Dans l’article du blog Silere non possum que j’ai cité hier (cf. Le pape attaque frontalement Trump. Sur les migrants), tout était dit ou presque (en particulier le ridicule de dénoncer dans une lettre solennelle adressée à une puissance étrangère des pratiques ayant cours dans sa propre maison!). Mais le blog américain Rorate Caeli ajoute une question essentielle. A l’évidence, ce n’est pas le vieil homme à bout de force qui loge à Sainte Marthe qui a pu écrire ces lignes, et il ne les aura probablement même pas lues. On assiste au même spectacle qu’à la fin du mandat de Joe Biden: là, un président fantoche qui « signait » des documents à son insu, mais préparés par un groupe inconnu de collaborateurs qui dirigeaient les opérations. Et ici un vieux pape malade soutenu comme une façade par la machine de propagande gauchiste qui s’est emparée de l’Eglise.
Bien entendu, ce n’est pas François qui a écrit cette lettre. Non pas que François soit en désaccord avec cette lettre (il ne le serait pas), mais le moment choisi et le contenu montrent qu’elle est manifestement l’œuvre de la cabale qui dirige le Vatican ces jours-ci.
La lettre porte la marque du cardinal Fernandez (responsable de la doctrine de la foi) et ne semble pas avoir été examinée par le secrétaire d’État du Vatican.
Un François malade et âgé qui déteste l’Amérique – comme Biden, soutenu par l’idéologie gauchiste
rorate-caeli.blogspot.com
10 février 2025
L’actuelle administration américaine a pris ses fonctions il y a trois semaines. Ces trois semaines ont été bien remplies, mais il y a une chose qui n’a certainement pas eu lieu, ce sont les « déportations massives »…. Les procédures d’expulsion et les vols sont restés ce qu’ils étaient sous Biden, et toujours à des niveaux bien inférieurs à ce qu’ils étaient sous l’administration démocrate précédente (Obama).
Pourtant, le fait que rien n’ait changé dans la pratique jusqu’à présent, si ce n’est l’arrêt des financements aux ONG (y compris celles gérées par certains diocèses), n’a pas empêché François d’envoyer une lettre très inhabituelle, peu diplomatique, idéologique (sous l’apparence d’une piété sirupeuse) et franchement embarrassante aux « évêques des États-Unis d’Amérique » :
Ici, l’article cite la lettre du pape in extenso. Les lecteurs la trouveront sans doute ailleurs. J’en extrais les passages les plus significatifs… et les plus surréalistes!!
Au passage, on notera la petite pique assassine au vice-président Vance à propos de l’Ordo Amoris (cf. Accueil des immigrés: l’ « ordo Caritatis » de JD Vance)
Chers frères dans l’épiscopat,
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Je vous écris aujourd’hui pour vous adresser quelques mots en ces moments délicats que vous vivez en tant que pasteurs du peuple de Dieu qui marche ensemble aux États-Unis d’Amérique.
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4. J’ai suivi de près la crise majeure qui se déroule aux États-Unis avec le lancement d’un programme de déportations massives. La conscience bien formée ne peut manquer de porter un jugement critique et d’exprimer son désaccord avec toute mesure qui identifie tacitement ou explicitement le statut illégal de certains migrants à la criminalité.
…
.5. Il ne s’agit pas d’une question mineure : un authentique État de droit se vérifie précisément dans le traitement digne que méritent toutes les personnes, en particulier les plus pauvres et les plus marginalisées.
Le véritable bien commun est promu lorsque la société et les gouvernements, avec créativité et dans le strict respect des droits de tous – comme je l’ai affirmé à maintes reprises – accueillent, protègent, promeuvent et intègrent les personnes les plus fragiles, les plus dépourvues de protection et les plus vulnérables.
Cela n’empêche pas le développement d’une politique qui réglemente l’immigration ordonnée et légale.
Mais ce développement ne peut se faire par le privilège des uns et le sacrifice des autres.
Ce qui est construit sur la base de la force, et non sur la vérité de l’égale dignité de chaque être humain, commence mal et finira mal.
.Le véritable ordo amoris à promouvoir est celui que nous découvrons en méditant constamment la parabole du « bon Samaritain » (cf. Lc 10, 25-37), c’est-à-dire en méditant l’amour qui construit une fraternité ouverte à tous, sans exception.
.9. J’exhorte tous les fidèles de l’Église catholique et tous les hommes et femmes de bonne volonté à ne pas céder aux récits qui discriminent et causent des souffrances inutiles à nos frères et sœurs migrants et réfugiés.
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Bien entendu, ce n’est pas François qui a écrit cette lettre. Le contenu, comme c’est le cas de tous les textes modernistes, est mixte : de bons aspects de la Tradition cachant un point de vue politique moderne. Non pas que François soit en désaccord avec cette lettre (il ne le serait pas), mais le moment choisi et le contenu montrent qu’elle est manifestement l’œuvre de la cabale qui dirige le Vatican ces jours-ci. La lettre porte la marque du cardinal Fernandez (responsable de la doctrine de la foi) et ne semble pas avoir été examinée par le secrétaire d’État du Vatican.
La situation scandaleuse des quatre années de l’administration Biden a apparemment été oubliée – c’est-à-dire la situation d’un président fantoche qui « signait » des documents à son insu, mais préparés par un groupe inconnu de collaborateurs qui dirigeaient les opérations. Cette situation a été tolérée précisément parce que la plupart des gens comprenaient que le président gauchiste serait d’accord avec les idées gauchistes ordonnées sous son nom.
On peut dire la même chose de François aujourd’hui : nous connaissons sa vision anti-américaine du monde ; nous savons qu’il a joué un rôle majeur dans le drame de l’immigration clandestine incontrôlée vers l’Amérique du Nord et l’Europe au cours des 12 dernières années, qui est sans précédent par son ampleur et ses conséquences. Ainsi, même si la véritable crise majeure (celle de l’immigration massive) est en partie de sa faute (et de celle de ses alliés politiques en Europe et en Amérique du Nord), la « crise majeure » fictive (celle des « déportations massives ») est telle que sa cabale se sent obligée de parler, en son nom, hors du temps et de l’air du temps.
Il est également en décalage avec les fidèles catholiques d’Amérique : les fidèles pratiquants ont voté massivement pour l’administration actuelle, dont les plans pour résoudre la crise réelle de l’immigration de masse n’ont jamais été cachés pendant la campagne électorale (bien au contraire, on peut dire que la pratique actuelle de l’administration naissante est beaucoup plus indulgente que les mots utilisés pendant la campagne). Ces catholiques ont été aliénés par la hiérarchie pendant des décennies : des scandales liturgiques à la crise des abus sexuels sur les enfants, et, au cours des 12 dernières années, un Vatican qui méprise tout simplement les États-Unis.
François, qui n’a jamais envoyé de lettre aux évêques des États-Unis concernant la grave horreur de l’idéologie transgenre et de l’avortement jusqu’à la naissance, des choses qui se produisaient réellement (oui, il les a mentionnées ailleurs, mais jamais dans une lettre spécifique à la nation dont le gouvernement répandait la maladie dans le monde) – envoie maintenant une lettre sur les « déportations massives » qui n’ont pas lieu !
Ce vieil homme malade est soutenu (comme l’était Biden) comme une façade par une machine de propagande gauchiste. Ils veulent s’aliéner la grande majorité des fidèles pratiquants aux États-Unis, et Dieu sait ce qui se passera à la fin avec ce divorce des esprits entre le Vatican et les fidèles laïcs d’Amérique, qui en ont assez d ‘une hiérarchie hors-sol. Un Vatican hautement politisé et idéologique est un autre défi pour le futur pape, qui devra vivre avec les conséquences de ce pathétique pontificat d’échec.

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