On ne parle plus trop du covid en ce moment (on a d’autres chats à fouetter, et puis chez nous, en période électorale, c’était un sujet très « casse-gueule »), mais un peu quand même, comme une touche subliminale (les médias relayant ou dictant la parole des gouvernants) pour nous rappeler que la « menace » est toujours là. En réalité, entendons-nous, la menace, ce sont plus les restrictions/sanctions à venir qu’un virus devenu saisonnier et sans doute pas plus létal qu’une banale grippe, ne justifiant en tout cas pas l’arsenal répressif que nous avons subi pendant deux ans et qui continue à pendre au-dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès. Paolo Gulisano nous dit ce à quoi nous devons nous attendre.

Le Covid à venir apportera vaccins et masques.

Dr Paolo Gulisano
https://lanuovabq.it/it/il-covid-che-verra-portera-vaccino-e-mascherine
9 mai 2022

Les responsables de l’Organisation mondiale de la santé sont de plus en plus incertains et contradictoires : cela va des prophètes de malheur qui parlent de futurs variants plus pathogènes, à ceux qui se plaignent des ouvertures et de la circulation des personnes, en passant par la présence probable du Covid comme principal protagoniste des maladies respiratoires hivernales, évinçant le virus de la grippe, qui a pratiquement disparu ces deux dernières années. Mais tous sont d’accord sur un point : quand le Covid refera surface à l’automne, la mesure qui permettra d’y faire face sera le vaccin. Même si on n’en parle pas beaucoup maintenant, la quatrième dose viendra. Et Speranza nous obligera toujours à porter un masque.

Qu’en est-il du Covid au début de la belle saison et de la hausse des températures ? Les différentes courbes des cas détectés, des hospitalisations et des décès sont toutes en baisse, confirmant ce qui a été observé épidémiologiquement depuis le début, à savoir qu’il existe une saisonnalité du virus. La première année, en 2020, après deux mois très difficiles – mars et avril – le nombre de décès a fortement diminué en mai, pour atteindre une moyenne de six décès par jour pendant les trois mois d’été en Italie.

L’année suivante, cependant, les chiffres étaient beaucoup plus élevés, malgré le fait que des mois et des millions de personnes avaient été vaccinées. Nous sommes maintenant dans le troisième été de l’épidémie. Dans toutes les pandémies du passé, de l’Espagnole au Sars-Cov 1, il n’y avait jamais eu plus de deux ans de contagion. Toutes avaient disparu spontanément. Que va-t-il se passer à présent ? Aurons-nous à nouveau une baisse drastique comme en 2020 ? Et, surtout, le virus aura-t-il disparu à l’automne ?

Parce que le nombre de contagions et de décès décidera de notre liberté, arrachée à grand peine aux gouvernants comme une aimable concession. Y aura-t-il à nouveau des mesures de confinement, des masques omniprésents, des vaccinations et des laissez-passer ? La réponse n’est pas facile. Il est certain que le virus est destiné à passer d’épidémique à endémique. Les variantes qui apparaissent font que le Covid ressemble de plus en plus à ses cousins les coronavirus, capables de provoquer des rhumes, des pharyngites et, dans certains cas plus graves, chez les personnes âgées et fragiles, des bronchites et des pneumonies.

Le Covid ressemblera de plus en plus à la grippe, c’est-à-dire un virus très répandu, contagieux, mais dont le taux de létalité est similaire à celui de la grippe, qui est de 0,2 %. Un tel risque conduira-t-il et justifiera-t-il des mesures de liberté draconiennes ? La réponse sera différente dans chaque pays : il est difficile d’imaginer que la Grande-Bretagne imposera des mesures coercitives, après avoir été parmi les premiers à lever les restrictions, tandis que la France de Macron et l’Italie de Draghi continueront comme prévu à être les représentants les plus durs de l’idéologie du Security State : supprimer les libertés en échange d’une soi-disant protection de la sécurité. Certains ne se résignent pas pour l’instant aux concessions faites par leur propre exécutif : le ministre Speranza [ministre de la santé notoirement « intégriste »… et incompétent] lance un appel à l’utilisation continue de masques, même à l’extérieur. Les masques – selon leurs partisans – doivent devenir un « outil couramment utilisé ».

Ce qui devrait être le point de référence des politiques de santé, l’Organisation mondiale de la santé, est de plus en plus incertain et contradictoire. Dans l’attente des nouvelles directives sur le Covid, nous lisons des déclarations « en taches de léopard » de la part de certains responsables : cela va des prophètes de malheur qui parlent de variants futurs plus pathogènes, à ceux qui se plaignent des ouvertures et de la circulation des personnes, en passant par une présence probable du Covid dans les années à venir comme protagoniste des maladies respiratoires hivernales, évinçant le virus de la grippe, qui a pratiquement disparu ces deux dernières années. Mais tous s’accordent sur un point : lorsque le Covid refera surface à l’automne, la mesure à prendre pour y faire face sera le vaccin. Bien que l’on n’en parle pas beaucoup aujourd’hui, la quatrième dose arrivera.

L’OMS compte sur l’industrie pharmaceutique pour fournir un vaccin qui « couvre mieux le variant Omicron ». Un variant dont les données cliniques et épidémiologiques ne semblent pas justifier une vaccination ad hoc, mais l’industrie pharmaceutique fera certainement tout pour répondre à la demande de l’OMS. Mais si c’est le cas, ce qui est absolument souhaitable, c’est que ce soit sur une base volontaire et non obligatoire.

Il faut espérer que nous n’assisterons plus à l’hystérie vaccinale de ces derniers mois, avec chasse aux sorcières contre les non-vaccinés, et surtout sans recourir à l’instrument coercitif de la « certification verte », qui n’a servi à rien pour freiner la propagation des contagions. L’objectif de l’ « immunité de groupe » ayant complètement disparu (ce n’est pas un hasard si aucun virologue n’en parle plus), il n’y a plus besoin de mesures discriminatoires : le vaccin doit devenir ce qu’il est : un moyen de protection individuelle. Que ceux qui le jugent utile le fassent librement, tout comme le port d’un masque de protection seul dans une voiture ou sur un sentier de montagne, mais qu’il ne soit pas imposé par des sanctions.

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