A l’occasion de la ré-édition en italien de son ouvrage « Hypothèses sur Jésus » (1994), Vittorio Messori a accordé une interview à La Verità. Il s’exprime entre autre sur le pontificat actuel. Et compte tenu de la rareté de sa parole, de la modération (*) et de la réserve qu’il cultive, de son prestige personnel et de l’autorité que lui confère sa proximité avec Benoît XVI et Jean-Paul II, les quelques mots cités en extrait ci-dessous pèsent très, très lourd…

(*) Il est clairement dans la litote (ce que certains lui reprochent déjà), il faut donc lire entre les lignes lorsqu’il dit écarter la possibilité d’un schisme, ou utilise des termes comme « impression » et « semble« …


Les fidèles sont alarmés. Et Bergoglio lui-même craint (??) désormais le schisme

L’article est en accès payant. L’extrait ci-dessous est cité sur plusieurs blogs italiens, dont celui de Marco Tosatti.

Aujourd’hui, avec Bergoglio, on a l’impression qu’on veut mettre d’une certaine façon la main sur la doctrine. Le Pape est le gardien du depositum fidei. Après le Concile, les trois grands papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ont grandement modernisé l’esprit avec lequel lire et vivre l’Évangile, mais ils ne se sont jamais permis de toucher la doctrine.

Et le pape François?

L’impression est que Bergoglio touche à ce qu’un Pape devrait au contraire défendre. La doctrine telle qu’elle a été élaborée en 2000 ans de recherche est confiée au Pape pour qu’il puisse la défendre, pas la changer. Aujourd’hui, l’impression est que c’est exactement ce qui se passe, et cela alarme plus que tout les croyants. Bergoglio lui-même a récemment reconnu que certains méditent un schisme. Quelque chose dont il dit ne pas avoir peur.

Vous, quel est votre sentiment?

Certainement, le schisme ne se produira pas, mais il y a une forte anxiété parce que nous sommes devant le premier Pape qui semble souvent donner de l’Evangile une lecture qui ne suit pas la tradition.