Trump doit partir

30 Avr 2026 | Actualités

Le président de l’hyper puissance mondiale se comporte comme un vulgaire voyou, et c’est déjà inacceptable, mais en plus d’être un rustre qui fait honte à la partie saine de l’Amérique (en particulier celle qui a cru à ses promesses et a voté pour lui en 2024), il met en péril la paix du monde par le pouvoir redoutable que lui confère le « mythique bouton nucléaire ».

Marcello Veneziani demande rien de moins que sa destitution.

Mais ne rêvons pas, à moins d’évènement extraordinaire, cela risque de rester un vœu pieux. A moins de 3 ans de la fin de son mandat, on voit mal comment il serait possible de porter à son terme la procédure d’impeachment prévue par la constitution des Etats-Unis, sans doute complexe et bourrée de pare-feu.
il ne reste qu’à prier.

Retirez le sceptre à dieu Trump

Marcello Veneziani,

27 avril 2026

Le miracle de Donald Trump, c’est d’avoir mis tout le monde d’accord – droite et gauche, conservateurs et progressistes, catholiques et protestants, chrétiens et laïcs – pour le considérer comme dangereux et néfaste pour l’Amérique et pour le monde entier. Critiquer Trump (et Netanyahu) permet de marquer des points, et encore plus si l’on est attaqué par lui.
L’outrage au pape a été le dernier acte d’une escalade de folies, de menaces et d’agressions perpétrée en l’espace de quelques mois.


C’est le point culminant, ou plutôt le point le plus bas, atteint sur le plan symbolique ; tandis que sur le plan des menaces, l’avertissement selon lequel, en une seule nuit, il ferait disparaître à jamais une civilisation millénaire, reste peut-être la fanfaronnade la plus grossière. Tout comme la déclaration selon laquelle, pour lui, le droit international compte pour rien car ce qui compte, c’est uniquement sa conscience individuelle, ou plutôt son évaluation personnelle, est une autre perle de son abus de pouvoir.

Si l’on rassemble ces trois déclarations et qu’on les relie à ses comportements, à ses prétentions absurdes, comme celle concernant le Groenland, à ses attaques, du Venezuela à l’Iran, on n’arrive qu’à une seule conclusion : le principe qui inspire Trump est qu’il n’y a rien ni personne au-dessus de lui, et que ce qu’il pense est la pensée du monde, du vrai et du juste.

Ni une religion, ni une tradition, ni une civilisation, ni une norme ou un droit, ni même une confrontation, une relation avec les autres ; je suis le seul qui compte, pour employer le jargon d’un adolescent perturbé. Mais il est inutile de s’aventurer sur le terrain de la psychopathologie : ce qui compte, ce sont les choses qu’il dit et qu’il fait.

Comment le définir sur le plan politique ?

Autocrate, au sens littéral.

Nous avons l’habitude de considérer les autocrates comme des dictateurs et non comme des présidents d’une république, élus librement et démocratiquement, comme l’a été Trump. Nous pensons à Poutine, à Deng [Deng Xiaoping, 1904-1999], à Erdogan et à d’autres. Mais ces « autocrates » doivent composer avec des traditions et des structures de pouvoir préexistantes, de l’Église orthodoxe au Parti communiste, de l’islam à la tradition ancienne, plurielle et millénaire de leurs pays.

Trump, en revanche, subordonne tout à lui-même, comme dans cette image blasphématoire où il apparaît en thaumaturge et messie dans une lumière surnaturelle, tel le Christ-Roi, bien que dans le paradoxe ironique d’une icône pop : c’est lui la source de tout, tout descend de lui, le bien et le mal, le salut et la damnation. Un dieu à durée déterminée, à échéance programmée, d’une durée non renouvelable de deux ans et demi.

Le monde est soumis au Grand MOI, Donald.

Une image inquiétante, en direct, a été ce rituel parareligieux célébré dans le bureau ovale de la Maison Blanche [cf. Quand Trump joue les gourous] : tous autour de Trump, reliés comme lors d’une séance de spiritisme ou d’une messe à l’envers, et lui au centre, assis, comme une sorte de Médium Suprême, en confidence avec le Très-Haut, voire s’identifiant à Lui.

Pour éviter des solutions sinistres et plus drastiques, il ne reste plus qu’à espérer la destitution d’un individu aussi hors de contrôle, qui ne rend de comptes à rien ni à personne et détient un pouvoir unique au monde, y compris la fameuse mallette, le mythique bouton nucléaire.

On ne peut pas laisser le monde entre les mains d’un seul homme, qui plus est aussi déséquilibré ; on ne peut pas lui laisser des décisions aussi importantes aux répercussions et conséquences planétaires. Il doit y avoir un moyen de l’arrêter par une action coordonnée et concertée.

Et le fait que son seul véritable allié dans le monde, Benjamin Netanyahu, le tienne à sa merci pour des raisons apparemment mystérieuses, aggrave encore davantage sa position.

Le fait que Trump ait désormais dépassé le seuil de tolérance est confirmé par le fait que même MAGA et les mouvements chrétiens qui l’ont soutenu le pensent. Trump cause une série de dommages au monde, entre guerres, droits de douane, conséquences économiques des crises qu’il a provoquées, craintes généralisées, chaos ; et puis le discrédit de toutes les forces conservatrices, national-populistes, souverainistes à divers degrés et d’inspiration chrétienne. Avec le risque supplémentaire de rendre service à la Chappe et de décourager désormais tout outsider qui voudrait tenter d’échapper aux pouvoirs dominants. Trump risque de redonner du souffle même aux fanfaronnades les plus éculées du progressismece qui est confirmé, entre autres, par le fait que même Kamala Harris, battue sans gloire lors des dernières élections à la Maison Blanche, a relevé la tête. Et il en va de même pour la famille Obama…

Allez, renvoyez-le chez lui.


Et pour finir…. rions quand même avec cette vidéo (générée par l’IA), « The Trump Man Show »

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