Du 5 au 12 septembre prochain se tiendra à Budapest le congrès eucharistique international, et François a annoncé son intention de se rendre sur place. Selon Edward Pentin, qui rapporte l’information (l’article a été traduit en français sur le site Belgicatho) , il s’apprête à faire simultanément un affront sans précédent à la Hongrie et à son premier ministre Viktor Orban – qu’il a, il est vrai, toutes les raisons de détester, compte tenu de ses positions sur les thèmes « chauds » du pontificat: racines chrétiennes de l’Europe, immigration non contrôlée, famille, etc. – en renonçant à la visite de courtoisie (protocolaire) aux dirigeants du pays visité.

Il lui sera difficile d’échapper à la critique de ceux qui l’accuseront d’être moins regardant avec les dirigeants marxistes latino-américains… ou Joe Biden, qu’il s’apprêterait à recevoir.

Le projet de voyage du pape François en Hongrie suscite un malaise diplomatique. Bien qu’il ait été invité à effectuer une visite d’État, le pape a clairement indiqué qu’il ne participerait qu’au congrès eucharistique de Budapest et qu’il n’avait pas l’intention de se rendre dans le pays lui-même.

(Photo: Le pape François rencontre le président hongrois Janos Ader lors d’une audience au Palais apostolique le 14 février 2020)

Edward Pentin souligne par ailleurs:

« il est rare qu’un pape assiste à un congrès eucharistique international, et François sera le premier pontife romain à le faire en 20 ans ».

On peut s’interroger sur les raisons de cette décision… D’autant plus qu’en 2016, François avait établi une autre première (décidément!): celle du premier pape du post-concile qui ne va à un congrès eucharistique italien. A Gênes, en l’occurrence, où son absence avait suscité de vives critiques.
Voir à ce sujet, sur Benoit-et-moi:

Le Pape voudrait-il faire oublier son attitude d’alors – pour des raisons qui lui appartiennent?

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