« Suivez l’argent » vaut aussi pour l’Eglise

31 Août 2026 | Actualités

L’argent, comme le disait El Papa, est peut-être le fumier du diable, mais, l’Eglise ne crache pas dessus (si je peux me permettre cette familiarité), pas plus que l’Argentin du reste, qui ne dédaignait pas de recevoir à Sainte Marthe, hors des canaux officiels, de riches « bienfaiteurs » qu’on ne pouvait soupçonner d’être des piliers de sacristie, mais qui ne venaient sûrement pas les mains vides lorsqu’ils quémandaient une photo.

Voici un échange très intéressant à ce sujet entre AM Valli, et l’un de ses (perspicaces) lecteurs. La piste de l’argent pourrait même expliquer l’élection d’un pape américain (évidemment, ce n’est pas une certitude, juste une hypothèse bien fondée).

« Suivre l’argent ». Une méthode qui s’applique aussi à l’Église

Je voudrais m’attarder sur une question souvent négligée, mais qui est peut-être la véritable cause d’une grande partie de la dégradation progressive de l’Église.

Comme le disait Giovanni Falcone [juge italien antimafia, assassiné en 1992, ndt]  à propos des enquêtes sur la mafia, suivre l’argent est toujours une bonne méthode et peut expliquer beaucoup de choses, y compris en ce qui concerne l’Église.

Sans remonter jusqu’à l’époque de l’IOR de Marcincus, et en restant sur des époques plus récentes, je me demande si, par exemple,le silence complice sur le synode allemand n’a pas été acheté pour quelques millions d’euros. Je me demande également si l’approbation pastorale du phénomène de Medjugorje ne repose pas sur les 90 millions d’euros annuels générés par le tourisme religieux. Enfin, je me demande sile célèbre jésuite « arc-en-ciel », le père James Martin, ne serait pas, par hasard, le collecteur de fonds de quelque « bienfaiteur » milliardaire.

Depuis les trente pièces d’argent, l’argent est le fumier du diable, mais dans les palais sacrés, on ne le dédaigne pas.

Mauro Mazzoldi

La méthode follow the money, « suivre l’argent », rendue célèbre par le film de 1976 « Les Hommes du président » sur le scandale du Watergate, est très utile pour expliquer de nombreux phénomènes au sein de l’Église.

L’élection même de l’Américain Robert Prevost peut (elle aussi) s’expliquer ainsi. Le pontificat de Bergoglio avait laissé les caisses du Vatican à sec, avec une dette impressionnante. Il fallait un pape capable de redonner confiance aux donateurs et surtout de redynamiser le poumon financier que constituent les États-Unis, historiquement la principale source de dons.

AM Valli

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