Léon XIV et le message stupéfiant à « La Repubblica »

24 Jan 2026 | Actualités

L’ennui, avec Léon XIV…c’est qu’il ne cesse de transmettre des signaux de signes opposés. A en donner le tournis.
D’un côté, il reçoit longuement en tête-à-tête le cardinal Zen, il rétablit la tradition du lavement des pieds à Saint-Jean-de-Latran pour le Jeudi saint, il envoie un message à la Marche annuelle pour la vie de Washington, ou bien, dans son message au corps diplomatique, il dénonce le fait qu’en Occident « les espaces pour une authentique liberté d’expression se réduisent de plus en plus », au nom d’un discours qui « dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent ».
Et il y aurait presque quotidiennement, de multiples exemples significatifs, et encourageants
.
De l’autre, il procède à des nominations pour le moins problématiques (j’ai renoncé à les citer, et même à les compter, il y aurait tous les jours matière à polémiquer), tant à la Curie que sur le terrain, dans les sièges diocésains, et il fait des clins d’oeil appuyés à des groupes ou à des institutions en opposition ouverte avec la doctrine catholique.
.
Bref, dans le souci apparent, et compréhensible de ne pas diviser l’Eglise, souci que Benoît XVI partageait – mais pas François, qui rêvait d’un schisme portant son nom – il ne cesse de dérouter ceux qui le suivent, que ce soit avec sympathie ou avec soupçon, guettant le moindre de ses (faux-)pas.

Dernier exemple en date de cette perpétuelle valse-hésitation, il a envoyé, pour saluer son 50ème anniversaire, un message au directeur du quotidien « La Repubblica », le journal de la gauche bobo fondé en 1976 par l’inénarrable Eugenio Scalfari, l’ami de cœur de Bergoglio et ennemi furieux du catholicisme et de la papauté… jusqu’en 2013. Un peu comme s’il écrivait à Libé, voire à Charlie Hebdo pour les féliciter de leur engagement en faveur de la liberté de choisir sa propre mort, l’euthanasie pour tous.

Doit-il à tout prix, fût-ce à celui de la vérité, poursuivre l’œuvre délétère de François avec son Eglise ouverte à « todos, todos, todos »?

Mais je laisse la parole à AM Valli:

Prevost et cet incroyable message à La Repubblica

J’avoue que lorsque j’ai lu, le 15 janvier, le message que Léon XIV a envoyé au directeur de « La Repubblica » pour commémorer l’anniversaire de la création du quotidien, fondé en janvier 1976 par Eugenio Scalfari, j’ai dû me frotter les yeux.

Rappelons le texte du texte du message :

« Votre journal est implanté dans de nombreuses villes, mais c’est à Rome, le diocèse du Pape, qu’il a son siège principal et un point d’observation privilégié sur les événements en Italie et dans le monde. .

.

Avec liberté, vous avez lu les pages de ces cinquante dernières années. Et raconté l’histoire de l’Église. C’est là le sens de la liberté de la presse qui, malgré la diversité des opinions, des points de vue et des cultures, doit toujours agir avec transparence, avec équité, et offrir cette possibilité de confrontation qui, lorsqu’elle n’est pas hostile, contribue au bien commun et à l’unité du genre humain.

.

Le dialogue dépasse ainsi le conflit et construit la paix. Je vous souhaite de toujours construire une communication libre et dialoguante, animée par la recherche de la vérité et sans préjugés.

.

Joyeux cinquantième anniversaire ».

J’imagine que Robert Prevost, Américain installé au Pérou, ne sait pas grand-chose, voire rien, de l’histoire de ce journal italien. Il est tout aussi facile d’imaginer que ce message a été rédigé par quelqu’un du Secrétariat d’État ou d’un service similaire.

Mais pourquoi fallait-il faire l’éloge d’un journal qui a toujours mené des combats anti-catholiques et anti-chrétiens ?

Pourquoi faire référence à une « communication libre et dialoguante » alors que ce journal a contribué de manière décisive à la destruction des racines chrétiennes de notre pays en partant de positions préjugées ?

Pourquoi parler de liberté alors que ce journal s’est toujours mis au service des instances les plus libertaires et radicales, offensant souvent les catholiques (il suffit de penser à l’avortement) ?

Et voulons-nous nous souvenir de la psychopandémie Covid ?

Je me souviens encore d’un titre de la « Repubblica » qui dépeignait ceux d’entre nous qui ne suivaient pas le discours officiel (les « anti-vaccins », comme on nous appelait) comme de pauvres ignorants :

« Le portrait-robot de l’anti-vaccin : diplôme de collège, chômeur et en situation de précarité logement. Les riches et les personnes instruites ne suivent pas les théories anti-vaccination. Vacciner, c’est réduire les inégalités ».

Oui, vraiment une belle information libre, indépendante, transparente, correcte et pensée pour le bien commun !

Et que dire de Scalfari et de ses interviews fantaisistes avec Bergoglio, une farce indécente pour l’information et pour le Vatican ?

Ce même Scalfari qui, avant même de fonder « Repubblica », vantait les mérites du divorce dans « l’Espresso » et ridiculisait régulièrement l’Église catholique ?

En 1983, j’ai obtenu mon diplôme en sciences politiques à l’Université catholique du Sacré-Cœur avec une thèse en théorie et technique de l’information qui analysait les modèles culturels dominants dans la « grande presse » à l’occasion des référendums sur le divorce et l’avortement.

C’est le professeur Angelo Narducci, ancien directeur de l’« Avvenire » (à l’époque où l’« Avvenire » était encore un journal catholique), qui m’a poussé à écrire cette thèse, et je me souviens que l’un des textes qui a le plus inspiré mon travail était un article d’Augusto Del Noce pour la revue « Prospettive nel mondo ».

Il analysait le nouveau dogmatisme laïciste, dont « Repubblica » est le fer de lance, et son titre en disait long : « Au nom de la laïcité, nous devrons aussi accepter l’euthanasie des personnes âgées ». L’article est daté de juin 1981. Ceux qui voulaient voir les choses en perspective étaient capables de le faire.

Eh bien, l’attitude de Del Noce, et de quelques autres comme lui, était la liberté, et non celle, au service de l’idéologie dominante, de « L’Espresso » et de « La Repubblica ».

Mais au Vatican, soit ils ont la mémoire courte, soit ils aiment jouer les idiots utiles. Ou peut-être les deux.

0 commentaires

Vous aimerez aussi

Quand Trump s’en prend aux « communistes » (Veneziani)

Une trumpade de plus, diront ses détracteurs. Et que Trump soit un anti-communiste "primaire" n'étonnera personne.Le 3 juillet dernier, à l'occasion des célébrations pour le 250ème anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis, Donald Trump a lancé, depuis le cadre...

L’archipel de la foi (Veneziani)

Lorsque l’unité d’un monde vole en éclats, il faut accepter l’idée que ses îles, ses fragments, forment comme un archipel. Il existe, certes, une île mère qui les gouverne, mais il faut accueillir les diversités au sein d’un archipel de la foi, entre des îles plus...

Share This