Nous en parlions la semaine dernière, et c’est le moment de lire ou relire l’article que j’avais publié: Rentrée scolaire… Les remèdes de Laurent Lafforgue.
Le classement fatidique (ce serait intéressant de savoir selon quelles modalités il est établi) vient enfin d’être rendu public et les médias, surtout de droite, se déchirent les vêtements, se livrant à ce qu’ils savent le mieux faire: le catastrophisme.
Inutile de se voiler la face: le niveau des élèves est en effet dramatiquement bas, suivant la pente déjà balisée par leurs parents (qui ont fait les frais des délires pédagogistes de la génération post-68, alors aux manettes),
Pas besoin de classement PISA, il suffit de voir le niveau effarant d’inculture du personnel politique issu de cette coûteuse « fabrique de crétins » (et pas uniquement de « crétins numériques ») pour s’en convaincre. Je ne citerai personne…
Mais le problème ne concerne pas que la France, il concerne presque toute l’Europe occidentale, à l’exception du Royaume-Uni, 8ème (alors que l’Asie truste les 5 premières places, Chine en tête, il est vrai que le niveau d’exigence est tout autre!), et il est très instructif de lire le détail du classement: www.franceinfo.fr/societe/education/classement-pisa
La France apparaît au 27ème rang sur 90 pays classés, dans le « ventre mou » du classement (la Russie ne figure évidemment pas), pas très loin derrière la Belgique (21ème) l’Allemagne (23ème), la Suède (25ème) mais devant l’Italie (28ème) le Danemark (31ème), l’Espagne (32ème) et la Norvège (36ème).
A noter que les Etats-Unis s’en sortent bien (13ème, il y a sûrement une explication qui dépasse la qualité de leur système scolaire) et qu’Israël, curieusement, n’émarge qu’à la 44ème place.
Enfin, l’excellence nordique, dont on nous rebat régulièrement les oreilles (parce que ces pays sont à la pointe dans l’enseignement de l’idéologie woke/gender?) ne serait qu’une légende urbaine – du moins si l’on de fie au classement.
Bref, le si redouté classement n’a pas de quoi renverser la table. Comme le dit le proverbe « quand je me vois, je me désole, mais quand je me compare, je me console » .

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