ligne The Pillar a publié un article citant des sources anonymes proches du patriarcat latin de Jérusalem qui remettent en cause la version israélienne de cette attaque meurtrière.

Israël affirme que l’attaque était une erreur commise par l’équipage d’un char. Lorsque le patriarcat latin de Jérusalem a rendu l’attaque publique, le service de presse des forces armées israéliennes a d’abord réagi par un communiqué standard : on avait « pris connaissance » des dégâts, on allait « vérifier »…

Plus tard, Israël a reconnu sa responsabilité en indiquant que l’attaque avait été « accidentelle ».

Des sources proches du cabinet du Patriarcat latin ont déclaré à The Pillar que les autorités ecclésiastiques envisageaient en interne que l’attaque du char ait été une « réaction directe » à une rencontre des patriarches et des chefs chrétiens de Terre Sainte dans le village de Taibeh, en Cisjordanie, qui a eu lieu lundi. Les patriarches avaient exprimé leur solidarité avec les habitants du seul village chrétien de Terre Sainte, qui avait déjà été attaqué à deux reprises par des colons juifs radicaux.

Dans leur déclaration commune, les chefs chrétiens avaient accusé les autorités israéliennes de tolérer ou d’encourager les attaques contre la population chrétienne indigène de Terre Sainte.

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