Il y a un dicton italien que j’aime bien: « a pensar male [degli altri] si fa peccato, ma spesso , ci si indovina ». Il est généralement attribué à Giulio Andreotti (1919-2013), figure majeure de la Démocratie chrétienne en Italie, et bête noire de la gauche italienne, mais il aurait été semble-t-il prononcé par Pie XI. Le dicton s’adapte assez bien à ce qu’on peut lire (comme une nouvelle neutre, après tout…) sur le portail espagnol Info Vaticana.

Le Vatican confie ses finances à un ancien PDG du groupe Rothschild
L’Institut pour les œuvres de religion (IOR), connu sous le nom de « banque du Vatican », a annoncé la nomination du financier luxembourgeois François Pauly au poste de nouveau président de son conseil de surveillance, en remplacement de Jean-Baptiste Douville de Franssu, une passation de pouvoir qui prendra effet fin avril.
Après un exposé du cv du banquier, le site espagnol conclut élégamment:
La nomination d’un dirigeant étroitement lié aux cercles de la haute banque privée — et en particulier à l’entourage des Rothschild — met en évidence le poids croissant des profils technocratiques dans la gestion économique du Saint-Siège.
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Dans un milieu où les décisions sont prises au sein de cercles restreints et hautement spécialisés, on peut se demander dans quelle mesure ces nominations répondent réellement à des critères d’ouverture ou de participation. Au moins au sein de la direction de la banque du Vatican, la « synodalité » tant invoquée ne semble pas encore avoir trouvé sa place. Lorsque le pouvoir, l’argent et la réputation internationale sont en jeu, ce sont toujours les critères classiques de gouvernance — hiérarchiques, sélectifs et technocratiques — qui s’imposent, très éloignés de la rhétorique synodale.
L’ensemble est à lire ici:

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