François hait la tradition (est-ce bien catholique?)

11 Fév 2025 | Actualités

L’article qui suit est issu du portail hispanique « Info Vaticana » (merci à AMV qui l’a repris en italien). Il y est question de la dernière fanta-biographie signée (mais pas écrite) par Jorge Mario B, « Spera », dans laquelle le pape dit toute sa détestation de la tradition, au point de lui attribuer des motifs psychiatriques. Donc de qualifier les traditionalistes de malades. Air connu.
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En passant, ladite biographie, qui est la dernière d’une série très rapprochée dans le temps, j’ai déjà oublié les titres, serait truffée d’erreurs et de redites, aux dires mêmes des partisans les plus fidèles du pape argentin (cf. Une note critique sur « Hope/Espère ». Signée… Austin Ivereigh)
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Dans le souci de ne pas parler de ce que je ne connais pas, je l’ai achetée, et je voulais la lire, éventuellement comme pénitence, mais je n’ai pas réussi à aller au-delà de la page 4 – et le reste, que j’ai feuilleté, ne m’a pas donné envie d’aller plus loin (Je vais essayer de la revendre, sans grand espoir de trouver un acheteur)

Dans son empressement à discréditer le monde traditionaliste, il va jusqu’à suggérer que l’attrait pour la liturgie préconciliaire est dû à des déséquilibres psychologiques, des déviations affectives et des problèmes de comportement. Même Luther n’a pas osé aller aussi loin.

François et sa croisade contre la tradition :

Entre diffamation et censure

Papa Francisco

Jaime Gurpegui
6 février, 2025
infovaticana.com

S’il y a bien une chose qui obsède le Pape François, c’est le traditionalisme. Pas le faux traditionalisme des nostalgiques qui idéalisent un passé inexistant, mais le vrai catholicisme qui continue à remplir les églises, à former des familles et à s’accrocher à la même vieille doctrine. Tel est son ennemi. Et il le combat avec toutes les armes dont il dispose : le mépris, la caricature, la censure et, maintenant, la diffamation psychologique.

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Dans sa dernière biographie, François démontre une fois de plus qu’il ne rejette pas seulement la tradition, mais qu’il la déteste. Non pas parce qu’il la comprend et n’est pas d’accord avec elle, mais parce qu’il ne la comprend pas et la craint. Pour lui, la liturgie préconciliaire n’est pas une manifestation légitime de la foi, mais une « idéologie » dangereuse qu’il faut réduire d’une main ferme. Célébrer la messe en latin, selon sa logique, n’est pas un droit des fidèles, mais un caprice qui nécessite la permission expresse du Dicastère. Car, bien sûr, la liturgie traditionnelle peut « devenir une idéologie », mais le pastoralisme liquide qu’il promeut – où la doctrine se moule à l’émotion et où la vérité est relativisée au nom de la « miséricorde » – n’est pas une idéologie, mais une « ouverture ».

Mais François ne s’arrête pas là. Son attaque contre la tradition n’est pas seulement théologique, mais aussi personnelle. Dans son empressement à discréditer le monde traditionaliste, il va jusqu’à suggérer que l’attrait pour la liturgie préconciliaire est dû à des déséquilibres psychologiques, des déviations affectives et des problèmes de comportement. Même Luther n’a pas osé aller aussi loin. Selon lui, ceux qui préfèrent la messe tridentine ne recherchent pas le sacré, mais une sorte de cléricalisme déguisé, une ostentation vide, un refuge sectaire. La caricature est si grossière qu’elle en est gênante.

C’est grotesque, mais prévisible. Depuis le début de son pontificat, François a imposé l’image du traditionaliste comme un pharisien obsédé par les règles, incapable d’amour et de compassion. Aujourd’hui, il va plus loin : si vous suivez la tradition, vous pouvez être malade. Mais si vous bénissez des unions homosexuelles ou détruisez la morale sexuelle catholique, il ne s’agit pas d’une idéologie ou d’un problème de comportement, mais d’un « accompagnement pastoral ».

Et comme si l’attaque ne suffisait pas, il ajoute un sophisme scandaleux : comment peut-on être scandalisé par la bénédiction des homosexuels ou des divorcés, mais pas par l’exploitation du travail ou la pollution ? Car oui, le pape a décidé de faire entrer l’environnement dans l’équation, comme si les fidèles qui défendent la morale traditionnelle étaient automatiquement en faveur de l’exploitation des pauvres et de la destruction de l’environnement. C’est la tactique habituelle : si vous n’êtes pas d’accord avec son relativisme, vous êtes un hypocrite insensible à l’injustice sociale. Comme s’il était incompatible de se préoccuper de morale sexuelle et de dénoncer en même temps les abus du travail.

Le plus ironique, c’est que François accuse la tradition d’être un refuge pour les « déséquilibrés », alors que son pontificat a été une autoroute pour les ecclésiastiques corrompus, soumis au chantage et ayant de réels problèmes de comportement. C’est le pape qui a protégé Zanchetta jusqu’à ce que le scandale devienne insoutenable, le même pape qui a promu une culture de purge idéologique dans l’Église tout en prêchant l’inclusion et le dialogue.

Mais ce qui le gêne le plus, et qui explique sa haine viscérale de la tradition, c’est que la liturgie préconciliaire continue d’attirer les jeunes. Et cela, il ne peut le tolérer. Il ne peut accepter qu’au milieu de l’effondrement de l’Église progressiste, il y ait une génération qui cherche quelque chose de plus solide que les homélies édulcorées, les messes banales et la dissolution doctrinale qu’il préconise. Il ne peut admettre qu’il existe des catholiques qui veulent être de vrais catholiques.

François a clairement indiqué qu’il ne voulait pas se réconcilier avec la tradition. Il veut la détruire. Il veut la discréditer. Il veut l’éradiquer. Mais l’histoire est têtue : l’Église a déjà survécu à des papes hostiles et elle lui survivra.

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