François chez Fazio: GRANDIOSE!

7 Fév 2022 | Actualités

Pour un récit hagiographique, prière de se référer à la Croix (malheureusement en accès payant!) ou attendre Vatican News. Sinon, lire Andrea Cionci, qui se défend de déverser sa bile sur le Pape: les faits parlent d’eux-mêmes. A ne pas manquer, l’introduction sarcastique de Marco Tosatti qui rappelle que quelqu’un (Blondet) a déjà dans le passé qualifié le Pape de Banal Grande!

Bergoglio chez Fazio: Grandiose

Andrea Cionci via Stilum Curiae
(Extrait)

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, hier Andrea Cionci a suivi pas à pas l’interview du Pontife régnant par Fabio Fazio, dans laquelle Jorge Mario Bergoglio a reproposé toute la banalité possible de ses thèmes : contre la guerre (mais y a-t-il quelqu’un qui y soit favorable, à part ses amis « dem » américains ? ), le trafic de nouveaux esclaves (dont les ONG et l’Eglise, du moins en Italie, tirent beaucoup d’argent grâce à nos impôts) et les habituels bavardages de bar, de nature à justifier le brillant surnom de Banal Grande dont il a été affublé il y a des années, si je me souviens bien, par Maurizio Blondet. Mais lisez ce qu’écrit André Cionci… .

Beaucoup penseront qu’il s’agit d’un article bilieux sur le « pape François ». Bien au contraire: c’est un grand et il a toute notre sympathie. Nous allons plutôt nous concentrer sur le processus de « déni », un système de défense psychologique primitif et dangereux.

Connaissez-vous ce mari typique de la comédie italienne qui, bien que confronté aux preuves les plus macroscopiques, refuse d’accepter l’adultère de sa femme ? Et elle continue à le tromper de manière de plus en plus flagrante, effrontée et évidente, pour qu’il prenne conscience de la réalité et demande – enfin – le divorce.

Ici, hier soir, Bergoglio, chez un Fabio Fazio, si possible encore plus onctueux et servile que d’habitude, a réussi à nous faire la totale.

Bien que visiblement fatigué et diminué, bredouillant parfois, Bergoglio a répété, comme un vrai professionnel, les grands numéros de son répertoire: l’impératif immigrationniste du comte Kalergi [(1)] de manière à détruire l’identité christino-européenne; l’obsession du commérage, (ne dites évidemment pas de mal de LUI) ; les slogans démagogiques deamicistes [(2)] sur la souffrance des enfants et la guerre destructrice (qui l’eût cru?); la Fraternité Universelle en tablier et, surtout, elle, la grande star, l’Anti-Vierge Marie, Pachamama, la Terre Mère des Incas qui, comme l’explique le Prince Sansevero [(3)] dans sa Lettre Apologétique de 1750, lie les nœuds et la Franc-maçonnerie dans un sulfureux désordre ésotérique.

Le point culminant, cependant, a été atteint lorsque Son Excellence a mentionné, complètement hors sujet, la rencontre « fortuite » avec le « journaliste » Brocal chez le disquaire. C’est là qu’il a vraiment fait très fort : bien que toute l’Italie ait lu que la probabilité de rencontrer par hasard son propre biographe, photographe et documentariste au magasin était de 0,000000062%, il a répété, sans se soucier de la moindre polémique, le même mensonge flagrant .

Il se moque si ouvertement de vous qu’il est impossible de ne pas penser à un appel à l’aide inconscient, du genre « arrêtez-moi tant que c’est possible ». C’est peut-être pour cela qu’il a terminé la liaison télévisée par la requête plaintive et obsessionnelle : « Priez pour moi ».

Bref, pauvre Bergoglio, il ne manquait plus qu’il intervienne en vidéo comme [Marcello] Pannella, avec une pancarte accrochée autour du cou : « Je ne suis pas le pape et je ne suis pas catholique ».

(…)

NDT

(1) Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi : homme politique, essayiste, historien et philosophe d’origine austro-hongroise côté paternel, et japonaise côté maternel (1894-1972), considéré comme l’un des pères de l’UE; il serait à l’origine d’un plan visant à organiser l’extinction des peuples européens par la submersion migratoire.

[2] Allusion à Edmondo De Amicis (1846-1908), connu pour son roman Cuore/Cœur, un classique de la littérature enfantine à visée pédagogique (de propagande?) qui se présente comme le journal d’un élève italien juste après le Risorgimento dont il constitue une apologie.

[3] Raimondo di Sangro, prince de San Severo (1710-1771), l’une des figures majeures du XVIIIe siècle italien et des Lumières . Inventeur, anatomiste, militaire, écrivain, il est également occultiste versé dans l’alchimie et la franc-maçonnerie (wikipedia).

0 commentaires

Vous aimerez aussi

Pourquoi les électeurs ont lâché Trump

C'est le vice -président JD Vance qui répond à la question sur X. C'est très simple et cela tient en quatre points, qui sont les priorités des électeurs: Mettre fin à la guerre Se concentrer sur le coût de la vie et l’inflation Donner la priorité à l’Amérique Changer...

Un pape ne doit pas voter: problèmes juridiques et politiques

On peut s'étonner de l'importance qui est accordée dans ces pages à un évènement que certains trouveront mineur, sinon anecdotique. Au point de lui consacrer plusieurs articles qui se font plus ou moins écho et se reprennent mutuellement. Mais plus le temps passe,...

La femme de la grotte (*) n’aime pas que le Pape vote

Léon XIV vote aux élections de mi-mandat dans son pays d'origine. Sur le plan laïc, qui est celui de César, rien à redire. D'ailleurs les médias, quand ils ne réduisent pas la nouvelle à une simple anecdote pittoresque, se réjouissent, sur l'air "Le Vatican sort enfin...

Share This