Priez pour moi; C’est l’injonction pressante du Pape à tous ceux qui l’approchent. Mais lors de la rencontre avec les jésuites africains rapportée par la Civiltà Cattolica la prière habituelle s’est faite encore plus intense… et troublante, ce d’autant plus à la veille du Synode où l’on se demande s’il n’est pas le jouet de « certains ». Les interrogations (étrangement négligées par tous les « observateurs ») d’Antonio Socci.


« Le Pape est tenté, il est très assiégé. Seule la prière de son peuple peut le libérer ». Ces paroles ont été prononcées par Bergoglio lors de la rencontre avec les Jésuites en Afrique, et elles sont rapportées par la « Civiltà Cattolica ». Elles ont eu un certain écho dans les médias. Mais peut-être que leur caractère dramatique n’a pas été saisi : cet homme essaie visiblement de nous dire quelque chose, même si c’est sans nous expliquer quoi. C’est une demande d’aide, peut-être même involontaire, qui lui a échappé. Assailli et tenté par quoi? Le libérer de quoi? Évidemment, j’imagine que les siens diront qu’il est assiégé par des opposants. Mais il s’est toujours moqué de ses opposants, disant que ce sont ‘trois pelés et un tondu’ (quatre chats), des épaves du passé et qu’il dort sur ses deux oreilles. Et puis ces mots forts (tenté, assiégé, libéré) expriment autre chose. J’ai envie de lui dire que nous l’assurons de notre prière de tout notre cœur. Pour qu’il agisse comme Pape, se rapproche de Benoît XVI et ramène l’Église à sa mission. Je crois que c’est aussi le but de la prière du 5 octobre à Rome.

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