Une dépêche de l’AFP nous apprend (ce devait être prévu de longue date, j’ai dû zapper) que
Le roi Charles III, en visite d’État mercredi et jeudi (22-23 octobre) au Vatican, va prier avec le pape Léon XIV lors d’un service œcuménique dans la chapelle Sixtine, une première depuis le schisme anglican il y a cinq siècles.
L’objet de la prière sera la protection de la création. Sous le sceau du dialogue œcuménique.
Léon XIV a-t-il vraiment l’intention de dialoguer, jusqu’à l’unité, avec une église dont le dernier exploit connu a été de nommer une infirmière comme « évêquesse » de Canterbery et « cheffe » de l’église anglicane, provoquant une défection massive de ses fidèles? (cf. La voie anglicane)
Décidément, ça ne s’arrange pas.
Pour une fois, le commentaire de Mgr Vigano, publié sur son compte X et repris par AMV, ne verse pas vraiment dans l’excès…
L’incontro tra il capo della chiesa sinodale e il capo della chiesa d’Inghilterra avrà come punto culminante una preghiera ecumenica per la cura del Creato nella Cappella Sistina, all’insegna della retorica ambientalista del “grido della terra” e della “conversione ecologica”.… pic.twitter.com/9gBObOg2h9
— Arcivescovo Carlo Maria Viganò (@CarloMVigano) October 21, 2025
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Mgr Carlo Maria Vigano
La rencontre entre le chef de l’Église synodale et le chef de l’Église d’Angleterre se terminera par une prière œcuménique pour la protection de la création dans la chapelle Sixtine, sous la bannière de la rhétorique écologiste du « cri de la terre » et de la « conversion écologique ».
Les deux autorités suprêmes de leurs « églises » respectives se reconnaissent toutes deux dans l’idéologie écologiste et néo-malthusienne du Forum économique mondial et de l’Agenda 2030, et c’est sur cette nouvelle religion que se fonde le dialogue entre synodes et anglicans.
Pour confirmer sa continuité avec l’œcuménisme conciliaire, Léon offrira à Charles un « siège » (avec la plaque « Ut unum sint » [ndt: voir note ci-dessous]) dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, déjà théâtre de la convocation de Vatican II et depuis lors temple de l’œcuménisme indifférentiste conciliaire et synodal.
La foi catholique est la grande absente, et ce n’est pas un hasard : il serait embarrassant pour Léon de rappeler les martyrs catholiques massacrés par le monarque polygame, à commencer par John Fisher et Thomas More.
Imaginez le pape Clément VII offrant un siège dans une basilique papale à Henri VIII…
Note
Ut unum sint (Qu’ils soient un) est une encyclique de Jean-Paul II publiée en 1995 dont le titre rappelle la prière de Jésus dans l’Évangile selon Jean (17:21-22). Ce texte traite des relations de l’Église catholique avec l’Église orthodoxe et les autres communautés chrétiennes. Il est devenu une des bases du dialogue œcuménique.
wikipedia

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